En rendant hommage à Ravel, qui lui-même a salué Couperin et Debussy, ce jeune pianiste très prometteur s’inscrit dans une ronde qui n’a rien de macabre

Les grands compositeurs possèdent chacun leur personnalité et développent leur propre langage. Quelques mesures suffisent à l’auditeur pour distinguer ces identités singulières dont certaines, plus que d’autres, instaurent une proximité au-delà des siècles. Il arrive aussi que les artistes nourrissent ce type d’attachement et entretiennent entre eux, même à distance, une relation fondée sur l’émulation et l’hommage. C’est le sens du « tombeau », ce genre musical apparu dès la fin du Moyen-Âge à travers lequel un compositeur salue la mémoire d’un prédécesseur estimé en s’efforçant de lui offrir le meilleur de son art. Le musicologue Henry Prunières commanda en 1920 à dix compositeurs un Tombeau de Claude Debussy afin de rendre un « hommage international à la mémoire de Debussy [qui serait] un véritable « monument », comme ceux que les poètes de la Renaissance élevaient aux artistes qu’ils ont aimés ». C’est pour ce tombeau collectif que Paul Dukas composa sa fameuse Plainte, au loin, du Faune, avant de recevoir lui-même, plus tard, la dédicace d’Olivier Messiaen… C’est dans cet esprit que le jeune pianiste et chef d’orchestre Gabriel Durliat a imaginé un programme d’une touchante expressivité en forme de Tombeau de Ravel incluant deux de ses propres compositions inspirées par l’auteur du Boléro, qui lui-même rendit hommage à ses amis morts aux combats en 1917 en même temps qu’à la musique française dans son Tombeau de Couperin. L’histoire se prolonge et les artistes nous font profiter de leurs respects mutuels.

Comment venir

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Dates :

Le 16 mai 2027

Horaires : 15h30

Adresse : Abbaye de Royaumont
95270 ASNIèRES-SUR-OISE

Accès Sur réservation

Tous publics

Événement proposé par Fondation Royaumont

Site : https://www.royaumont.com/evenement/le-tombeau-de-ravel-gabriel-durliat/?date=16/05/2027T15:30