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Archéologie & histoire de Vauréal

Voir l'image en grand Allé couverte Le Cimetière aux anglaisSur la rive droite de l'Oise, le village de Lieux, groupé près de l'église, et son hameau des Carneaux s'étiraient au-dessus des prés de la zone inondable. Sur le coteau, la vigne prospérait autour du moulin à vent.

Au XVIIe siècle, Lieux prit le nom de son seigneur, Guérapin de Vauréal.

Découvertes archéologiques

L'allée couverte du Cimetière aux Anglais date du Néolithique. Quelques outils de silex trouvés à La Croix de Lieux et à La Pièce de la Sciaule sont de la même époque.

En 1975, une monnaie romaine a été recueillie dans un jardin de la rue de Puiseux, au lieudit Les Marais. Ce bronze de Flavius Arcadius (377-408), premier empereur romain d'Orient appartient au type GLORIA ROMANORUM frappé dans l'atelier d'Héraclée de Thrace en 393-395.

La ferme de la Seaule

Près de la zone d'activités concertées (ZAC) des Toupets, un site supposé gallo-romain a été reconnu en 1982 au nord du chemin de Boisemont à Jouy-la-Fontaine(rue des Valanchards).

Il s'agit en fait de la première ferme de la Seaule, exploitée par l'abbaye Saint-Martin de Pontoise. Au début du XIIe siècle, Hildeburge de Gallardon, châtelaine d'Ivry [-la-Bataille, Eure], religieuse rattachée à cette abbaye, lui avait donné sa ferme de Quincampoix, vite appelée La Seaule ou La Ceaulle du latin cella,petit monastère. Avant 1212, pour l'alimenter en eau, les moines construisirent un aqueduc partant des fontaines de Boisemont et de Pouilly (hameau disparu). En 1218, ils acquirent ces dernières avec le bois de La Seaule de Quincampoix. Le lieudit La Pièce de la Siaule évoque l'étendue du domaine qu'ils exploitaient.

Au cours des temps modernes, la ferme a été reconstruite au sud de la route, sur la paroisse de Jouy-le-Moutier.

Voir l'image en grand Plan d'intendance, 1778. Archives départementales du Val-d'Oise, 25Fi 119La paroisse et la seigneurie

Jusqu'en 1252, Lieux (Leus en 1189) dépendait de ce dernier terroir. Cette année-là, l'évêque de Paris autorisa les chanoines de la cathédrale Notre-Dame à y fonder une église paroissiale qui fut dédiée à Notre-Dame de l'Assomption. La croix du cimetière a été classée monument historique en 1932.

Saint-Martin de Pontoise percevait une redevance annuelle de huit setiers de vin sur l'hôtel du Pré à Lieux. Est-ce à son emplacement qu'Antoine Le Pautre (1621-1679), architecte et ingénieur ordinaire du roi, construisit un château pour Antoine Guérapin († 1677), fils de Marguerite de Buat († 1649), dame de Lieux, Gency, Le Bus et Menandon (Cergy) ? Maître ordinaire en la chambre des comptes de Paris puis conseiller d'État, chevalier de Saint-Michel, il avait obtenu de Louis XIV (1638-1715) que sa seigneurie de Vauréal en Brie fut érigée en baronnie en 1656 — ce qui explique le changement de nom de la paroisse de Lieux. Antoine Guérapin avait également racheté au duc de Chevreuse la haute, moyenne et basse justice de Lieux et de Jouy-le-Moutier.

Vauréal resta dans la famille Guérapin jusqu'en 1697, puis le domaine fut vendu à Michel Le Bel de Coulours († 1718), secrétaire du roi.

En 1731, Louise Adélaïde de Bourbon-Conti (1696-1750) en devint propriétaire. Elle fit reconstruire le château par Claude Leclerc, architecte de la paroisse Saint-Pierre de Pontoise. À la mort de la princesse, la seigneurie revint à ses neveu et petit-neveu, princes de Conti qui avaient fait bâtir une magnifique résidence à L'Isle-Adam. En 1786, Louis François Joseph de Bourbon-Conti (1734-1814) céda Vauréal à Adélaïde de Galard de Brassac de Béarn (1739-1829), veuve du marquis Bertrand Nompar de Caumont (1724-1773), surintendante de la maison des enfants du comte d'Artois (1757-1836).

Les châteaux de Vauréal

La configuration du domaine est connue par des plans conservés à la Bibliothèque nationale de France et aux archives départementales du Val-d'Oise. Les 45 hectares de la propriété s'étendaient jusqu'à l'Oise le long des chemins menant à Jouy (rue Nationale) et à Gency ; ils étaient limités au sud par la rue François-André-Michaux,à Vauréal, au nord par le chemin du Bac-de-Gency,à Cergy. Les écuries et autres dépendances s'élevaient face à la rue de Puiseux.

Devant une demi-lune qui prolongeait une large avenue (occupée aujourd'hui par laroute D922) s'ouvrait la grille d'honneur, flanquée par deux pavillons. La cour était fermée par un long corps de logis avec deux avant-corps en faible saillie ; dans les jardins à la française, des des allées plantées d'arbres longeaient les parterres et les bosquets, les pièces d'eau et les grandes pelouses. Le potager s'étendait à l'extrémité nord-est (emplacement de la maison Gérard-Philipe à Cergy). Un plan dressé en 1781 par Georges Louis Le Rouge (1712-179?), ingénieur géographe du roi et éditeur, montre la partie orientale du parc occupée par un vaste jardin à l'anglaise, avec kiosque et allées au parcours sinueux.

Après l'avoir acheté au titre des biens nationaux, César et Jacques Léopold Chevalier, qui seront chacun maire de Vauréal, l'un en 1806, l'autre en 1815, firent démolir le château et aménager une nouvelle demeure à partir des communs et des écuries.

