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Archéologie & histoire de Saint-Gratien

Carte de l'abbé de la Grive, 1740 Voir l'image en grand Carte de l'abbé de la Grive, 1740 Des marais aux cressonnières

Jadis, le ruisseau de la Fontaine-d'Ermont formait au nord la limite avec Eaubonneavant de se jeter dans le lac de Montmorency, aujourd'hui lac d'Enghien. De part et d'autre s'étendaient des marais alimentés par des sources hydrosulfureuses. Les habitants ne disposaient que de la fontaine Saint-Gratien, qui tarissait pendant les grandes sécheresses. Au XIXe siècle, on entreprit de rendre productives ces roselières creusées de fondrières qui les rendaient dangereuses. De vastes fosses furent ouvertes pour la culture du cresson et des puits creusés pour les alimenter en eau pure. De grandes planches maraîchères fournissaient des légumes d'espèces variées aux marchés parisiens.

Découvertes archéologiques

Au moment de l'aménagement du boulevard interurbain du Parisis, au lieudit Les Petits-Bois, du mobilier néolithique a été recueilli : éclats de silex ou de grès et tessons de céramique décorés d'impressions à l'ongle, de bandes réalisées au peigne à quatre dents ou de « boutons ». On note aussi un fragment de bracelet en schiste.

Au lieudit Les Marais, la fouille a révélé un site occupé de l'âge du Fer jusqu'au Haut-Empire. Pour la période la plus ancienne (Hallstatt final - Tène ancienne), deux silos et un fossé ont été reconnus. Le mobilier comportait de la céramique, dont deux perles, et des ossements animaux (notamment du cheval et un crâne de chien). Au Haut-Empire, des fossés, comblés à la fin du IIe ou au début du IIIe siècle après J.-C., limitaient un enclos quadrangulaire. Deux bassins ayant servi de rouissoirs flanquaient un bâtiment (6 x 7 mètres).

La paroisse

Jadis, le village se concentrait au carrefour des chemins d'Argenteuil (rue Berthe-Albrecht) et d'Épinay àCernay (rues d'Ermont et du Général-Leclerc), à l'écart de laroute royale de Paris àPontoise (boulevards Pasteur et Foch) qui passait plus au sud. D'après la tradition locale, le premier lieu de culte aurait été une chapelle dédiée à saint Gratien, arrêté et décapité pour avoir refusé d'adorer les idoles païennes sous Dioclétien (245-313). Si la paroisse porte déjà son nom au XIIIe siècle, certains textes du XVIIe siècle mentionnent S. Gratiani de Gailleville, ce qui est sans doute le nom d'origine du village. Des fouilles ouvertes en 1972 à l'angle des rues Deschamps et de la Sœur-Angèle, emplacement présumé du premier sanctuaire, n'ont révélé qu'un sol très perturbé par la reconstruction de l'église au XIXe siècle.

En ruines en 1854, l'église fut abattue en 1860. Elle contenait les tombeaux des anciens seigneurs et notamment celui de Nicolas de Catinat. Profané en 1793, son mémorial de marbre noir exécuté par le sculpteur Simon Hurtrelle (1648-1724) fut replacé dans la chapelle Saint-Émilien de la nouvelle église et orné d'une statue du maréchal due au comte Émilien de Nieuwerkerke (1811-1892). L'ensemble a été classé au titre des objets monuments historiques en 1902 et 1911.

La rue de la Maladrerie du cadastre de 1832 (rue Berthe-Albrecht) rappelle la léproserie qui accueillait jadis les malades de Saint-Gratien et d'Épinay.

