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Chiffres clés

26 000 étudiants dans le pôle universitaire de Cergy Pointoise.

160 000 emplois et 60 000 habitants dans Roissy-Pôle avec le Grand Paris.

23.5 milliards d'euros pour la réalisation du métro automatique Grand Paris Express.

4.5 milliards d'euros pour les projets fluviaux entre la Seine et le nord de l'Europe.

Grand Paris:toujours plus proche

« Pôle d’attraction mondial et porte d’entrée continentale », le Grand Paris contient des perspectives de développement ini nies. En 2012, les Valdoisiens en apprécieront les premières réalisations.

Même si le projet était déjà annoncé par un discours du président de la République, Nicolas Sarkozy, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, la loi qui a mis en chantier le Grand Paris ne date que de juin 2010. Et 2012 va déjà en voir les premiers effets. Pourtant, il s’agissait de mobiliser des moyens financiers considérables, de transcender les frontières administratives, de faire travailler ensemble des entreprises, des élus, des associations, des citoyens, aux cultures différentes. Mais les acteurs ont souvent su ignorer leurs divergences au profit des territoires et de leurs populations.

Dans l’est, une collaboration exemplaire. C’est particulièrement vrai dans l’est du Val d’Oise où la conjonction des volontés a abouti à la signature, le 26 janvier, de la convention préfigurant le contrat de développement territorial (CDT) Val de France Gonesse. « Le plus important,
considère Michel Aumas, maire d’Arnouville et vice-président de la communauté d’agglomération Val de France est que ces projets sont portés unanimement par tous les élus du territoire, quelle que soit leur couleur politique. Ce n’est pas toujours le cas concernant le Grand Paris. Point positif supplémentaire, cette mobilisation est soutenue activement par le conseil général du Val d’Oise et l’État qui ont pris conscience que ce secteur était défavorisé et qu’il fallait le dynamiser et améliorer son image. » Au rythme où vont les choses, le résultat ne fait aucun doute. Les nouvelles
infrastructures de transport s’y multiplient : mise en service du tramway T5 en fin d’année, métro automatique Grand Paris Express avec une gare dans le Triangle de Gonesse, Barreau ferré de Gonesse, avenue du Parisis… Tout cela est indispensable pour accompagner des projets économiques et culturels d’envergure comme le Dôme, une salle de 20 000 places pour le sport et les spectacles, ou Europa City qui, précise Christophe Dalstein, directeur du projet, « a pour ambition d’être un des piliers du Grand Paris et un véritable poumon d’activités dans le nord-est
francilien. C’est un projet de développement unique au monde dans la mixité de fonctions associant une offre culturelle, commerciale, touristique et ludique qui comprendra : 500 magasins, des parcs de loisirs (thématique, aquatique, à neige…), 50 000 mètres carrés d’espaces culturels (un lieu d’expositions de niveau mondial, deux salles de spectacle, un chapiteau de cirque, un centre culturel…), une dizaine d’hôtels, des restaurants, etc. »

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Le T2, trait d'union entre La Défense et Bezons favorise l'installation d'entreprises internationales en Val d'Oise

 

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La matière grise accumulée dans des domaines de pointe par les grandes écoles et l'université constitue un atout indéniable du Val d'Oise.

De l’avion au tramway. Les communes voisines de Val de France/Gonesse ne sont pas en reste, engagées elles-mêmes vers d’autres CDT. Autour de Roissy, par où transitent 60 millions de voyageurs chaque année, c’est très logiquement le thème des échanges internationaux qui suscite des projets comme l’emblématique International Trade Center capable d’accueillir 6 000 personnes pour des congrès. Ce complexe représente 2 500 emplois directs à lui seul. L’autre aéroport, celui du Bourget, attire les projets de la filière aéronautique, dans un CDT qui implique la ville de Bonneuil-en-France. D’ici deux ans, sur un site de Bonneuil/Dugny, Eurocopter, le premier hélicoptériste mondial, amène plus de 1 000 employés. Dans le même temps, EADS doit installer une partie de son département Innovation Works sur le site. Ces arrivées s’inscrivent dans la dynamique du pôle de compétitivité Astech Paris région, pour la filière aéronautique. Gérard Laruelle, directeur général du pôle, rappelle l’avantage de l’implantation valdoisienne : « Ce département compte beaucoup d’entreprises spécialisées de haut niveau et des établissements d’enseignement supérieur qui forment des jeunes aux profils très intéressants pour notre activité. Je pense en particulier aux écoles d’ingénieurs EPMI et de commerce ESSEC basées à Cergy. Concevoir des produits innovants, c’est bien. Mais encore faut-il arriver à les vendre. Le Val d’Oise met à notre disposition les ressources humaines dont nous avons besoin pour créer et commercialiser. »Le réseau des transports constitue un autre critère d’appréciation majeur des entreprises, en particulier celles de taille importante, pour leur implantation. Au sud du département, le secteur Bezons Argenteuil témoigne déjà des effets des nouvelles infrastructures de transport. « Le Val d’Oise, indique Jason Lockyer, directeur d’HRO France, groupe d’immobilier d’entreprises, est géographiquement proche de Paris et pourtant il apparaît lointain aux “Parisiens” – un a priori contre lequel nous avons travaillé pour promouvoir Bezons. Avec l’arrivée du siège mondial d’Atos (plus de 5 000 personnes) ainsi que EMC², Léon Grosse et Sophos à Bezons, nous avons prouvé l’attractivité du secteur. » HRO a réalisé le premier immeuble de
bureaux en France à recevoir la triple certii cation « HQE Construction », « THPE » et « HQE Exploitation ». À Bezons, aux 64 000 m² de bureaux construits et déjà occupés à River Ouest, HRO ajoute un nouveau programme de 135  000 m².

