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L'enceinte de la ville de Pontoise

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Vestiges du rempart

Vestiges de l'enceinte dans les jardins du musée Tavert-Delacour

Portes et poternes

 

L'enceinte du XIIe siècle, renforcée sous Philippe Auguste (1165-1223), englobait le bourg bâti sur les collines du château et de Saint-Maclou. La porte du Pont ouvrait vers Paris, la porte du Pothuis vers Auvers, la porte d'Ennery vers Gisors, les portes de Bart et Chappelet vers Rouen et la porte du Bûcherel, vers l'abbaye Saint-Martin et l'Oise. D'autres accès moins importants débouchaient dans les fossés, comme la poterne du Pas-d'Âne ou celle menant au premier couvent des Cordeliers condamné pendant la guerre de Cent ans. Au XVIe siècle, une ouverture fut percée pour accéder au nouveau cimetière de Clamart. Côté Saint-Ouen-l'Aumône, le pont était lui même protégé par une porte fortifiée avec pont-levis.

Les travaux des XVe et XVIe siècles

 

Les fortifications représentaient une lourde charge pour la ville et ses habitants, à qui incombaient les réparations selon la charte de commune de 1188. En 1364, ils furent autorisés à lever de nouveaux impôts « sur le vin, les draps et les cuirs afin de subvenir à l'entretien des gens de guerre et à la remise en état des murailles ». Les défenses furent améliorées aux XVe et XVIe siècles par l'aménagement de boulevards d'artillerie et de contrescarpes exigés par les progrès de l'armement. Les comptes des argentiers témoignent de dépenses importantes entre 1474 et 1505, notamment pour la porte d'Ennery. Celle-ci fut à nouveau renforcée au milieu du XVIe siècle par un bastion triangulaire très évasé, de type à orillons. Plusieurs salles, couloirs et postes de tir subsistent sous les maisons situées à l'angle du boulevard Jean-Jaurès et de la rue de Gisors. Couvrant l'accès aux fossés, ces dispositifs permettaient l'utilisation simultanée des deux techniques en usage depuis la seconde moitié du XVe siècle : armes posées à terre pour les canonnières à louche et armes utilisées à l'épaule en position accroupi ou à genou pour les orifices rectangulaires.

En 1589, Charles de Neufville (vers 1566-1642), marquis d'Alaincourt, seigneur de Magny et gouverneur de Pontoise, assura la mise en défense de la ville - ce qui ne l'empêcha pas d'être prise et reprise pendant les guerres de la Ligue. Les travaux se concentrèrent sur la zone dénommée par la suite « l'éperon », entre le faubourg Notre-Dame et la porte d'Ennery. La « citadelle », vaste édifice bastionné sur les hauteurs du nord-est, fut entreprise mais jamais terminée.

La fin des fortifications

 

À partir de la seconde moitié du XVIIe siècle, les fortifications furent peu à peu démantelées et leur espace concédé à des particuliers. C'est ainsi que les vestiges de la porte d'Ennery furent transformés en caves, que les Jésuites purent s'établir en 1697 sur la tour du Friche au sud, et qu'au nord, vers 1770, M. Levasseur de Verville († 1814) aménagea sur les anciens fossés le parc de son hôtel de la Coutellerie. Propriété de Pontoise depuis 1820, le « jardin de Verville » est devenu le « jardin de la ville ». On peut y voir des vestiges de la muraille comme le long du boulevard Jean-Jaurès ou dans la rue de la Coutellerie.

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