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Archéologie & Histoire de Sarcelles

Sarcelles rue brossoletteVoir l'image en grand Plan cadastral 1827, ADVO 3P 1326Rue Pierre Brossolette

La rue Pierre-Brossolette s'appelait jadis la Grande Rue Chantepie. Elle a été ouverte à la fin du XVIIIe siècle dans l'îlot dessiné par les rues de la Libération, des Piliers, des Bauves, la rue Victor-Hugo, autrefois du Carrefour-Amoureux, et la rue du Temple, anciennement du Grand-Cimetière.

L'Institut national de recherches archéologiques préventives a réalisé deux opérations dans cet îlot en 2007 (1) et 2009 (2).

Un village du haut Moyen Âge

Les constructions les plus anciennes remontent à la période mérovingienne (VIe-VIIe siècles). Un bâtiment sur poteaux de bois, deux autres semi-excavés de taille plus modeste, un foyer et un four appartenaient à la frange nord d'un habitat contemporain des premières phases de la nécropole située près de l'église.

Entre le VIIIe et le début du Xe siècle, la parcelle est occupée sans grand changement, si ce n'est une extension des constructions vers le nord jusqu'aux abords du cimetière. Les maisons d'habitation elles-mêmes doivent se trouver en dehors de la fouille, à proximité de deux silos et de petits bâtiments qui abritaient des métiers à tisser.

On peut sans aucun doute parler à Sarcelles dès les VIe-VIIe siècles de « village » constitué, avec la présence d'un habitat proche de son cimetière et sans doute de son lieu de culte.

Une réorganisation du village

Entre la fin du Xe siècle et le XIIe, apparaît un parcellaire plus marqué. Des terrasses sont créées pour modeler le relief et l'habitat se concentre entre l'actuelle rue de la Libération et une voie qui disparaîtra à la fin de cette période. À noter que cette dernière se trouvait dans le prolongement de l'impasse des Pilliers qui menait directement à la rivière. L'habitat se compose de deux bâtiments sur poteaux de bois dont certaines cloisons sont faites de clayonnages enduits de plâtre. L'activité de tissage se poursuit dans de petits bâtiments isolés et, aux XIe-XIIe siècles, les silos à grains se multiplient.

Correspondant à la période où l'église paroissiale est reconstruite, cette réorganisation de l'habitat peut être envisagée à travers la volonté d'un pouvoir local. D'autre part, les ossements animaux découverts montrent une amélioration notable de l'alimentation : consommation de porcs inhabituelle et préparation de conserves d'agneaux.

Des maisons de vignerons

A partir du XIIIe siècle, le bâti sur poteaux de bois disparaît ainsi que les structures annexes (petits bâtiments excavés et silos). Creusées dans le substrat marno-calcaire, les premières caves apparaissent. Leur plan (couloir donnant accès à des diverticules latéraux) est typique des installations destinées à conserver le vin. Une construction située à proximité a été interprétée comme un pressoir.

L'utilisation du plâtre dans les maçonneries se généralise. Il est parfois fabriqué sur place comme le montre le four découvert. Utilisé au XIVe siècle, il est du type à tirage direct, selon le principe de la cuisson « à longue flamme ». Aménagé dans une fosse profonde de 45 centimètres, perpendiculairement au vent dominant, il a permis la cuisson de trois charges de plâtre d'un volume compris entre 1 et 3 mètres cubes chacune.

Au XVe siècle, un nouveau bâtiment est construit. Ses habitants bénéficient d'une latrine qui a livré aux archéologues un grand nombre de céramiques et d'ossements animaux rejetés lors de son abandon.

Après le percement de la route Royale

La fin du XVIIIe siècle est marquée par le percement de la Voie royale (actuelle rue Pierre-Brossolette). Une des conséquences en sera le déplacement du centre du village au profit du bas Sarcelles ; l'isolement du secteur de l'église s'accentuera en 1820 avec le déplacement du cimetière vers la rue des Orfèvres.

L'ouverture de la nouvelle voie remodèle la physionomie du centre ancien en restructurant l'emplacement et la forme du bâti. Au début du XIXe siècle, on construit le long de la rue de la Libération un bâtiment en L dont la cour intérieure s'orne d'un petit bassin. L'aile perpendiculaire à la rue subsistera jusqu'en 1980.

Les maisons présentes lors de la fouille ont fait l'objet de visites sommaires. La tapisserie d'une pièce aménagée dans les combles était très originale : elle était composée de premières pages du Petit Journal relatant notamment l'assassinat de l'impératrice Sissi (1898).

En savoir plus

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999. (collection Le Patrimoine des communes de France).

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