• Site du CEEVO
  • Valdoise Tourisme
  • Site de la MDPH
  • Site du SDIS
  • Val d'Oise Technopole
  • Val d'Oise Habitat
  • Site du SEMAVO
  • Site d'Ecran Vo
  • Site du CDFAS
  • Site du CODERPA
  • Site des archives départementales
  • site du musée Archéologique
  • Site du musée de l'outil
  • Site de la Maison du Docteur Gachet
  • Site de l'abbaye de Maubuisson
  • Site du Château d'Auvers-sur-Oise
  • Site du Château de la Roche-Guyon
  • Site Valdoise MyBalade
  • Ile de Loisirs de cergy-Pontoise
  • RDV.valdoise.fr
  • REVODOC
  • Actions Educatives
  • Site ANPER
  • Site senior du Val d'Oise
  • Subenligne, la demande de subvention en ligne
  • site du CAUE
  • Site du CODES 95
  • Debitex Telecom
  • Maximilien
  • Site du Triangle de Gonesse
/
Actualité

Rencontre avec Maxime Renault

Publié le 01/09/2017
Passé par Centrale Paris et l’ESSEC, Maxime Renault a toujours conjugué son parcours d’excellence avec un engagement citoyen, à Frateli ou Entourage. Il a été lauréat du Prix de l’égalité des chances du Département et témoigne dans le dossier de votre magazine de septembre.

Quels sont les avantages du Prix de l’égalité des chances ?

Le soutien économique n’est pas négligeable ; il m’a permis de financer mes études et de me lancer plus sereinement dans l’aventure entrepreneuriale.

Par ailleurs, c’est valorisant ; c’est important pour nous permettre de prendre la parole ensuite pour l’égalité chances parce que ce dont on a besoin ce sont des exemples. Je reviens tous les ans dans mon lycée Edmond Rostand à Saint-Ouen-l’Aumône justement pour témoigner de mon parcours et pour montrer qu’on peut être ambitieux, venir d’Edmond Rostand et réussir des études supérieures prestigieuses et difficiles. J’essaie toujours de leur montrer que j’étais comme eux, pas plus favorisé ou privilégié qu’eux mais que j’ai réussi à tracer ma route et en fait cette notion d’exemple est hyper importante.

Comment développer cette initiative ? Remise pu Prix de l'égalité 2017 cdvo Le président Bazin et Armand Payet remettent les Prix de l'Egalité des chances 2017

J’ai beaucoup aimé le fait qu’Armand Payet [Conseiller départemental en charge de l’Egalité des chances] propose de créer un groupe avec tous les lauréats pour réfléchir à ces questions d’égalités des chances. On a pu formuler des propositions et donner ce retour d’expérience nous qui avons tous des parcours différents.

Des collégiens qui sont reçus à Sciences Po, est-ce une bonne initiative ?

C’est génial parce qu’en fait le plus gros problème c’est l’autocensure en plus de la censure. Moi, en terminale je visais le cursus des premières classes préparatoires : Louis Le Grand, Henri IV, Hoche, Saint-Louis, Charlemagne… Aux portes ouvertes de ces lycées-là, certains prenaient le dossier en disant : « désolé, tu as peut être 18 de moyenne, tu es premier de la classe mais d’un petit lycée du Val d’Oise » et ces dossiers ne sont pas regardés. C’est donc plus difficile d’accéder à certaines prépas. Il faut le savoir et avoir la volonté personnelle d’aller plus loin.Ne pas se dire que ce n’est pas la peine de tenter parce qu’ils ne veulent pas de moi.

Où avez-vous été accepté ?

J’ai été pris à Saint-Louis qui a cette volonté de favoriser la diversité. Ils ont notamment un accord avec le lycée Edmond Rostand qui garantit une place en internat si on est admis en prépa. Ce qui m’a permis d’étudier sereinement parce que l’autre difficulté quand on vient du Val d’Oise, c’est de faire 1 h30, 2 h de transport chaque jour si on n’a pas financièrement les moyens de rester à Paris.

Y a –t-il d’autres obstacles ?

L’information c’est le vrai problème en matière d’orientation. Quand j’étais encore au lycée, les conseillers d’orientation ne savaient rien des classes prépa. Les élèves ignoraient l’existence de filières d’excellence alors que mes amis avec qui j’étais plus tard à Centrale viennent pour la plupart de milieux relativement privilégiés d’un point de vue culturel et social ; ils ont tous des parents qui ont fait des études longues, tous des bac+5. Dans ces familles, les enfants savent déjà que ces filières existent. J’ai des amis qui sons polytechniciens de père en fils sur 3 générations. Pour eux c’est normal d’aller à Polytechnique. Il faut avoir un environnement propice aux études et les exemples, les rencontres, servent à apprendre qu’on peut y aller, ces filières existent, ces parcours existent.

L’ambition personnelle est-elle compatible avec le partage d’expérience ?

Ça va très bien ensemble. On a besoin d’être très ambitieux pour accéder à des filières prestigieuses ou à des parcours d’excellence. Cette ambition permet d’aller au-delà justement des censures qui existent. Quand j’arrivais avec mon dossier dans certaines classes préparatoires et qu’on me disait « ton lycée n’est pas au bon endroit, on ne regarde pas le dossier », ça m’a donné la force de prouver que d’où qu’on vienne on peut réussir et cette ambition qui a permis ça. Mais une fois qu’on est arrivé, on a envie de donner en retour parce que ce que l’on a fait on a envie de le partager et que les autres aient les clés pour arriver là aussi.

Comment le faites-vous au-delà de votre lycée d’origine ?

