Je n’ai plus de nom (Mina’an in k’aaba)

Inspiré par sa rencontre avec le monde maya, Garth Knox explore les correspondances entre langues, poésie et musique, jouant sur les écarts entre les sons et les sens.

Inspiré par sa rencontre avec le monde maya et les sonorités de ses langues, Garth Knox propose une œuvre musicale qui explore les jeux de traduction et de transposition entre langues, poésie et musique.

Le point de départ de Mina’an in k’aaba – Je n’ai plus de nom est la poésie de l’autrice maya contemporaine Briceida Cuevas Cob, qu’elle écrit dans sa langue, le maya, et en espagnol. À l’instar de cette poésie bilingue, qui élabore les spécificités et les passages entre ces deux univers sonores et poétiques, Garth Knox cherche à transposer en musique ces poèmes, jouant sur les résonances et les écarts entre les sons et les sens. La traduction au français, réalisée par Valentina Vapnarsky à partir du maya, tissée d’échos entre langues, vient amplifier ces effets de correspondances et décalages.

L’œuvre est portée par un ensemble instrumental (flûte, trio à cordes et percussion), la voix enregistrée de Briceida Cuevas Cob, et celle de La Mana, récitante qui à la fois incarne la poétesse par ses paroles, et s’en émancipe, par son propre chant. La musique de Garth Knox, fine et inventive, tisse un univers poétique plein d’émotion, d’humour, avec quelques références aux musiques traditionnelles et aux musiques actuelles.

Mina’an in k’aaba – Je n’ai plus de nom se compose de huit poèmes qui évoquent, dans toute leur ambivalence, des moments de la vie d’une femme maya d’aujourd’hui. À partir de situations et d’objets du quotidien, ses poèmes nous éblouissent et nous secouent, révélant tant les sentiments les plus enfouis que la profondeur insoupçonnée des choses les plus simples. Entre poésie de l’intime et du social, les mots de Briceida Cuevas Cob invitent à découvrir comment les êtres et les objets de son village nous observent et interpellent, tout en nous renvoyant le reflet de ce que nous faisons aux autres.

De la lueur irradiant du ventre de la mère jusqu’aux pupilles noires du chien courbé sur le charbon brûlé, de la voix du puits jusqu’au nom desséché, mordu de bouche en bouche, du vent tourbillon de la virilité à la complainte du chien rudoyé, cette poésie parle aussi, avec allégorie et humour, du dépouillement, de l’humiliation et des tourments endurés par les femmes et le peuple maya.

Comment venir

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Dates :

Le 28 mars 2027

Horaires : 15h30

Adresse : 3 jard. de l’abbaye
Abbaye de Royaumont
95270 ASNIèRES-SUR-OISE

Tarif : Tarif B :
Plein : 25€
Réduit : 19€
Famille : 48€
Jeune : 10€

Accès Sur réservation

Tous publics

Événement proposé par Fondation Royaumont

Site : https://www.royaumont.com/evenement/je-nai-plus-de-nom/