Mathilde Heintz, compagne du chocolatier Henri Menier (1853-1913), acheta le château en 1895. Quand il en hérita en 1907, la propriété comprenait une chapelle néogothique, des serres pour les plantes exotiques, une ménagerie et une usine qui fournissait l'électricité au château et au parc. Grand navigateur, cet industriel dont l'entreprise a été sacrée « première chocolaterie du monde » à l'exposition universelle de Chicago en 1893, amarrait souvent au bord de l'Oise son yacht nommé l'Almée. En 1895, il avait acheté l'île d'Anticosti dans le golfe du Saint-Laurent au Québec, nommé Vauréal sa principale rivière et créé Port-Menier en 1899.

Entre 1914 et 1924, le château de Vauréal passa à Henri Daydé (1847-1924), fondateur de l'entreprise de construction métallique Daydé. L'édifice, entouré d'un beau parc, présente un corps central à fronton encadré d'ailes en fer à cheval. Depuis 1946, il héberge l'institut thérapeutique, éducatif et pédagogique du Clos-Levallois (1, rue Nationale).

Le manoir des Clobilles

En 1675, Philippe Le Febvre, écuyer et seigneur de Moussy (canton de Marines), rendait foi et hommage à l'abbaye de Saint-Denis pour le manoir qui s'élevait au bas du coteau des Clobilles. Il consistait en cuisine, celliers, chambres, greniers, caves et autres bâtiments, couverts de tuiles ; à droite de la cour d'entrée, un pressoir à vin, en face les remises, écuries, étables, avec chambres et greniers au-dessus ; le tout fermé de murs avec porte cochère sur la grande rue menant de Vauréal à Gency ; une autre porte au bout du jardin regardait vers la fontaine du Vivier ; le jardin planté en arbres hautiers, buissons et espaliers s'élevait en terrasses, avec une chapelle, du côté de Gency. Un clos de 84 perches de vigne « de très bon crû » faisait suite à la propriété.

Mort en 1725 à l'âge de 93 ans, Philippe Le Febvre fut inhumé dans le chœur del'église de Cergy. Après le décès de sa veuve Angélique Feray († 1731), leur nièce Angélique de Lévemont de Sainte-Marie († 1750) accepta la charge de gouvernante de l'hôpital des Enfermés de Pontoise et vint s'installer dans les lieux. Michel Jean Baptiste de Belly, écuyer, sieur de Bussy, avocat au Parlement, conseiller au Conseil souverain des Dombes, fut un temps son locataire avant de devenir le nouveau châtelain des Clobilles. En 1764, sa femme et lui furent choisis comme marraine et parrain de la troisième cloche de Cergy, Marie Christophe. Deux ans plus tard, il se remariait dans la chapelle de son manoir avec Marguerite Victor Collier de la Marlière.

Vers 1770, la propriété passa à une famille de marins réputés. Jean Baptiste Charles Bouvet de Lozier (1705-1787) s'était illustré comme explorateur, libérateur de Pondichéry (Inde) en 1748 et gouverneur (1750-1752) de l'île Bourbon, ancien nom de La Réunion. En 1787, il fut enterré dans le cimetière de Cergy. Son fils, Athanase Hyacinthe (1770-1825), engagé dans la chouannerie, fit partie de la conspiration de 1803 visant à l'enlèvement du Premier consul. Condamné à mort avec Georges Cadoudal (1771-1804), il fut finalement gracié et, sous la Restauration, il occupa comme son père le poste de gouverneur de l'île Bourbon(1815-1817).

Deux naturalistes célèbres

Jusque dans les années 1950, les femmes du quartier de la route Nationale lavaient leur linge au lavoir des Dames-Gilles, un des quatre que comptait le village.

Son nom rappellerait le souvenir du naturaliste français Pierre Gilles (1489-1556) qui aurait obtenu pour ses sœurs la jouissance d'une partie de la propriété de Gabriel de Luetz, baron d'Aramon et de Vallabrègues, ambassadeur de François Ier (1494-1547) et de Henri II (1519-1559) auprès du sultan turc Soliman le Magnifique (1495-1566).

Au 57, rue Nationale, une plaque commémore l'œuvre de François André Michaux (1770-1855), botaniste et explorateur de l'Amérique du Nord. Après avoir passé son adolescence en Amérique, il apprit la médecine à Paris avec Jean Nicolas Corvisart (1755-1821). Il effectua deux missions aux États-Unis sur ordre de Napoléon Ier (1769-1821).

Administrateur de la Société centrale d'agriculture — devenue l'académie d'agriculture de France — et de l'arboretum du château d'Harcourt (Eure), correspondant de l'académie des sciences, il a été maire de Vauréal de 1834 à 1840 et de 1846 à 1855. La plaque est apposée au mur de la propriété qu'il a habitée et où il est enterré. Des cyprès qu'il avait ramenés d'Amérique abritent sa sépulture.

En savoir plus

« Le manoir des Clobilles à Cergy », par L. Lefèvre. Mémoires de la société historique et archéologique de Pontoise, 44, 1935, p. 49-67.

Il était une fois Vauréal. Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, 1999, 115 pages illustrées.

Jardins en Val-d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard. Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 1993, p. 105.

L'Oise de Dupré à Vlaminck, bateliers, peintres et canotiers, ouvrage collectif dirigé par Armelle Bonis et Frédéric Chappey. Paris, Éditionsd'art Somogy, 2007, p. 155.

Le Val-d'Oise fête la République, ouvrage collectif dirigé par Armelle Bonis et Annick Couffy. Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, 2008, p. 25.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999. (collection Le Patrimoine des communes de France).

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