• Site du CEEVO
  • Valdoise Tourisme
  • Site de la MDPH
  • Site du SDIS
  • Val d'Oise Technopole
  • Val d'Oise Habitat
  • Site du SEMAVO
  • Site d'Ecran Vo
  • Site du CDFAS
  • Site du CODERPA
  • Site des archives départementales
  • site du musée Archéologique
  • Site du musée de l'outil
  • Site de la Maison du Docteur Gachet
  • Site de l'abbaye de Maubuisson
  • Site du Château d'Auvers-sur-Oise
  • Site du Château de la Roche-Guyon
  • Site Valdoise MyBalade
  • Ile de Loisirs de cergy-Pontoise
  • RDV.valdoise.fr
  • REVODOC
  • Actions Educatives
  • Site ANPER
  • Site senior du Val d'Oise
  • Subenligne, la demande de subvention en ligne
  • site du CAUE
  • Site du CODES 95
  • Debitex Telecom
  • Maximilien

Archéologie & histoire de Saint-Prix

Voir l'image en grand Plan d'intendance, ADVO, 1784, 25Fi106De Tour à Saint-Prix

Jusqu'au XVe siècle, le village s'est appelé « Tour ». La paroisse avait pour patron saint Fiacre, moine irlandais, fondateur au VIIe siècle d'un monastère à Meaux (Seine-et-Marne). « Tour » disparut au profit de Saint-Prix, nom d'un évêque de Clermont († 674) dont les reliques avaient été offertes à l'église en 1278 par Jean, originaire du village, trésorier du Temple à Paris. Le renom du saint, réputé soulager « les personnes impotentes des bras et des jambes », entraîna le développement d'un grand pèlerinage. Il se déroulait en juillet autour de la fontaine où l'on plongeait les infirmes. Près du prieuré attenant à l'église, la grande cave du XVe siècle, mise au jour en 1993, appartiendrait à une des auberges destinées aux pèlerins.

Découvertes archéologiques

Dans la forêt de Montmorency, des outils en grès (racloir, grattoirs, pointes) ont été rattachés à la période Épipaléolitique-Mésolithique. Le polissoir en grès néolithiquetrouvé près de la fontaine Sainte-Radegonde est sur le territoire de Bouffémont.

En 1887, quelques sarcophages en pierre et en plâtre datés de l'époque mérovingienne ont été trouvés près de l'église.

Prieuré Blanc, Prieuré Noir

Au XIe siècle, Geoffroy le Riche de Montmorency (~ 1045-~ 1087) épousa Richilde (~ 1060- ?), petite-fille de Bouchard le Barbu, qui lui apporta en dot l'église et la terre de Tour. Au nord de l'église dédiée alors à saint Fiacre (inscrite au titre des monuments historiques), ils fondèrent un prieuré et l'offrirent vers 1085 au premier abbé de Saint-Martin de Pontoise, le futur saint Gautier (~ 1030-† 1099).

Au XVIe siècle, les chanoines victorins du Bois-Saint-Père - dont le monastère s'élevait dans la paroisse limitrophe de Bouffémont - reçurent du Jean Le Caron une maison dans le village (rue de la Croix-Saint-Jacques). Ce nouveau logis prit le nom de Prieuré Blanc pour le différencier du Prieuré Noir, ces adjectifs rappelant la couleur des habits monastiques - blancs pour les victorins, noirs pour les bénédictins de Saint-Martin de Pontoise.

Dans les années 1980-1990, la fouille de ces deux sites a livré des monnaies, des céramiques et des vitraux, ainsi qu'une pièce exceptionnelle ayant appartenu à un artisan peaussier du XVe siècle : sur une face, cette matrice de sceau en laiton (18 mm de diamètre) portait, dans un double cercle de grènetis, la légende « + S' IEhAN.TOVRNEMINE » ; dans le champ uni, étaient représentés une paire de ciseaux ouverts, flanquée à gauche d'un peigne à carder la laine et à droite d'un racloir de peaussier.

Le château de la Chasse et son hameau

Le château de la Chasse, qui appartenait aussi aux Montmorency, passe pour avoir été édifié dès le XIIe siècle. Ses douves et ses étangs étaient alimentés par leru du Nid-d'Aigle qui recueillait les eaux des vallons situés en amont. En 1207, Matthieu II (1189-1230), grand connétable de France, y donna une fête en présence de son beau-frère, Simon IV de Montfort (~1165-1218), et du comte Mathieu III de Beaumont (~1155-1208). Plusieurs fois pris et repris pendant la guerre de Cent ans, ce rendez-vous de chasse accueillit les rois de France jusqu'à Henri II (1519-1559).