La seigneurie

Au Moyen Âge, la terre de Saint-Gratien était partagée entre les Montmorency, l'abbaye de Saint-Denis et le prieuré de Conflans. Ce dernier vendit sa seigneurie à Jean Poisle (1488-1560), conseiller au Parlement de Paris. Son fils Jacques (1559-1623) y fit construire en 1610 un nouveau château (inscrit à l'inventaire des monuments historiques en 1965). Le titre de seigneur de Saint-Gratien revint à son gendre Pierre II de Catinat (1598-1674), qui le transmit lui-même, après la mort de son fils aîné, à son cadet, Nicolas de Catinat de La Fauconnerie (1637-1712), maréchal de France. Il y vécut à partir de 1702, rédigeant ses mémoires et entretenant une correspondance assidue avec Vauban (1633-1707) ou Fénelon (1651-1715). En 1710, Louis XIV (1638-1715) lui offrit le cèdre du Liban qui se dresse aujourd'hui devant l'hôtel de ville ; classé au titre des sites en 1935, il est répertorié comme arbre remarquable de France.

Les châteaux modernes

Bien qu'il soit décrit, au début du XVIIIe siècle, comme « une très chétive maison [...] d'antique construction », le château Catinat consistait en 1847 « en un grand corps de logis semi-double en profondeur, avec avant-corps aux extrémités [...], un rez-de-chaussée comprenant d'un côté un vestibule, une cuisine, une salle à manger, un office, un petit salon ; de l'autre côté, un vestibule, un cabinet de travail, un grand salon, un boudoir, une salle de billard. Un premier étage comprenant huit chambres d'amis ou de domestiques. Le tout couvert en ardoises. Les dépendances se composent de deux corps de bâtiments : celui de droite en entrant contient un logement de concierge, des remises, écuries, un pressoir avec tous ses accessoires, une laiterie, un fournil, et de vastes greniers [...]. Celui de gauche contient un fournil et des dépendances. Au fond de la cour, un colombier de forme circulaire, deux grandes vacheries avec auges et accessoires. » La propriété comprenait aussi un jardin en parterres, un potager, un verger, un jardin anglais, une luzerne, des prés, une futaie avec ses allées, une pépinière de peupliers, une pièce d'eau et des terres labourables, et au-delà, d'autres prés, vignes et fermes.

En 1832, le marquis Astolphe de Custine (1790-1857) s'établit au château du Belvédère, bâti en 1806 dans une partie du parc de Catinat. Il y donna des fêtes somptueuses auxquelles participaient des peintres - Delacroix, Ingres, Madame Vigée Le Brun -, des musiciens - Chopin, Meyerbeer -, des écrivains - Balzac, George Sand, Sainte-Beuve. Vendue par adjudication en 1860, cette propriété de neuf hectares fut divisée en onze lots et la demeure, entièrement démolie.

En 1851, la princesse Mathilde (1820-1904), installée dans le château neuf construit sous le premier Empire dans une autre partie du parc, loua le château Catinat. Elle l'acheta cinq ans plus tard pour y recevoir ses amis - Alexandre Dumas, les frères Goncourt, Théophile Gautier et bien d'autres hommes de lettres, d'arts ou de sciences. Acquis en 1929 par la mission en faveur des Arméniens catholiques, il est devenu en 1955 propriété municipale. Après avoir abrité l'école primaire, il accueille aujourd'hui le service social de la mairie et une salle d'exposition.

En savoir plus

Catinat, maréchal de France, seigneur de Saint-Gratien, par l'Association Saint-Gratien d'hier et d'aujourd'hui, Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, 1988, 54 pages illustrées.

Saint-Gratien autrefois, par l'Association Saint-Gratien d'hier et d'aujourd'hui, Centre culturel du Forum, 2005, 191 pages illustrées.

La châtellenie de Montmorency des origines à 1328, aspects féodaux, sociaux et économiques, par Brigitte Bedos, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin, 1980, 405 pages.

Dessèchement et mise en culture des anciens marais, par M. Fossiez, Mémoires de la société royale et centrale d'agriculture, 1845, 8 pages.

Les arbres remarquables du Val-d'Oise, par Benoît Cerf, Annick Couffy, Michel Jourdheuil et Valérie Schlumberger, Paris, Dakota Éditions, 2005, p. 127, 158-159.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999. (collection Le Patrimoine des communes de France).

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