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Archéologie & histoire de Saint-Leu-La-Forêt

Saint-Leu carte cassiniVoir l'image en grand L'église en ruines et les deux parcs. Carte de Cassini, 1756Le premier village de Saint-Leu se regroupait jadis autour de son église, près d'une ligne de sources qui jaillissaient à l'orée de la forêt de Montmorency. Il s'est peu à peu déplacé au bas du coteau, sur le chemin de Paris à Auvers (route départementale RD928), qui remonterait à l'Antiquité. Les châteaux dits « du Bas » et « du Haut » marquaient encore au XVIIIe siècle cette organisation territoriale.

Découvertes archéologiques

Peu de découvertes archéologiques éclairent l'histoire du territoire avant le Moyen Âge. Dans la forêt de Montmorency, de l'outillage en grès taillé a été attribué à la période Épipaléolithique-Mésolithique et un fragment de hache taillée, au Néolithique.

À proximité de l'ancienne église, deux sarcophages en pierre ont été trouvés vers 1920 dans le jardin de la villa Beausite, longé par la rue Madame. Malgré l'absence de mobilier associé, il ont été datés de l'époque mérovingienne.

La paroisse et la seigneurie

Le premier document d'archives connu se rapporte au don fait en 1122 par Bouchard de Montmorency à l'abbaye Saint-Martin de Pontoise : les bénédictins reçurent alors l'église Saint-Leu avec la chapelle du Plessis-Bouchard qui en dépendait. La dédicace de l'église à saint Leu ou Loup (S. Lupus) rappelle l'archevêque de Sens († 623). Il est souvent associé à saint Gilles, ermite puis abbé en Provence au VIIe siècle, dont la fête était souhaitée le même jour, le 1er septembre.

La seigneurie dont avait hérité Bouchard I de Saint-Leu († 1284), un des fils de Bouchard VI de Montmorency († 1244), était importante : outre le château avec les jardins et les bois attenants, elle comportait en 1368 deux fours banaux, 15 livres de cens, 14 sols de corvées, 57 setiers de vin perçus sur des maisons de Taverny, 450 arpents de bois, la haute, moyenne et basse justice de Saint-Leu, et des biens au Plessis-Bouchard, à Montmorency, Groslay et Deuil.

Aiglantine de Vendôme, femme de Mathieu de Montmorency († 1360), fut inhumée dans l'église. Ce dernier appartenait à la branche des Montmorency seigneurs de Goussainville, qui étaient possessionnés à Saint-Leu et achetèrent en 1403 le fief de Bossencourt.

En 1686, l'église Saint-Leu/Saint-Gilles fut détruite malgré les protestations de M. Le Clerc de Lesseville. Il obtint l'autorisation d'élever à son emplacement une chapelle (au nord de la rue Madame face à la rue de Bellevue). La nouvelle église érigée dans la partie basse de Saint-Leu fut dédiée le 7 novembre 1690. Elle était perpendiculaire à la Grande-Rue et son chœur était tourné vers le nord et non vers l'orient, comme le voulait l'usage. L'abbé Jean Lebeuf la décrit comme « un bâtiment presque tout de plâtre ».

En 1847, les restes de Louis Bonaparte, ancien roi de Hollande, et de son second fils, y furent transportés d'Italie. Son troisième fils Charles Louis Napoléon (1808-1873), président de la République et futur empereur, fit rebâtir l'édifice à ses frais sur les plans de l'architecte Eugène Lacroix (1814-1873). Près des tombeaux de la famille Bonaparte, la crypte accueillit ceux de Mme de Broc (1784-1813) et de sa sœur la maréchale Ney (1782-1854), toutes deux amies d'Hortense de Beauharnais. Dans le chœur, un grand monument en marbre blanc, sculpté par Louis Petitot (1794-1862), représente Louis Bonaparte en costume d'apparat. En 1869, Napoléon III offrit les orgues, œuvre de Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899).

Place de la Forge, une petite chapelle, Saint-Jean-des-Forges, avait été fondée en 1333 par Jean de la Chaumette, chancelier de la cathédrale de Meaux. Dépendant de l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris, elle était desservie par une communauté conduite par un prieur ; elle fut plus tard dédiée à la sainte fondatrice du monastère parisien. Aujourd'hui restaurée, elle présente une charpente du XVIIe siècle.

La léproserie de la Chaumette

À l'angle des chemins de Pontoise et de Montmorency (rue du Général-de-Gaulleet ancien chemin de Paris), s'élevait avant 1237 la léproserie de La Chaumette(leprosaria de Calmetta) qui accueillait, avec les malades d'Ermont et de Saint-Leu, ceux de Bessancourt, Frépillon, Tour (futur Saint-Prix) et son hameau de Montlignon, Eaubonne, Le Plessis-Bouchard, Méry et Taverny. Au XVIe siècle, sa chapelle fut dédiée à sainte Marguerite. Cette maladrerie disparut au XVIIIe siècle au profit d'un château classique. En 1806, il passa aux mains du comte Michel Régnaud de Saint-Jean d'Angély (1760-1819), propriétaire de l'ancienne abbaye Notre-Dame du Val à Mériel.

