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Frépillon, ZAC des Epineaux

Une fouille archéologique a été menée à la ZAC des Epineaux du 1er mars au 21 juin 2016 par le Service départemental d’archéologie du Val-d’Oise (SDAVO).Elle a permis de découvrir un site gaulois.

Une fois la fouille achevée, une autre étape débute pour les archéologues : la post-fouille. Il s’agit d’étudier et d’analyser les découvertes effectuées sur le terrain.
A terme, un rapport final d’opération présentera l’ensemble des résultats d’ici l’été 2018. Dans l’attente, voici le bilan préliminaire de ces recherches archéologiques.

Vue aérienne du chantier archéologiqueVoir l'image en grand Gendarmerie nationale Vue aérienne du chantier archéologique
Les diagnostics archéologiques

Le projet de création d’une zone d’activité concertée (ZAC) de 45 hectares au Lieu-dit les Epineaux à Frépillon, mené par la Communauté d’agglomération du Val Parisis, a permis la réalisation de trois diagnostics archéologiques en 2014.

Conduits par le Service départemental d’archéologie du Val-d’Oise, ils visaient à vérifier la présence éventuelle de vestiges renseignant l’histoire et l’archéologie de la commune.

Des vestiges gaulois, gallo-romains et médiévaux

Ces opérations ont livré d’importants vestiges archéologiques qui ont conduit le Service régional d’archéologie (DRAC Ile-de-France) à prescrire deux fouilles préventives :

  • la première a été menée par la société privée Evéha qui a exploré en 2015 un site gallo-romain et médiéval.
  • la seconde, conduite par le SDAVO en 2016, a permis de confirmer la présence d’une importante occupation gauloise.

Ces découvertes éclairent d’un jour nouveau l’histoire de Frépillon.

Zoom sur les vestiges gallo-romains

Une ferme antique, d’abord formée de bâtiments probablement en bois (mais déjà dotés d'une cave maçonnée), est complétée dès le IIe s. de plusieurs constructions de pierre entourées d'un fossé.

Zoom sur les vestiges médiévaux Frépillon, diagnostic 2014Voir l'image en grand SDAVO Un four du Haut Moyen Âge

De l'époque mérovingienne, seuls quelques "fonds de cabane" nous sont parvenus. Du IXe au XIe s. se développe un ensemble autour d'un vaste fossé ovalaire, délimitant peut-être un habitat seigneurial. S'établissent ainsi de multiples activités dont des silos pour le grain, des fours culinaires mais aussi deux zones funéraires où furent déposées, parfois en sarcophages, les dépouilles des habitants.

La fouille du site gaulois
Vue aérienne de la fouille archéologiqueVoir l'image en grand Gendarmerie nationale Vue aérienne de la fouille archéologique

La fouille, menée sur une surface de 2 hectares, a été conduite en 2016 par une équipe de 6 archéologues du SDAVO.

A l’issue du décapage, qui consiste à ôter la terre végétale à la pelle mécanique pour atteindre les niveaux archéologiques, près de 900 structures datant du début du second âge du Fer (IVe – IIe s. av. J.-C.) – ou période gauloise – ont été identifiées. Cette opération présente ainsi un caractère exceptionnel en terme de densité d’occupation !

Des vestiges de la Préhistoire à l’époque contemporaine

Plusieurs vestiges d’autres époques ont été révélés :

  • le Néolithique (5 500- 2 200 av. J.-C.) s’illustre par des fosses profondes et très étroites, probablement destinées à piéger les animaux sauvages. L’une d’entre-elles a livré le fragment d’une patte découpée d’un aurochs, ancêtre disparu des bovidés. Cette découverte, associée à de nombreux outils en silex taillés, atteste de la proximité d’un habitat néolithique.

  • des traces d’occupations modernes et contemporaines (XVIIe – XIXe s.) en lien avec les cultures maraîchères (asperge, arbres fruitiers et vigne).
Le hameau gaulois

Concernant l’occupation gauloise, les résultats préliminaires font état d’un vaste ensemble rural présentant différents éléments :

L' enclos en cours de fouilleVoir l'image en grand SDAVO L' enclos en cours de fouille
  • de nombreux bâtiments construits en matériaux périssables (poteaux de bois, murs en torchis et toit de chaume),

  • des silos à grains souterrains,

  • des fosses aux fonctions variées,

  • un enclos entouré d’une palissade, siège d’une vraisemblable petite autorité locale.

L’accès à ce hameau était vraisemblablement matérialisé par deux fossés en « L » inversé. L’ensemble était constitué de bâtisses et de structures liées aux travaux agro-pastoraux.

Deux phases d’occupation gauloise

Les premières observations portées sur le mobilier archéologique datent la majeure partie du site de la seconde moitié du IVe s. av. J.-C. au début du IIe s. av. J.-C., soit environ 6 générations.

Trois silos et de grands fossés parcellaires, qui délimitent de nouveaux espaces de cultures, remontent en revanche à la fin de la période gauloise (fin du IIe s. av. J.-C. - début du Ier s. av. J.-C.), soit une cinquantaine d’années avant la conquête de la Gaule par César.

Cette seconde phase d’occupation est marquée par des manifestations propres aux Gaulois du nord du Bassin parisien : la tenue d’un vaste banquet ainsi que la déposition de deux jeunes enfants au sein d’un silo. Ces derniers, au regard de l’état sanitaire de leurs ossements, seraient visiblement morts de maladies infectieuses dont la souche reste à déterminer.

Un reflet de la vie quotidienne

Le grand nombre de mobilier recueilli révèle la vie quotidienne des Gaulois vivants il y a plus de 2000 ans.

La céramique : elle nous renseigne sur les pratiques culinaires, les manières de la table ou encore les activités spécifiques des productions de subsistance.

Une fibule gauloise SDAVO Une fibule gauloise

Les restes d’ossements d’animaux : très nombreux, ils apportent des informations sur les espèces les plus consommées. Cochon, mouton et, dans une moindre mesure, le bœuf, sont privilégiés à Frépillon. Quelques animaux sauvages constituent également un apport alimentaire ou utilitaire (fourrure), à l’image du cerf, du lièvre mais également du chat sauvage !

Les outils : de nombreux outils en grès, tels des fragments de meules pour moudre des céréales ou des plantes tinctoriales, ont été recueillis.

Les parures : quelques objets, tels que des perles en verre ou de rares fibules en bronze, permettent d’appréhender certaines distinctions sociales.

Les sédiments : des éléments carbonisés, tamisés à l’eau, ont permis d’identifier des graines de blé et d’orge, des fragments de branches de bois ainsi qu’un trognon de pomme sauvage !

Plus d’infos à suivre !

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