En 1773, Jean-Jacques Rousseau a fui Montmorency pour éviter la prise de corps pour dettes, et il herborise dans le Jura suisse. Le philosophe classe les 175 plantes collectées pendant ses promenades dans un herbier confectionné à l'attention de son amie Madeleine Catherine Delessert et, pour aiguiser le sens de l'observation de sa fille Madelon, il écrit huit Lettres élémentaires sur la botanique qui sont un chef-d'œuvre de clarté pédagogique.
En hommage à Rousseau, la mairie de Montmorency accroche une trentaine de planches de cet herbier, agrandies à très grand format, aux grilles du parc de l'Hôtel de Ville.

En 1756, Jean-Jacques Rousseau quitte Paris, « ville de fumée, de bruit et de boue » pour s'installer sur la colline de Montmorency, à l'orée de la forêt.
Le petit Mont-Louis, où il vécut de décembre 1757 à juin 1762, comprend la maison du philosophe, le jardin où il a planté du tilleul, le Donjon ou cabinet de verdure dans lequel il a composé sa Lettre à d'Alembert sur les spectacles.
Classé monument historique, le musée Jean-Jacques Rousseau bénéficie de l'appellation « Musée de France » et, depuis 2011, du label « Maison des Illustres ».
Un arbre, à lui seul, suffit à signifier un paysage, nul besoin d'en dessiner les détails ni d'en préciser l'espèce. Toutefois, chaque époque a défini pour lui ses codes de représentation. L'arbre est donc un marqueur stylistique précieux pour saisir l'évolution de la peinture.
Conçue comme une promenade au sein des massifs domaniaux de Carnelle, Montmorency et L'Isle-Adam, le musée d'art & d'histoire Louis-Senlecq traite de l'écologie de la forêt, de ses usages économiques et de ses représentations imaginaires.

Dans la forêt des contes, il y a... des lutins et des géants, des princes métamorphosés en crapauds et des enfants aventureux, des sorcières maléfiques et des fées bienveillantes, des loups féroces et des belles au bois dormants.
L'exposition présentée dans le jardin du musée de l'Éducation du Val d'Oise propose une immersion dans le monde des contes par le prisme des illustrations de l'artiste Zau. Durant votre promenade, vous croiserez tour à tour le Petit Chaperon Rouge, le Petit Poucet, le Chat Botté, Boucle d'Or, Peau d'Âne, Hansel et Gretel... et bien d'autres histoires puisées dans les collections.
Ateliers d'expression artistique, conférences, expositions et balades en forêt : jusqu'en décembre, une saison forestière dans le Val-d'Oise !
Le développement de l'archéologie préventive confronte les chercheurs aux vestiges relatifs aux grands conflits armés qui ont déchiré le XXe siècle. La fouille récente de la caserne Bossut ou des lignes de fortification de la guerre de 1914-1918 renouvellent l'approche de sites souvent négligés mais essentiels à la mémoire collective.
En raison de la faiblesse de l'érosion, les sites archéologiques forestiers sont plutôt bien conservés. Des anomalies topographiques ou botaniques (présence ou absence de certaines espèces introduites par les hommes) signalent leur existence. Pourtant, les découvertes et les fouilles sont rares, en raison de la difficulté d'accès et de la rareté des fouilles préventives, et un gros travail d'inventaire et de protection des sites reste à faire.
Les forêts actuelles sont le fruit d'une longue série de défrichements et de reforestations que les études archéogéographiques aident à retracer. Plusieurs exemples pris dans le Val-d'Oise, où les "bois" occupent près de 20 % du terriroire, éclairent la dynamique des boisements.

De l'abbaye Notre-Dame la Royale, fondée par Blanche de Castille en 1236 pour des religieuses cisterciennes, restent quelques bâtiments qui accueillent des expositions temporaires d'art contemporain.
Monique Wabont, conservateur du patrimoine, vous explique les vestiges cachés dans le parc de ce grand monastère royal, dont elle retrace l'histoire en s'appuyant sur les traces archéologiques et les documents d'archives.
La visite se poursuivra avec la présentation, à l'étage du service départemental d'archéologie, des données issues des fouilles de l'abbaye, réalisées de 1978 à 1983, et des recherches menées depuis.

Emmanuelle Villard pratique la peinture avec jubilation pour contester la société de consommation. Ses œuvres, difficiles à qualifier, impossibles à identifier, sont des simulacres d'un luxe artificiel, qui attirent et repoussent à la fois.

Alain Fleisher, Jean-Claude Lefevre, Anne et Patrick Poirier et André Valensi ont emménagé au château de La Roche-Guyon, rejoignant leurs camarades déjà installés.
Cette sixième et dernière étape complète le "musée éphémère" qu'une génération d'artistes a ouvert il y a trois ans, et qui le restera jusqu'à la fin de l'année.