Les cisterciens de cette abbaye avaient exploité jadis un vignoble à Saint-Leu où ils avaient un logis avec chapelle, pressoir, cellier, caves et étables (53-59, rue du Château).

Château d’En Haut, château d’En Bas

Le vieux château de Saint-Leu ou de Leumont devint en 1625 la propriété de Claude Clerselier, conseiller, notaire et secrétaire du roi. Il consistait alors en une maison avec cour, dépendances et douze arpents de terre, clos de murs, haies vives ou fossés. Vers 1645, son nouveau propriétaire, Charles Le Clerc de Lesseville, conseiller en la cour du roi, le fit démolir et fit construire, vers Saint-Prix, une demeure appelée château d'en Haut - par opposition au château d'en Bas, bâti un demi-siècle plus tard par Lorieul de la Noue. Ce dernier, secrétaire du roi et homme d'affaires, réunit un temps les deux propriétés, avant d'être accusé de banqueroute frauduleuse en 1701.

Le parc du château d'en Haut était agrémenté d'une « pièce d'eau portant bateau » et « d'un parc à la française de faible étendue mais dont les perspectives se prolongeaient dans la forêt ». En 1774, Jean-Joseph de Laborde (1724-1794), financier et banquier du roi, aménagea le parc du château d'en Bas. Amateur de jardins anglais, il employa un « dénommé Prescott, dessinateur des jardins de la comtesse de Boufflers à Auteuil ». Alimentée par le captage de la fontaine Genêt dans la forêt, une « rivière » jaillissait de la grotte du Gros Rocher et chutait de cascade en cascade jusqu'à une rocaille artificielle surmontée d'un temple, avant de s'élargir pour permettre le canotage. Le Gros Rocher (rue du Château) indique l'emplacement de la Source Méry, établissement d'eau minérale fondé vers 1900.

Le financier Nicolas Beaujon (1708-1786) en 1777, promoteur de fondations aussi diverses que la Folie-Beaujon ou d'un hospice pour les orphelins, puis Louis Philippe d'Orléans (1747-1793), duc de Chartres, en 1780, acquirent le domaine. Le prince y installa sa maîtresse, Madame de Genlis (1746-1830), et lui confia l'éducation de ses enfants. Pour embellir son domaine, il fit appel au jardinier écossais Thomas Blaikie (1750-1838), qui travailla plus tard pour lui au parc Monceau. Ce dernier modifia le cours de la « rivière » et acclimata dans le parc d'en Bas des espèces variées, indigènes et étrangères : en 1794, il comptait 19 000 plants dont une moitié de pins d'Écosse.

Louis Bonaparte (1778-1846) réunit les deux domaines en 1804, fit abattre le château d'en Haut et remanier les jardins - auxquels il ajouta quelques parcelles de forêt - par Louis Martin Berthault (1771-1823). Sur ces quatre-vingts hectares, de nouvelles fabriques virent le jour : vallée suisse avec chaumières, pont du diable, monument égyptien... ; trois étangs vinrent compléter les aménagements hydrauliques antérieurs. Hortense de Beauharnais (1783-1837), épouse de Louis, y vécut jusqu'à la chute de l'empire en 1815.

Le dernier prince de Condé, Louis VI Henri de Bourbon (1756-1830), s'installa à Saint-Leu en 1816. Cinq ans après son suicide, le château fut détruit, le domaine loti et des allées rectilignes ouvertes (chemins d'Apollon, de Madame, rue du Château). En 1844, une colonne en pierre fut érigée ; elle est surmontée d'une croix en marbre réputée être à la hauteur de la fenêtre où le prince s'était pendu, et les heaumes qui ornent sa base rappellent les faits d'armes de la famille de Condé.

En savoir plus

Saint-Leu-la-Forêt à travers les siècles, par André Maillard, Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, 2003, 238 pages (collection Monographies des villes et villages de France, réédition de 1936).

Saint-Leu-la-Forêt, par Marie-Paule Défossez et Solange Bastin, Éditions du Valhermeil, 1997, 158 p.

La châtellenie de Montmorency des origines à 1328, aspects féodaux, sociaux et économiques, par Brigitte Bedos, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin, 1980, 405 pages.

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, atelier de restitution du patrimoine ethnologique,16 pages illustrées.

Briqueteries et tuileries disparues du Val-d'Oise, par Daniel Baduel, Saint-Martin-du-Tertre, Syndicat d'initiative, 2002, p. 270.

Les arbres remarquables du Val-d'Oise, par Benoît Cerf, Annick Couffy, Michel Jourdheuil et Valérie Schlumberger, Paris, Dakota Éditions, 2005, p. 14-15.

Jardins en Val-d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 1993, p. 160-170, 173.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999. (collection Le Patrimoine des communes de France).

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