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Actualité

Rencontre avec Florence Dufour

Publié le 07/11/2017
Docteur vétérinaire de formation, Florence Dufour a fondé l’EBI, Ecole de biologie industrielle, qui forme des ingénieurs. A titre professionnel comme personnel, elle admire le Japon. C’est un témoin privilégié pour le dossier consacré aux 30 ans de partenariat avec Osaka dans le magazine départemental de novembre-décembre.

Pourquoi l'EBI a-t-elle inscrit son développement au cœur de la Cosmetic Valley ?

J'ai eu le bonheur de fonder avec mon équipe l'EBI, dès 1992 à Cergy. L'objectif de l'EBI est de former des ingénieurs compétents dans les applications des sciences de la vie, qui travaillent ensuite dans les secteurs pharmaceutiques et cosmétiques et pour les industries de l'alimentaire et de l'environnement. Notre positionnement en Val d'Oise est idéal, à la croisée des sièges sociaux des grandes entreprises du domaine qui sont souvent dans le croissant ouest de l'Ile de France, et des trois arcs industriels de nos domaines : la cosmétique jusqu'à Tours, le pharmaceutique jusqu'au Havre en passant par Rouen, et l'alimentaire en direction de la Picardie et des Hauts de France. C'était donc un atout pour nous de faire en sorte que la Cosmetic Valley s'étende au Val d'Oise. Aussi, nous avons effectué les démarches pour intégrer ce pôle de compétitivité et été le premier adhérent du département. Le premier pas était fait, et la Cosmétic Valley a trouvé par la suite de nombreux adhérents industriels qui étaient pour la plupart des partenaires de l'EBI, et bien sûr les collectivités territoriales. C'est une évidence aujourd'hui que le Val d'Oise rassemble plusieurs acteurs incontournables du domaine, et l'école d'ingénieurs qui s'est imposée par son approche en 25 ans.

étudiants de l'EBI CDVO/ D. Copp

Quelle place le Japon tient-il dans vos partenariats étrangers ?

Nous avons eu soin d'ouvrir nos partenariats en fonction des demandes des étudiants, et du niveau de la recherche et du tissu industriel des zones considérées. Le Japon présente un fort intérêt au niveau des cosmétiques, des nutraceutiques (les compléments alimentaires à vocation santé), et de la recherche en sciences de la vie en général. C'est également un pays intéressant au plan du management par la qualité, et pour développer le sens du collectif et de la coopération entre les employés. Nous avons commencé avec Kumamoto et l'alimentaire, à la fin des années 90, et d'autres partenariats poussent peu à peu : université d'Osaka pour la recherche en biologie et la prévention santé, université de Fukuoka et université de Saga pour les cosmétiques et les compléments alimentaires. Il faut accumuler beaucoup de partenariats car chaque partenariat est sur un secteur précis. En effet, les Japonais ne croient pas qu'on puisse être généraliste et ciblent une de nos particularités dans chaque partenariat. Ils sont très enthousiastes, à la condition qu'on soit précis et fidèle, et que les partenariats soient soignés. Ainsi, un de nos professeurs a déjà été trois fois invité par les Japonais pour faire de la recherche en mécanique des fluides et des conférences en procédés bio industriels. Il était d'ailleurs à Sendaï 15 jours avant le tsunami qui a dévasté la région de Fukushima. Heureusement, ses collègues ont été épargnés dans ce drame.

Personnellement, quel regard portez-vous sur le Japon?

Juste avant de fonder l'EBI, je travaillais dans une joint-venture franco-japonaise et nous cuisinions japonais à la maison dès les années 80. C'était difficile de trouver les ingrédients. Il y avait moins de 5 restaurants à Paris. Il est évident que ces expériences ont développé ma compréhension du Japon et ont été déterminantes pour fonder ma façon de manager, et le style de l'EBI et de ses ingénieurs. Le Japon est un pays précis, facile à vivre dès lors qu'on arrive à se repérer, dont l'art de vivre est réel. La réunion dure le temps prévu. Les trains sont à l'heure. On trouve des mini-supérettes ouvertes à toute heure du jour et de la nuit. Le développement industriel est partenarial, en écosystème. Et surtout, il y a au Japon une aptitude à intégrer la force de la nature, et à toujours reprendre pied et rebâtir ce qui a été détruit. Pour la bretonne que je suis, cela me parle car nous aussi, nous savons ce qu'est une vraie tempête et nous nous en sortons par le travail et la rigueur. Grâce au programme Babel de l'EBI, j'ai pu faire du japonais pendant un an, ce qui facilite le contact, les conférences, et permet même de faire quelques pointes d'humour avec nos partenaires. A chaque fois que j'y vais, je me sens reposée et confiante pour mon école et les 770 jeunes que nous formons tous les ans. Au retour, je passe une dizaine de jours à dire "merci beaucoup" à chacun et dans la rue. Et puis... hélas, je finis toujours par retrouver mon côté francilien bourru ! Plus sérieusement, nos deux pays ont une culture rayonnante au niveau mondial, d'un raffinement extraordinaire. Nous nous fascinons mutuellement par notre art de vivre et notre aptitude à exister dans une culture spécifique qui résiste à la globalisation.

Plus globalement, quel est l'intérêt de la coopération entre le Val d'Oise et le Japon?

Bientôt 30 ans de jumelage entre le Val d'Oise et Osaka, et autour de ce point clé, de nombreux partenariats : Nagoya, Mie, Saga, Takamatsu... Cette fidélité et l'assemblage de notre délégation annuelle qui comprend des élus, des Florence Dufour et les élus du DépartementVoir l'image en grand CDVO/ D. Copp Florence Dufour a reçu les élus du Département, Marie-Christine Cavecchi, Virginie Tinland et Arnaud Bazin, lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'EBI en 2016.entreprises et des universitaires impressionne les Japonais et a développé notre attractivité. Il y a déjà plus de 70 entreprises implantées, ce qui fait que le Val d'Oise est le département le plus japonais de France. Je me souviens avoir visité trois fois Daito Kasei, et contribué avec le CEEVO à les décider de construire leur usine pour l'Europe à Frépillon, alors même que le parc d'activité était à l'état de projet. Certainement que la proximité de l'aéroport de Roissy, la qualité des infrastructures et le passé impressionniste de notre territoire sont un atout également pour nos partenaires. Du côté des Valdoisiens, nous apprenons au Japon les façons de respecter les écosystèmes industriels, de faire coopérer les PME en clusters, et bien sûr, nos entreprises trouvent le moyen d'exporter ou de co-développer leurs produits. Le fait de partir en groupe nous aide à trouver des pistes de développement pour chacun, et à nous encourager à oser proposer des idées aux Japonais.

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