Mélange d'art et d'artisanat, de culture élitiste et de provocation iconoclaste, Michaël, le cochon tatoué et empaillé de Wim Delvoye (2005), est une "icône" de l'art contemporain. Le choix de cette œuvre pour l'illustration du programme de conférences sur l'art contemporain est un clin d'œil au film culte de Woody Allen, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe... sans jamais oser le demander (1972).
Car cette année, la thématique tourne autour des jeux de l'amour et de la séduction. L'art contemporain rend-il aveugle ? Votre aspirateur peut-il être un chef-d'œuvre ? À quoi pensent les artistes quand ils représentent une mante religieuse mécanique (Mona Hatoum) ou une araignée gigantesque (Louise Bourgeois) ? Se donnent-ils des limites ou les transgressent-ils toutes ? S'amusent-ils à jouer un jeu dangereux ? À qui font-ils peur et qui a peur d'eux ? Ont-ils déjà tout fait ? La nouvelle fabrique de l'art contemporain s'est-elle déplacée en Chine ?
Dominique Marchès et Sophie Brossais, commissaires de la huitième Biennale d'art contemporain de Gonesse, la placent sous le signe Drolatique.
Philippe Poupet expose ses Travaux d'hiver et Rémi Uchéda, son Porte-bananes. Julie Fortier relate la dérive d'un rocher par une journée dété, Richard Fauguet installe son Jules II en tuyaux de poêle dans l'ancienne ferme de Coulanges et Jacques Hébert renverse le trompe-l'œil en Trompe-nez.
Les gravures sur bois des Songes drolatiques de Pantagruel, publiées en 1565, défilent à la ZAN Gallery, zone autonome nomade de cette nouvelle abbaye de Thélème qui plairait sûrement à Rabelais.
Mon premier est, à Aincourt, le parc forestier de la Bucaille et le jardin japonais du Groupement hospitalier du Vexin, dont le dessin s'inspire du Sakutei-ki, écrit au XIIe siècle. Mon dernier est, à Wy-dit-Joli-Village, le jardin du nouveau musée de l'Outil, qui entremêle les clématites aux roses dans la tradition des jardins de curés.
Placée sous le signe du tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau, qui rédigea des pages mémorables dans le cabinet de verdure de son jardin du Montlouis, à Montmorency, l'édition 2012 de la brochure départementale De parcs en jardins comprend une centaine d'adresses.
On y trouve des parcs urbains de création contemporaine et des parcs de monuments historiques, des jardins pédagogiques et des jardins remarquables, des jardins familiaux et des jardins d'insertion, des espaces naturels sensibles et des jardins de ruines, des jardins d'exposition où se déploie le savoir-faire des professionnels, et une ribambelle de jardins privés illustrant la passion, et le talent, des Val-d'Oisiens pour le jardinage.
Regarder... un vol de rapaces, un hôtel à insectes et les peintures de Jean-Paul Agosti dans l'orangerie. Respirer... les senteurs miellées, citronnées, mentholées, rosées ou jasminées des fleurs et des plantes, en terre ou en pots. Savourer... les douceurs au miel du Vexin, les arômes fleuris des tisanes, les glaces artisanales au bon goût d'antan. Tendre l'oreille... aux conseils des pépiniéristes, aux secrets chuchotés par les botanistes d'Arbre en ciel, aux musiciens jouant Joseph Hadyn ou Astor Piazolla. Toucher les matériaux et expérimenter leur grain et leur poids, avant de les mettre en œuvre dans divers ateliers.

« Ce que nous ne pouvons concevoir par nous-mêmes, sera fait par les machines que nous inventerons ».
Ces mots du compositeur John Cage, choisis pour exergue de l'exposition MAChines, disent d'emblée l'ambition du Centre des arts d'Enghien-les-Bains et d'Elektra, festival international d'art numérique à Montréal : présenter les œuvres d'artistes canadiens qui s'interrogent sur les relations ambiguës entretenues par les hommes avec les machines qu'ils conçoivent.

Et cric ! Et crac ! Une histoire sort de la guitare !
pour visiter l'abbaye de Royaumont avec des petits enfants...

Le Forum des écoles de musique du Val-d'Oise encourage le développement des pratiques d'ensemble en faisant travailler les élèves d'une quinzaine d'établissements artistiques avec des créateurs. Trois concerts démontrent le talent des jeunes gens engagés dans cette démarche originale.
Après le Chœur de harpes qui s'est intégré au concert de création du concours de composition d'Argenteuil-Bezons, après L'accord ne m'use pas la nuit ... ni le jour, des apprentis musiciens du Vexin entraînés par le compositeur Bernard Cavanna, le slameur Dgiz et le sonneur breton Loïc Taillebrest, les choristes et instrumentistes de Cergy-Pontoise présenteront les Aventures musicales en cirque dans lesquelles les ont entraînés la violoncelliste Julie Mondor et les circassiens de Cherche-Trouve.

Découvert en 2006, le trésor de Pouilly-sur-Meuse comprend 31 objets d'orfèvrerie civil, tous en argent, parfois enrichis de décors ciselés, gravés et dorés. L'exposition présente les résultats de l'enquête historique et place cette vaisselle familiale au centre d'une réflexion plus large sur le service de la table et la présentation des mets à la renaissance.
