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Actualité

Pour l'égalité femmes-hommes

Publié le 06/03/2017
Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, rencontre inédite entre Michèle Berthy, vice-présidente du Conseil départemental et membre du Haut Conseil à l'Egalité entre les femmes et les hommes et Gilbert Glogowski, réalisateur. Ce dernier a réalisé, avec le soutien du Département, le court-métrage Je t’aime à la folie, une fiction forte qui dénonce les violences conjugales et leurs répercussions. Michèle Berthy l’avait découvert avec émotion le 25 novembre dernier, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Ils en parlent ensemble. C’est d’ailleurs l’objectif de l’auteur de cette œuvre poignante que de susciter le débat et d’alimenter la réflexion.

Quelle est l’histoire de Je t'aime à la folie ? Voir l'image en grand

Gilbert Glogowski : Je t’aime à la folie raconte l’après-midi de deux cousines, Julie et Sandrine, qui ont décidé de se retrouver en ville pour une journée de shopping un peu particulière. Si les deux jeunes femmes semblent heureuses de se revoir, l’ambiance est un peu pesante. Il faut dire que Julie porte au visage les traces d’un hématome sans équivoque... Initié il y a 3 ans, ce film engagé contre les violences conjugales est une coproduction franco-belge entre Euromovie (Fr/95) et Survive Films (B) soutenu par le Conseil départemental du Val d’Oise et l’A.C.J.E.91, association pour le contrôle judiciaire en Essonne.

Michèle Berthy : Je l’ai vu pour la première fois le 25 Novembre, Journée de la manifestation de la lutte contre les violences faites aux femmes. Ce court métrage m’a bouleversé. En particulier quand j’ai découvert le message que la cousine et la future épouse veulent transmettre à l’homme violent : c’est l’article 212 que l’officier d’état civil lit dans la célébration de mariage. Et dans ma fonction de maire je lis cet article. Quand j’ai vu que finalement l’épouse, malgré les coups, aime toujours son mari et qu’elle veut re-signer ce contrat d’engagement amoureux, l’émotion m’a submergée.

Qu'est-ce qui motive votre engagement personnel contre les violences faites aux femmes et pour la promotion de leurs droits ?

M. B. : J’ai eu la chance d’être élevée dans une famille qui était féministe sans le savoir. Les tâches ménagères étaient partagées. A l’époque c’était révolutionnaire. C’est comme ça que très jeune j’ai été féministe.

G. G. : Au contraire, j’ai été élevé dans une famille ou les violences familiales étaient très présentes, le sexisme également mais c’était générationnel. Le vrai déclic c’est quand moi-même j’ai eu des filles j’ai pris conscience de la fragilité des enfants j’ai pris conscience aussi de la toxicité potentielle d’un cercle familial et je me suis engagé ; dans les écoles dans un premier temps avec des associations telles que l’Enfant bleu; ensuite encore un peu plus avec le cinéma qui permet de toucher un plus grand nombre de familles. Plus vous vous engagez plus vous prenez conscience de la problématique. Elle fait écho à mon enfance certes mais en découvrant les chiffres en tant que citoyen je ne pouvais pas laisser faire ça, je ne pouvais pas continuer à ne pas en parler.

Comment le Département agit-il contre les violences ?

M. B. : Nous avons mis en place, dès 2011, le dispositif « Téléphone Grave Danger ». Ce dispositif a fait ses preuves, et plus de 30 téléphones d’urgence ont été attribués, permettant ainsi de sauver des vies.Nous avons été un département pilote et quand la loi de 2014 est sortie, le Val d’Oise n’a rien eu à mettre en place parce que ça l’était déjà et j’en suis fière.Nos agents des services sociaux, en contact direct avec la population, sont spécifiquement formés au repérage des femmes victimes de violence et à leur prise en charge. Nous co-finançons six postes d’intervenants sociaux en commissariat pour assister et accompagner les victimes. Nous adaptons en permanence et augmentons nos actions. C’est ainsi que cette année nous réaliserons un guide sur l’exposition des enfants aux violences conjugales, la sensibilisation des directeurs d’EPHAD, ainsi qu’une sensibilisation sur les mutilations sexuelles féminines et les violences faites aux femmes handicapées.

Et pour la promotion de l’égalité ?

M. B. : Nous avons adopté, à l’unanimité, deux plans d’actions départementaux de promotion de l’égalité femmes-hommes, en 2013 puis en 2016. La lutte contre les violences en est un axe fort mais nous y ouvrons aussi d’autres directions indispensables : le développement de la libre orientation et de la mixité des métiers; les politiques de ressources humaines ; la visibilité et la lisibilité de l’engagement de notre collectivité. Quand on sait que Les femmes représentent 20 % des personnalités invitées à la télévision généraliste, 19 % à la télévision d’information en continu, et 17 % à la radio, on mesure le chemin encore à parcourir pour la visibilité. Nos orientations donnent lieu à des actions très concrètes, par exemple les partenariats avec des associations comme « Elles bougent » qui valorise des filières d’ingénieurs auprès des collégiennes ; il y a des dizaines d’ateliers dans les collèges où nous avons ajouté cette année la prévention du cybersexisme.

G. G. : Sensibilisation et visibilité sont deux mots-clés sur ces sujets. L’hématome sur le visage de l’héroïne de mon court-métrage est ignoré par sa mère ; ce déni est à l’image de celui de la société qu’on pourrait aussi illustrer par les difficultés de financement de tels projets. Il est évident qu’un enfant né dans un contexte familial toxique n’a pas d’autre référence ; pour lui c’est normal. Il faut l’amener à évoluer par un gros travail de communication ; il y a les lois mais il faut aussi une démarche pédagogique, en particulier à travers tous les niveaux scolaires, écoles, collèges, lycées. Vos ateliers dans les collèges sont donc importants.

