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Au cœur de la petite enfance

« Tout se joue avant 6 ans », dit-on. Pour accompagner les familles dans cette période essentielle, le Conseil général propose son réseau de centres de PMI (protection maternelle et infantile). Sages-femmes, infirmières puéricultrices, auxiliaires de puériculture, médecins, psychologues, conseillères conjugales y interviennent pour le conseil et la prévention. Cette mission constitue une priorité pour le Conseil général qui est aussi le garant de l’accueil des enfants à domicile, par l’agrément qu’il délivre aux assistantes maternelles.

Dans un département que la pyramide des âges place parmi les plus jeunes de France, la petite enfance constitue un domaine d'actions important où le Conseil général est en première ligne. Son rôle commence avant même la naissance. « Le service est destinataire des déclarations de grossesse, explique Florence Fortier, médecin chef du service de PMI. Nous envoyons alors le carnet de maternité et nous proposons à toutes les femmes un entretien au cours du quatrième mois de grossesse. Si besoin, les sages-femmes peuvent leur rendre visite à domicile. La grossesse représente souvent une période de fragilité, physique et psychologique, où l'accompagnement est bienvenu, sinon indispensable. » 12 % des femmes enceintes (soit plus de 3000 femmes) ont ainsi été suivies l'année dernière.

Suivre les tout-petits

 

Après la naissance, vient le temps des consultations infantiles, pour les enfants de 0 à 6 ans dans un des 64 centres de PMI du département avec des équipes pluridisciplinaires. Quels avantages les familles trouvent-elles dans ces consultations ? « La disponibilité, répond d'abord Claire Dufond, médecin à la PMI de Persan. Nous ne nous substituons pas à nos collègues de ville mais nous apportons un complément. Nous avons le privilège de voir les enfants dans un contexte plus tranquille, ce qui permet d'échanger avec les parents sur

les conditions d'une bonne santé. »

Les parents, attentifs aux conseils des professionnels pour le développement de leur enfant, abondent dans ce sens. « Pour mon fils, qui a maintenant 9 ans, raconte Christelle, la maman de Lily, je n'avais pas pu le faire suivre en PMI mais j'avais pu juger la qualité d'écoute et de réponse en demandant des conseils ponctuels. Pour ma fille, qui a 10 mois, j'y tenais et c'est le centre de PMI de Beauchamp qui nous suit ; j'en retire confiance et sécurité. J'apprécie aussi beaucoup le fait qu'on trouve des spécialistes différents dans un même centre. » Dans le cadre du suivi, les médecins effectuent aussi les vaccins obligatoires. Les équipes de PMI sont d'ailleurs chargées de vérifier ce point dans les carnets de santé à l'occasion des bilans de santé qu'elles réalisent dans les écoles maternelles. Y sont repérés également les éventuels problèmes d'audition, de vue ou de surpoids.

Du côté des parents

Le Val d'Oise est un des départements à offrir les services d'une conseillère spécialisée en lactation. Elle se déplace dans différents secteurs du département pour soutenir les mamans qui allaitent. 70 à 75 % des mères valdoisiennes déclarent souhaiter allaiter, mais la proportion diminue fortement à la sortie des maternités. « Il y a beaucoup de demandes et de toutes sortes, rapporte Muriel Derrien, puéricultrice à Éragny-sur-Oise, qui s'est également spécialisée dans ce domaine. Certaines femmes redoutent le début de l'allaitement, d'autres le sevrage : comment traiter la douleur ou la dificulté d'allaiter... Nous pouvons fournir des conseils personnalisés.» Au-delà de la prévention et des interventions techniques pour les enfants, le conseil général favorise ce qui vient soutenir la parentalité.

Certaines PMI mènent des actions qui ont l'avantage d'impliquer les parents.

Dans celle de Persan, une fois par mois, Claire vient de la bibliothèque voisine Boris Vian. Elle déplie un tapis coloré, y étale livres et jouets et y invite parents et enfants. « Il n'y a pas d'âge minimal, dit-elle, pour apprécier la lecture. Pour les plus petits, la voix qui raconte une comptine, les gestes de la main, les captive. Pour ceux qui sont un peu plus grands, je les laisse venir, se familiariser avec les jouets, feuilleter les livres avant de leur suggérer une histoire. On n'impose rien, il faut seulement susciter l'envie. » Et ça marche, Honorat et Abdelnour, les bébés présents ce matin-là, et leurs parents apprécient l'animation. Claire leur signale que la bibliothèque en propose une identique le samedi, « la marmothèque ». Mais pour Nadjet, la maman d'Abdelnour, impossible d'y participer ; d'où l'avantage pour elle de cette bulle d'oxygène à la PMI dans un emploi du temps familial surchargé. En revanche, pour Jean-Pierre, le papa d'Honorat, cette annonce est une aubaine. Il était déjà inscrit dans la bibliothèque de la ville voisine et compte bien faire profiter son fils de ces animations.

L'agrément des assistantes maternelles

Le Conseil général intervient aussi dans les modes d'accueil, collectifs ou individuels. Aux premiers, les crèches, il apporte des aides financières, en investissement, pour la construction des locaux. Le dispositif concerne également les relais assistantes maternelles (RAM) et les lieux d'accueil enfants parents (LAEP).

La garde individuelle des enfants est l'affaire des assistantes maternelles. Le Val d'Oise compte 7 200 assistantes maternelles agréées auxquelles, pour être complet sur l'accueil, il faudrait ajouter 1 200 personnes en crèche et 600 assistantes familiales. Les assistantes maternelles sollicitent leur agrément auprès des services du conseil général. La procédure comprend des entretiens pour apprécier la motivation de la candidate et des visites à domicile par une infirmière puéricultrice pour vérifier la compatibilité des lieux avec l'accueil de jeunes enfants. « L'infirmière est venue trois ou quatre fois, raconte Farida, pour parler des aménagements de sécurité ; quand les travaux ont été réalisés, elle est revenue quinze jours après pour vérifier. C'était bon. »

Vient alors la formation. « On fait 60 heures de formation, précise Nadège, on obtient un agrément, mais pas définitif. On commence alors à garder un enfant et on suit à nouveau 60 heures de formation. À raison de deux jours par semaine, sur deux ou trois mois, des formateurs viennent nous apprendre le secourisme, l'hygiène, la nutrition. Dans la formation, il y a beaucoup de choses qui seraient utiles à tous les parents. Et dont on n'a pas toujours conscience en tant que parent.»

Formation et suivi assurés par le conseil général, statut reconnu, contrat de travail établi avec les parents... tous ces éléments contribuent à faire des assistantes maternelles des professionnelles de la petite enfance, offrant toutes les garanties aux parents. Ce n'est toutefois pas un métier comme les autres.« Pour s'occuper de petits, disent Farida et Nadège, il faut un peu de patience et beaucoup d'amour. » « Quand on leur donne de l'amour, conclut Nadège, les enfants vous en rendent encore plus. C'est magnifique ! »

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en chiffres

 

  • 27 000 enfants suivis en PMI.
  • 19 000 naissances par an dans le Val d’Oise.
  • 19 500  places chez les assistantes maternelles agréées par le Conseil général.
  • 380 agents dans le service de PMI du Conseil général.
  • 60 % des enfants de 3 ans et demi à 4 ans et demi, examinés dans un bilan de santé à l’école maternelle.

 

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