Je pense que le Prix de l’égalité des chances n’est pas que une récompense, c’est aussi d’une une responsabilité parce que si on veut vraiment promouvoir l’égalité des chances, il faut l’incarner, en donnant son exemple aux jeunes, aux collégiens, aux lycéens. Frateli

Je suis beaucoup investi dans des associations notamment l’association Frateli qui promeut l’égalité des chances et qui octroie un parrain ou une marraine à des lycéens qui sortent de milieux ruraux, de milieux modestes, pendant 6 ans pour les accompagner après le bac. Moi par exemple j’ai eu une marraine qui avait fait Centrale Paris et Sandford. Et ça permet d’avoir un référent, d’avoir quelqu’un avec qui on peut se projeter dans les études.

Le handicap d’origine n’est donc pas rédhibitoire ?

Non ; on se rend compte que c’est une force de venir de Rostand. C’est ce que je viens dire chaque année. En venant de milieu modeste, avec un parcours en REP (le nouveau nom des ZEP), on a rencontré des gens qui sont beaucoup plus divers socialement que ceux des milieux privilégiés tous semblables.

Ça donne une ouverture d’esprit qui fait la différence. Cette ouverture d’esprit est clé pour les études et ensuite pour le business ; ça permet d’être plus adaptable et je pense que ça donne aussi une motivation, une résilience qui est grande parce que d’une certaine manière tout n’est pas tout cuit dès le départ.

Dès le départ, aviez-vous envie de l’entreprenariat ?

J’ai voulu intégrer Centrale parce que c’était l’école qui me paraissait la plus généraliste et qui permettait d’accéder à ce qu’on voulait ; après la scolarité il y a autant d’entrepreneurs que de scientifiques, beaucoup de managers. A Centrale j’ai rencontré des entrepreneurs dans le cadre d’interventions, de témoignages, qui m’ont donné envie de me lancer. Ce que je voulais c’était changer les choses et d’avoir un impact dans la société.

Je me suis lancé sur une idée que j’avais eue quelques années plus tôt alors que j’étais en vacances dans un village dans le sud de la France à la recherche d’une boulangerie. Je m’étais dit qu’on utilisait internet pour faire un peu tout et n’importe quoi mais pas pour un des fleurons de la culture française qui est l’artisan boulanger.

Comment avez-vous concrétisé cette idée ?

Le projet a été lancée en parallèle de mes études à Centrale ; avec comme associés Mario et Hugo, aussi en écoles d’ingénieurs et engagés dans l’association Frateli. Tous les trois, on se rejoignait autour de ces valeurs communes qui sont l’égalité des chances.

Si on utilise bien les technologies on peut donner de la visibilité, donc du poids au secteur traditionnel. Et nous avons mis notre savoir-faire technique au service du leur. Nous avons dit aux boulangers : « on va vous donner une visibilité que vous n’avez pas jusqu'à présent, une vitrine numérique. » Et on a créé 30 000 pages de boulangeries, on a créé un mini site web pour chaque artisan en France et on a été voir les artisans en leur disant désormais vous pouvez communiquer gratuitement sur internet avec dubonpain.fr

Moi je crois beaucoup dans Internet comme étant un moyen permettant de rapprocher les gens. Les rapprocher des artisans, par exemple, mais aussi entre eux. J’ai participé à la création de l’application mobile Entourage qui veut rapprocher les citoyens des personnes de la rue. Durant mon stage à San Francisco, j’avais été choqué par leur nombre alors ceux qui ont un emploi sont tous dans la Tech, avec des gros salaires et les meilleures technologies. Entourage met en contact des gens, c’est le lien humain qui compte et la technologie seulement le support, mais c’est grâce à lui qu’on peut faire bouger un peu la société.

Comment êtes-vous passés de la boulangerie au traiteur, Dubonpain.fr à Monbanquet.fr ?

Comme notre guide était gratuit, nous avons testé différentes pistes, dont l’événementiel en boulangerie, pour trouver un modèle économique. Un jour de 2015, une amie qui organisait une conférence sur l’entreprenariat, nous demande de l’aide pour faire un buffet pour 300 personnes avec 300 euros ! On a sollicité les artisans boulangers qu’on connaissait, et on a réussi à faire un banquet pour 1 euro par personne avec des produits très simples mais bons. Des personnes présentes à l’événement les ont appréciés et ont passé commande à leur tour. La demande a précédé l’offre.

Il y a beaucoup de traiteurs pour les particuliers. Mais les entreprises ou les associations qui n’ont qu’un budget modeste étaient condamnées à la production industrielle. Nous avons réussi à élaborer une offre de qualité de service et de qualité de produits, faits par des artisans, pour un budget de 3 à 15 euros par personne.

Nous avons rencontré des investisseurs et pu lever 500 000 euros pour structurer l’entreprise et recruter. La société se développe. Après Paris nous sommes présents à Lyon.

monbanquet.fr

Ajouter un commentaire

Ajouter un commentaire
Les réactions sur le site étant modérées, votre message ne sera pas immédiatement publié : il est d'abord relu par nos équipes qui se réservent un droit de publication.

Votre commentaire ne doit pas excéder 500 caractères sinon il sera tronqué.
Nombre de caractères utilisés / 500

Captcha anti-spam
(Regénérer)

Restez connectés

Conseil départemental

2 avenue du parc
CS 20201 CERGY
95032 CERGY PONTOISE CEDEX

Venir nous voir


Accueil public : du lundi au vendredi, de 8h15 à 18h00
Téléphone : 01 34 25 30 30

Inscrivez-vous à notre newsletter

Restez connectés et suivez toute notre actualité et nos derniers événements grâce à notre newsletter mensuelle !

Les dernières infos sur @valdoise