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Les projets concernant l'Oise et la Seine vont insuffler une dynamique économique supplémentaire au Val d'Oise tout en limitant la pollution atmosphérique et l'effet de serre.

Accès vers la mer et l’Europe du Nord. Si le tramway est la « locomotive » du développement dans ce secteur, à l’ouest, du côté de Cergy, ce sont les voies navigables, la Seine et de l’Oise – la Confluence – qui joueront un rôle majeur autour du port d’Achères, premier pôle de logistique fluviale du Grand Paris. Antoine Rufenacht, commissaire au développement de la vallée de la Seine est assuré que « de nombreuses filières économiques du Val d’Oise, des Yvelines et plus généralement de l’axe Seine profiteront de cette revitalisation portuaire et logistique. Cellesdéjà existantes : l’automobile, l’aéronautique, la
chimie, le bâtiment et les travaux publics… Et celles en devenir comme les éco-activités. » L’avantage du secteur s’amplifie avec les projets sur l’Oise.Jean-Baptiste Maillard directeur interrégional du Bassin de la Seine, Voies navigables de France, les présente : « VNF réalise deux projets majeurs pour le Val d’Oise qui vont développer les relations économiques avec le nord de l’Europe : un nouveau canal, le canal Seine-Nord Europe sera creusé sur 106 km, vers le nord, à partir de Compiègne et MAGEO, la mise au gabarit européen de l’Oise au sud de Compiègne, sur 37 km. Ce sont des projets qui verront le jour en 2017. Le cœur de ce nouvel axe est le développement durable. Il permettra le passage de convois de bateaux fluviaux transportant chacun l’équivalent de 220 camions ou 110 wagons sans les nuisances : le transport fluvial génère quatre fois moins de CO2 que le transport routier. Il s’articulera avec celui-ci et le rail dans les plateformes multimodales. Celle de Bruyères-sur-Oise sera un maillon déterminant de la réussite de ce projet. Le Val d’Oise, situé à l’intersection de ce nouvel axe avec la Seine, a une position privilégiée dont il doit bénéficier économiquement et socialement, avec la création d’emplois, mais aussi sur le plan environnemental. » En outre, la création d’une ligne TGV vers la Normandie, avec une gare à Achères, offrira de nouvelles connexions et soulagera la circulation régionale des RER. Au-delà des projets pris séparément, c’est leur conjonction qui donne une puissance de développement incomparable au Grand Paris. Les Valdoisiens le constatent chaque jour un peu plus.

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Jason Lockyer, directeur d'HRO France groupe d'immobilier d'entreprises

« Notre premier critère pour réaliser un immeuble, est son accessibilité, car c’est le premier critère des utilisateurs. Nous n’aurions jamais lancé nos projets à Bezons sans l’assurance de l’arrivée imminente du tramway T2. Avec les améliorations de
transports en commun, Paris /La Défense et la proche banlieue ne sont plus le choix obligatoire pour une entreprise d’envergure. »

Moumen Darcherif, directeur général de l'EPMI

Moumen Darcherif « Pour une école d’ingénieurs comme l’EPMI, dont un des axes de formation et de recherche porte sur l’énergétique et la ville du futur, le Grand Paris constituera un laboratoire à ciel ouvert pour l’étude des enjeux énergétiques, logistiques et urbains de la ville de demain.
Métropole mondiale, le Grand Paris, conjugué à l’axe Seine-Aval, représente de formidables perspectives de développement et de synergies avec de grands laboratoires publics et privés. »

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