Ils font les Jeux : Gilles Bourret, arbitre international handisport d'escrime

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Ces Valdoisiens qui font les Jeux 1/5.
Maître d'armes, Gilles Bourret sera l'un des arbitres des compétitions d'escrime en fauteuil qui se dérouleront au Grand Palais.

Maître d'armes au Cercle Sportif du Plessis-Bouchard, Gilles Bourret, 50 ans, est arbitre international handisport depuis 2002. Sa sélection pour les Jeux Paralympiques, au Grand Palais à Paris, est une fierté. Et le couronnement d'un long dévouement à l'escrime. «Ils se surpassaient en permanence malgré leur handicap et m’impressionnaient beaucoup.»

Valide, Gilles Bourret n’a jamais oublié les athlètes handicapés préparant les JO d’Atlanta qu’il a encadrés durant son service national. De retour au Cercle Sportif du Plessis-Bouchard, créé par son père en 1972, il l’a convaincu de créer une section escrime handisport. Maître d’armes, entraîneur, Gilles a découvert l’escrime à l’âge de 7 ans. « L’ambiance en escrime handisport est formidable. Je suis arbitre international handi fleuret et épée. »

Au sabre il est assesseur, «juge de fesses» comme on ironise chez les handi. « Les règles sont les mêmes que pour les valides au réglage des distances près. Les tireurs ont l’interdiction de lever les fesses de leur fauteuil », explique ce passionné de fleuret, viscéralement attaché au CS du Plessis-Bouchard. Pour y avoir arbitré des championnats du Monde en 2010, il sait qu’« arbitrer au Grand Palais est quelque chose d’exceptionnel.»

Gilles Bourret ne prétend pas à l’infaillibilité. « L’erreur est humaine. Accepter l’erreur c’est progresser, construire quelque chose d’utile à tous, et être reconnu comme arbitre avec pas d’appel vidéo ou très peu. » Il a d’abord pris pour un spam indésirable le mail lui confirmant sa sélection comme arbitre Paris 2024. Il en rit encore ! « Arbitrer aux JO Paris 2024 est une grande fierté, un aboutissement, la récompense de beaucoup de sacrifices.»

Le 31 août il entrera au village olympique pour n’en ressortir que le 8 septembre. En 2008, à Pékin, il était armurier de l’équipe de France paralympique. Cette fois peut-être arbitrera-t-il une finale. Stressé ? Même pas. « Provoquer l’arbitre fait partie du jeu des entraineurs. Il faut faire le vide autour de soi et se concentrer. Il ne peut pas y avoir deux gagnants. »

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Photos : ©CDVO/Neway Partners