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Le Carmel Saint-Joseph de Pontoise

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 Vue de la terrasse du château

 Vue de la terrasse du château

Les débuts de l’ordre du Carmel à Pontoise


La réforme de l'ordre du Carmel impulsé par Thérèse d'Avila (1515-1582) atteignit la France au début du XVIIe siècle. Les familiers de la dévote Barbe Avrillot (1566-1618), femme de l'officier ligueur Pierre Acarie (vers 1560-1613), s'en firent les promoteurs zélés : ils s'appelaient Michel de Marillac (1563-1632), conseiller d'État et futur garde des sceaux du royaume, Pierre de Bérulle (1575-1629), aumônier du roi et futur cardinal, André Duval (1564-1638), professeur de théologie au Collège royal et natif de Pontoise, François de Sales (1567-1622), évêque de Genève, ainsi que Jacques Gallemant (1559-1631), curé d'Aumale près de Dieppe et fondateur à Pontoise d'une congrégation de jeunes filles pieuses vouées à l'enseignement.

Le premier Carmel de France ouvrit ses portes à Paris en 1604. Un an plus tard, le deuxième s'installa à Pontoise dans une maison rue du Soleil (15 et 15 bis, rue Marcel-Rouzier) offerte par André Duval. Le soutien de Michel de Marillac permit aux religieuses d'acquérir, près des Ursulines, seize maisons avec jardins rue de la Grande-Tannerie (rue Pierre-Butin) pour bâtir un couvent plus adapté où elles déménagent en avril 1610. L'église fut dédiée à saint Joseph en présence de l'archevêque de Rouen, François de Joyeuse (1562-1615).

Madame Acarie


En 1614, le pape confia à Pierre de Bérulle, général de l'Oratoire de France, et à ses successeurs, la charge de visiteur perpétuel des carmélites françaises. La même année, Barbe Acarie prit le voile blanc des sœurs converses au Carmel d'Amiens, sous le nom de Marie de l'Incarnation. En 1616, elle rejoignit celui de Pontoise où elle rendit l'âme deux ans plus tard en odeur de sainteté. Pour répondre à la dévotion populaire - en deux ans, plus de 1800 messes furent dites et plus de 10 000 cierges brûlés -, Michel de Marillac et les Carmélites commandèrent à l'artiste Francesco Bordoni (1580-1654) un tombeau dont une face était tournée vers le chœur des religieuses et l'autre visible par les fidèles. D'abord inhumé dans le cloître, le corps de la « sainte de Pontoise » y fut placé en 1636, son cœur restant enterré dans le cimetière des sœurs.

Une vie active

 

Entre 1639 et 1672, la communauté eut pour prieure Jeanne de Jésus (1595-1675). Son frère aîné, le chancelier Pierre Séguier (1588-1672), finança divers travaux et aménagements entraînant à sa suite de nombreux donateurs. En retour, les Carmélites se montrèrent généreuses envers les pauvres qu'elles associaient à chaque solennité ; elles contribuaient aux repas et au chauffage de l'hôpital des Pauvres enfermés.

En un siècle, les effectifs avaient plus que doublés, passant d'une quinzaine à une quarantaine de sœurs.

Au début du XVIIIe siècle, pour se mettre à l'abri du besoin, le Carmel encouragea vivement les productions maisons. Le roi leur ayant fait don du terrain jusqu'à l'étang du Vert-Buisson, au-delà du rempart, elles y plantèrent un verger de pommiers et firent du canal de la Viosne un vivier de carpes. Pour éviter de recourir au boulanger, elles construisirent un double fournil et pour avoir du lait frais, elles firent bâtir une étable. Les rentes dont elles avaient hérité et les loyers de la ferme des Flambertins (Yvelines), de celle de Frémainville et du moulin de la Braque leur permettaient d'équilibrer leur budget.

Après la Révolution


En 1792, comme toutes les communautés féminines, les religieuses durent quitter leur couvent. Les bâtiments abritèrent une manufacture de carabines puis une filature. Elles les rachetèrent en 1820 et y vivent toujours.

Pour en savoir plus

 

Histoire du Carmel de Pontoise : I, 1605-1792, par Jean-Dominique Mellot, Paris, Desclée de Brouwer, 1994. 286 pages illustrées.

Histoire du Carmel de Pontoise : II, 1792-vers 1960, par Jean-Dominique Mellot et Antoinette Guise, Paris, Desclée de Brouwer, 2005. 813 pages illustrées.

Les collections du Carmel de Pontoise, un patrimoine spirituel à découvrir, sous la direction de Christian Olivereau, Paris, Editions Créaphis, 2004, 122 pages illustrées.

 

ReVOdoc, le catalogue collectif des bibliothèques du Val d'Oise.
Le centre de documentation archéologique.
Le centre de documentation du patrimoine.
Les archives départementales.

 

Informations

55, rue Pierre-Butin
Inscrit à l'inventaire des monuments historiques les 6 décembre 1986 et 30 septembre 2002
Propriété : privée

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