Michèle Berthy et Gilbert GlogowskiVoir l'image en grand cdvo Neway Partners Michèle Berthy et Gilbert Glogowski ont été accueillis par Michel Enten, le directeur de l'Eden, le cinéma de Montmorency

Quel est la plus efficace, la fiction ou la loi ?

G. G. : Les deux à la fois ; c’est primordial. Mais pour moi, la forme fiction permet de s’identifier davantage et puis j’écris des scénarios je développe des projets de long métrage depuis quelques années. Le domaine de la sociologie n’est pas pour l’instant mon domaine, je pense qu’en entrant dans les foyers avec un programme de divertissement on peut aussi sensibiliser. La fiction est un support de dialogue, d’échanges. Il y a comme projet de le diffuser auprès de tous les agents sociaux et médicaux. Pour les travailleurs ça apporte un support technique. Mais il est accepté comme œuvre cinématographique d’auteur.

Chacun d’entre nous doit œuvrer à sensibiliser son entourage. Il n’y a pas d’âge pour cela. Pour exemple, La Compagnie du Sans Souci intervient auprès d’enfants de 5 à 7 ans dans les écoles avec un spectacle « A l’écoute de Julien », primé Grande Cause Nationale en 1997.

Mais les lois doivent suivre. Elles doivent protéger les femmes de l’emprise de .certains hommes, protéger les enfants victimes de brutalité.

M. B. : Bien sûr qu’il faut utiliser tous les moyens. Le plus important est de parler de ce sujet-là. A la télévision, il y a bien des reportages mais qui passent l’été à l’heure où personne ne regarde. La fiction, des longs et courts métrages, c’est un autre moyen. Mais au bout il faut des lois car sans loi chacun fait ce qu’il veut ; et il faut une loi contre les violences faites aux femmes.

A l'instar de la couverture de votre roman L'amour arraché, les femmes

sont douloureuses dans vos œuvres. Quelles épreuves traverse cette fois l'héroïne de votre long métrage en développement, L’impact ?

G. G. : La femme, héroïne romanesque aux multiples pouvoirs, n’est pas un thème nouveau en littérature. J’aime cette idée de « force fragile ». C’est aussi la réalité des choses : la femme et l’enfant en général sont une cible idéale pour certains prédateurs. Mon premier long métrage L’impact est en cours d’écriture : il racontera le combat d’une femme qui tente de protéger sa fille de l’aliénation parentale. Nous recherchons avec mon producteur belge une coproduction française pour porter le projet. C’est un projet fort, inspiré de plusieurs faits réels, qui va dénoncer les absurdités du système judiciaire dans les affaires de famille et les conséquences dramatiques qu’elles peuvent avoir sur les enfants.

Que pensez-vous du 8 mars, Journée internationale des droits des femmes ?

G. G. : Avec le 25 Novembre, Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, ce sont deux journées qui permettent d’exposer intensément les problématiques liées aux droits des femmes. Maintenant, il ne faudrait pas que la réflexion sur ces sujets cruciaux se limite à deux journées !

M. B. : Cette journée devrait exister 365 jours par an, mais au moins le 8 mars on parle des droits des femmes. Et maintenant on en parle deux fois par an, le 8 mars et le 25 novembre. Mais ce n’est pas suffisant. Il faudrait multiplier les évènements de ce genre pour attirer l’attention

Les droits des femmes manquent-ils de visibilité ?

G. G. : Une société qui recule sur les droits des femmes est une société clairement en déclin. Le sexisme est un acte discriminatoire inacceptable aujourd’hui en Europe. Et les signaux envoyés ces derniers temps sont nauséabonds, d’où qu’ils viennent. Les droits des femmes devraient être une priorité absolue.

Les pouvoirs publics se mobilisent un peu plus chaque année, les plans s’enchaînent, les lois évoluent, les associations travaillent dur et les initiatives se multiplient. Pourtant c’est un échec dans le domaine des violences : 120 femmes ont encore trouvé la mort en 2016 sous les coups de leur conjoint. Ces sont pratiquement les mêmes chiffres qu’en 2015. Cela signifie que tout reste à faire.

M. B. : Oui, c’est terrible. Une femme meurt tous les 2 jours et demi sous les coups de son conjoint je pense que ce chiffre-là est passé dans les mentalités non ?

Mais il ne faut jamais baisser les bras. Il faut mettre nos dispositifs encore plus en valeur et je suis très fière d’être une élue du Département où nos services sont très investis. Et je porte la parole du Département dans des structures nationales. Je suis membre du HCE, le Haut Conseil à l’Egalité entre les femmes et les hommes, une instance placée auprès du Premier ministre. Dans les missions de luttes contre les violences faites aux femmes nous somme 80% de femmes ! Je suis aussi au bureau de l’Observatoire National de l’Enfance en Danger (ONED) et à la commission Egalités de l’Assemblée des Départements de France (ADF). Toutes les tribunes sont bonnes pour intervenir en faveur des droits des femmes et des enfants.

Mais pour que cette démarche vive, qu’elle se diffuse auprès de tous nos concitoyens, elle doit dépasser ces cercles institutionnels et toucher les femmes et les hommes qui en sont les plus éloignés.

Pour voir le film : http://www.jtmalafolie.com/VOD/ - Mot de passe : JTMALAFOLIE2016

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Formulaire Internet : http://www.jtmalafolie.com/projo-debat/

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