Plusieurs centaines de milliers d’usagers utilisent chaque jour
le réseau routier valdoisien. Le conseil général a la responsabilitéd’une grande partie de ce réseau. Ses aménagements et son entretien visent à garantir confort et sécurité aux Valdoisiens.
En traversant le Val d’Oise, vous ne manquez jamais de rencontrer les matériels des services des routes du conseil général. Un Point d’appel unique rend ces services disponibles en permanence pour intervenir dans les meilleurs délais sur des lieux en cas d’incident ou d’accident. Pour autant, le conseil général n’a pas la totalité des routes sous son contrôle. Trois catégories existent : outre les routes départementales, il y a les routes nationales et autoroutes à la charge de l’État et les voies communales. Ces dernières sont les plus nombreuses ; les autoroutes ne représentent que 50 km, mais voient passer plus de 250 000 véhicules journaliers sur l’A1 et près de 200 000 sur l’A15.
Entre les deux, les départementales sont à la fois nombreuses (1 200 km) et très empruntées : plus de 50 000 véhicules transitent par Pontoise, Argenteuil ou Moisselles. Les routes départementales sont les véritables axes structurants du Val d’Oise. Pour le conseil général, la sécurité y est une priorité. Cela commence par la surveillance et l’entretien.
Loin des clichés, le patrouillage est une vraie mission de surveillance confi ée aux agents des centres d’exploitation. Dans celui de Sannois, par exemple, les équipes se déploient quatre fois par semaine sur deux circuits, l’un au nord et l’autre au sud, l’un suit les grands axes comme la RD 170 (BIP Ouest), l’autre démarre sur la RD 311. « Les agents des routes sont actifs et réactifs, explique Laurent Macle, chef du centre, aussi certains ne voyaient pas
tout l’intérêt du patrouillage. Ils ont compris que c’est une surveillance très active. S’ils détectent un nid-de-poule en formation, ils colmatent aussitôt avec de l’enrobé à froid. Ils réparent les panneaux endommagés. Ils ramassent des objets encombrant le bas-côté, ils répandent de l’absorbant sur des tâches d’huile… ces gestes contribuent à une circulation plus sûre. » En outre, les rapports minutieux de ces interventions sont consignés et très utiles dans les éventuelles procédures administratives.
L’entretien quotidien des routes est également l’occasion de modifi er les pratiques au profi t de l’environnement. L’exemple du fauchage est révélateur. Finies les coupes rases qui, dénudant la terre, activaient l’érosion et exigeaient un renouvellement accéléré du matériel soumis à des efforts plus importants. Trois coupes rythment le calendrier d’intervention ; en mai-juin, la première coupe est la « passe de sécurité » qui dégage la visibilité. « Une coupe plus haute est indispensable, précise Gilles Chemarin, directeur-adjoint du domaine routier, pour préserver la biodiversité. Que la hauteur de coupe soit à 5 ou à 10 cm, la végétation retrouve vite la même hauteur.
En revanche, la faune et la fl ore sont beaucoup mieux sauvegardées dans la seconde formule. Les centaines de kilomètres de talus, bien orientés, constituent des espaces-refuges privilégiés. » Le conseil général mise également sur l’entretien écologique des routes départementales avec la pose d’enrobés tièdes au lieu d’enrobés chauds lors de la réfection de chaussées.
De nombreux chantiers sont réalisés sur les routes dans la perspective d’améliorer la sécurité. C’est le cas de la RD909, dans la traversée d’Eaubonne et de Montlignon, où son étroitesse est diffi cilement compatible avec la circulation dense qu’elle supporte en raison de son rôle de liaison entre la petite couronne, la Vallée de Montmorency, la gare d’Ermont-Eaubonne et le pôle de la Croix Verte. À tous les égards, le chantier de la déviation RD 909 est exemplaire de l’action du conseil général sur les routes qui veut désormais tenir compte de tous les usagers et du milieu. Cette déviation, aujourd’hui en chantier, a été déclarée d’utilité publique en 2005. Les différentes phases administratives d’un grand aménagement routier nécessitent toujours plusieurs années entre un projet et la réalisation des travaux. Un premier tronçon est en chantier rue de Saint-Prix à Eaubonne, actuellement voie communale qui deviendra route départementale. Les travaux en cours vont élargir la voirie existante d’une douzaine de mètres permettant la création de trottoirs, d’une piste cyclable et d’aménagements
paysagers. L’éclairage public sera rénové en totalité. À terme, la déviation, d’environ 4 km, rejoindra le parking du château de la Chasse à Montlignon. Sur ce parcours, un giratoire doit desservir la nouvelle entrée de l’hôpital Simone-Veil. Afin de respecter les seuils réglementaires, des écrans acoustiques imitant la pierre naturelle, sont installés. De plus, la couche de roulement sera réalisée en enrobés dits « phoniques » pour réduire également les nuisances sonores. « En résumé, dit Laurent Bazin, chargé d’opérations, cette déviation va sécuriser l’itinéraire en créant les conditions d’un usage partagé, deux-roues et piétons compris. Elle prend en compte les attentes des riverains et celle des communes traversées, traite les abords en même temps que la circulation. » On pourrait multiplier les exemples : pistes cyclables à Puiseuxen-France sur la RD 184, ou entre Vauréal et Courdimanche sur la RD 38, giratoires aux Carreaux à Villers-le-Bel ou sur la ZAC de Vémars… tous ces projets et chantiers améliorent le quotidien des Valdoisiens, en conciliant cadre de vie et sécurité.
1200 KM de routes départementales et environ 500 ouvrages d’art.
280 agents au service des routes départementales répartis sur 12 sites.
70 engins (camions, tracteurs et fourgons).
Pour améliorer la sécurité sur les routes, le conseil général dispose d’un poste de chargé de mission sécurité dont les analyses d’accidentologie et les diagnostics de sécurité aboutissent à des aménagements efficaces.
interview de Philippe Sueur, vice-président du conseil général en charge des transports et des infrastructures.
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