En 1392, Jacques de Montmorency (1370-1414) avait bâti à proximité deux tuileries et un logis pour sa mère, Pernelle de Villiers. Au XVIIe siècle, un petit hameau s'élevait au sud-est de la forteresse, dont le corps central sur plan carré était flanqué de quatre hautes tours. Le Grand Condé (1621-1686) y fit quelques réparations. Un document daté de 1692 décrit un « fort château bien ancien, fossé sur lequel il y a un pont-levis pour rentrer [...], basse-cour fermée de hautes murailles, devant un étang de six arpents, derrière un autre étang de trois arpents. » Après son dérasement partiel en 1728, on peut citer parmi ses propriétaires Louis Bonaparte (1778-1846) ou le dernier prince de Condé, Louis VI Henri de Bourbon (1756-1830). Le château (inscrit au titre des monuments historiques) appartient aujourd'hui à l'office national des forêts.

Le domaine de Rubelles

En 1272, Gautier de Rubelles (Rupellœ), frère de Jean Ier de Tour, sous-trésorier puis trésorier du Temple à Paris, fit don à l'ordre militaire d'un domaine situé à 400 mètres du centre du village. Le hameau de Rubelle, à l'angle des rues de Rubelles,de la Marne et de l'Yser, fut rattaché jusqu'en 1312 à la commanderie templière deCernay (Ermont), puis à la maison hospitalière de Louvières-Le Vaumion dans leVexin. À la fin du XVIIe siècle, sa ferme consistait en une maison avec grange, étable, écurie, bergerie, pressoir et autres bâtiments, cour et jardin, cent-vingt arpents de terre dont dix de vignes, etc. Souvent cités dans les inventaires, les pressoirs sont en rapport avec la vigne qui prospérait, depuis au moins le Moyen Âge, sur ce coteau des buttes de Montmorency tourné vers le sud.

Le château médiéval de Rubelles, reconstruit au début du XVIe siècle, fut acquis par le connétable Anne de Montmorency (1492-1567) en 1560. Au XVIIIe siècle, il appartenait à François Nicolas Lebas du Plessis, seigneur de Saint-Prix, sous-lieutenant des grenadiers au régiment des gardes françaises. Cette belle propriété, agrémentée de bois et de jardins où s'élevait un petit Temple d'Amour (allées des Marronniers et des Érables), comprenait : « une cour d'entrée aux deux côtés de laquelle sont deux pavillons couverts d'ardoise, un principal corps de logis appliqué au rez-de-chaussée à côté duquel est un petit bûcher et deux remises de carrosses une chapelle et une sacristie, deux pavillons en saillie du côté de la cour adossés contre le corps de logis à couverture d'ardoise ».

Autres domaines

Le prieuré de Saint-Martin-des-Champs de Paris avait en 1184 un important fief dit de Maubuisson (sans rapport avec l'abbaye située à Saint-Ouen-l'Aumône). Lechâteau de La Terrasse (2, rue Auguste-Rey), bâti au XVIe siècle sur ce fief par des marchands drapiers, fut rénové au XVIIIe siècle. L'abbé de Lamennais (1780-1860), puis Victor Hugo (1802-1885) et sa famille, y vécurent quelques mois.

Les Célestins de Paris eurent aussi à partir du XVe siècle une ferme sur le chemin de Montlignon.

Le domaine de Leumont aménagé vers 1645 s'étendait de part et d'autre de la limite avec Saint-Leu.

Le cimetière Bosc

Au début du XIXe siècle, le naturaliste Louis Augustin Bosc d'Antic (1759-1828) vécut quelques années dans l'ancien prieuré Sainte-Radegonde de Bouffémont. Il choisit de se faire inhumer au cœur de la forêt, dans un vallon tout proche de sa demeure. Le cimetière Bosc est inscrit au titre des monuments historiques.

En savoir plus

Histoire de Saint-Prix, ouvrage collectif, Agence régionale d'édition pour les municipalités, 1982, 275 pages illustrées (Histoire de notre ville).

La châtellenie de Montmorency des origines à 1328, aspects féodaux, sociaux et économiques, par Brigitte Bedos, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin, 1980, 405 pages.

« Les Templiers en Val-d'Oise », par François Chairon, Gérard Ducœur, Vivre en Val d'Oise, 34, 1995, p. 16-25.

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, atelier de restitution du patrimoine ethnologique 16 pages illustrées.

Briqueteries et tuileries disparues du Val-d'Oise, par Daniel Baduel, Saint-Martin-du-Tertre, Syndicat d'initiative, 2002, p. 219-221.

Les arbres remarquables du Val-d'Oise, par Benoît Cerf, Annick Couffy, Michel Jourdheuil et Valérie Schlumberger, Paris, Dakota Éditions, 2005, p. 12-13.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999. (collection Le Patrimoine des communes de France).

Restez connectés

Conseil départemental

2 avenue du parc
CS 20201 CERGY
95032 CERGY PONTOISE CEDEX

Venir nous voir


Accueil public : du lundi au vendredi, de 8h15 à 18h00
Téléphone : 01 34 25 30 30

Inscrivez-vous à notre newsletter

Restez connectés et suivez toute notre actualité et nos derniers événements grâce à notre newsletter mensuelle !

Les dernières infos sur @valdoise