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Actualité

Rencontre avec Isabelle Autissier

Publié le 27/02/2017
La navigatrice et écrivain a accepté de donner son nom au nouveau collège d’Herblay. Elle l’a inauguré avec le président Arnaud Bazin en janvier. A cette occasion, elle a accepté de répondre à quelques questions en complément de son portrait à retrouver dans votre magazine de mars-avril.

Comment vivez-vous le fait de donner votre nom à un collège ?

J’ai régulièrement été sollicitée et jusqu’à maintenant je refusais car il ne va pas de soi d’être ainsi mise en lumière ; c’est beaucoup de choses à la fois : flatteur par la reconnaissance apportée à un parcours de vie mais aussi c’est une forme de responsabilité envers les jeunes.

Isabelle Autissier s'adresse aux collégiensVoir l'image en grand CDVO/J-Y Lacôte

Qu’avez-vous dit aux collégiens qui vous entouraient pour l’inauguration ?

Je leur ai rappelé la chance qu’ils ont d’accéder à l’éducation. Ils n’en ont pas conscience et certains vivent la scolarité seulement comme une contrainte alors que c’est un privilège et qu’il y a tant de pays où les enfants en sont privés. Or l’éducation est fondamentale pour ouvrir les jeunes au monde, c’est-à-dire la capacité à le comprendre et à y agir.

Moi, j’ai eu la chance en plus, et je leur ai dit, d’avoir des parents qui m’ont ouvert à plein de choses, et notamment le bateau pendant les vacances ; en Bretagne. Ils m’ont donné le goût de découvrir, autrement dit la curiosité, et qu’est-ce-que la navigation sinon l’envie de savoir ce qu’il y a au-delà de la ligne d’horizon ? Ils m’ont encore donné la confiance pour entreprendre ces choses-là. Et ça aussi c’est un message fort que je voulais leur faire passer : ayez des rêves ou des ambitions et n’y renoncez pas ! Prenez la vie à pleins bras, à pleines dents ! Affronter les difficultés plutôt que se résigner prématurément. Moi je l’ai fait sur un bateau mais c’est valable dans tous les domaines.

Il y a quelques années que vous avez arrêté la course au large mais, malgré toutes vos autres activités, le premier qualificatif utilisé pour vous désigner reste celui de navigatrice

Mais toute ma vie a tourné et tourne autour de la mer. Mes études d’ingénieur agronome avec une spécialité halieutique suivies de plusieurs années d’activité de recherche et d’enseignement à l’Ecole maritime de La Rochelle, mes années de course bien sûr, mes expéditions comme celle avec Erik Orsenna sur les route du Sud ou du Nord [NDLR lire Salut au Grand Sud et Passer par le Nord], mes chroniques radio et mes livres.

A ce sujet, justement, comment en êtes-vous venue à l’écriture ?

Je n’y suis pas venue, l’écriture a toujours été mon moyen d’expression alors qu’avec un appareil photo ou une caméra ce que je fais ne me convient pas.

L’écriture sert à diffuser ses idées et à échanger avec les autres qui les reçoivent à leur manière. Le partage et la transmission sont deux valeurs que j’aime dans les livres. C’est pourquoi j’ai apprécié la sélection de mon dernier roman, Soudain, seuls, pour le Goncourt des lycéens.

Quel est le sujet de ce livre ?

Un couple de trentenaires, partis en bateau pour une année sabbatique, se retrouve isolé sur Tromless, une île inhospitalière des mers du Sud. Ils doivent se battre pour chaque chose, à commencer pour se nourrir. De leur détresse physique va naître une détresse morale. La montée des tensions et le quotidien âpre de la survie.

Vos héros sont particulièrement en difficulté car ils n’ont plus « les codes de la nature », comme vous dites. Au sein de divers organismes, vous appelez à une meilleure harmonie entre la nature et l’homme.

Nous sommes dans une situation inédite où une espèce, la nôtre, a pris tellement d’importance et de puissance qu’elle modifie la planète. Elle modifie même le climat. Et ces modifications sont dangereuses pour l’avenir de l’humanité. La destruction progressive de la biodiversité et le changement climatique sont des menaces énormes qui appellent des actions de même échelle. Il faut cesser d’être des prédateurs de la planète et souvent en la gaspillant. Les déchets posent des questions de gestion qui se transforment en problèmes de santé alors qu’on sait que l’or est dans les poubelles.

Vous présidez la branche française du WWF (Fonds Mondial pour la Nature France), êtes membre du Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) et de la nouvelle Agence française pour la biodiversité. L’évolution doit-elle venir des décisions / préconisations des grands organismes ou des citoyens ?

Des deux côtés évidemment. On a besoin d’experts et d’études pour inciter et aider les Etats à prendre les bonnes décisions. Et ça inclue le calendrier. Y penser avant que les problèmes ne surviennent ou ne deviennent insolubles. C’est le rôle des Etats. Mais ça ne peut pas marcher si les citoyens eux-mêmes ne changent pas de comportement.

Mais le citoyen, a sa petite échelle, que peut-il faire ?

Il y a des tas de choses à faire individuellement qui prennent un poids énorme quand on les regroupe et qui deviennent des solutions collectives. Deux exemples dans deux domaines cruciaux pour l’avenir : l’énergie et l’alimentation. Cet hiver nous avons eu une tension terrible sur l’énergie en France. Or il y a un gaspillage catastrophique. En fermant au lieu de mettre en veille ses appareils électriques on économise plus de 10 % de sa facture, un argument même pour ceux qui ne sentent pas concernés par la planète. A l’échelle de l’Europe c’est l’équivalent de la consommation d’un –petit - pays entier.

Rien ne justifie donc cette attitude absurde. On peut aussi changer de comportement par raison. Si on ne change, comment nourrira-t-on les 9 ou 10 milliards d’humains à venir ? Or pour produire 1 kilo de viande il faut 10 à 15 000 litres d’eau, quand il faut 600 litres pour 1 kilo de céréales. Il faut donc réduire au maximum la consommation de viande.

Etes-vous optimiste ?

La question n’est pas celle de la posture optimiste ou pessimiste, pas plus que de se dire « écolo » ou pas. Pour l’air, avec le CO2, pour l’eau, avec la pollution croissante des microparticules de plastique on est devant des défis majeurs. En plus, les déclarations de Trump ne sont pas rassurantes, par exemple, en termes de développement durable. Mais gémir sur son sort n’a jamais fait avancer personne. Plus personne n’ignore les difficultés. Alors, on y va franchement, le plus vite et le plus fort possible. Simplement parce qu’on n’a plus le choix.

J’observe d’ailleurs des signaux qui vont dans le bon sens. En 2015, par exemple, le supplément d’énergie dont la planète a eu besoin en raison de l’augmentation de la population et des activités, a été couvert essentiellement par des énergies renouvelables.

Des courbes s’inversent, des grandes entreprises mondiales ont intégré la problématique. Et surtout la COP 21 a été un succès. Qu’autant de pays signent une déclaration commune sur le changement climatique est une grande satisfaction pour tous ceux qui, comme moi, agissent pour laisser aux générations futures une planète bonne à vivre.

Isabelle Autissier entre les élus du DépartementVoir l'image en grand CDVO/J-Y Lacôte Isabelle Autissier entre les élus du Département, le président Arnaud Bazin et le vice-président Philippe Rouleau, maire d'Herblay

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