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Archéologie & histoire de Neuville-sur-Oise

Posée dans le méandre de l'Oise, Neuville a été, comme l'indique le nom de Novavilla au XIe siècle, une ville neuve dont la date et les circonstances de fondation sont inconnues.

Le hameau a d'abord appartenu à la paroisse de Cergy, qui relevait du diocèse de Rouen. En 1687, ses habitants furent rattachés à Éragny, au diocèse de Paris, dont l'église était plus proche. Le territoire fut érigé en commune en 1868.

Découvertes archéologiques

Des silex taillés du Paléolithique ont été découverts dans les sablières de la plaine de Ham. En 2008, les travaux de la station d'épuration ont montré une importante séquence stratigraphique allant du Néolithique au Moyen Âge.

Vers 1900, les dragages de l'Oise ont livré une marmite en bronze supposée gallo-romaine. De forme hémisphérique — 0,40 m de diamètre ; 0,44 m de hauteur ; poids : 25 kg —, elle ne portait aucun ornement sauf au pied et présentait des traces de réparations. L'ensemble, légèrement patiné, était en partie recouvert « de crassier de rivière ».

Un squelette associé à une poterie grise a été signalé en 1932 dans une sablière à l'ouest de Ham. Il n'a pu être rattaché à une période historique, pas plus que les « centaines de squelettes » observés vers 1830 lors de la construction de maisons « entre les n° 48 et 60 de la rue de Cergy», avec quelques cercueils en plâtre.

En 2011, des vestiges d'une ligne de défense établie en 1939 ont été découverts dans la boucle de l'Oise.

Le bac et les ponts

D'après l'enquête menée en 1882 par la Commissiondépartementale des antiquités et des arts, le lieudit Le Camp, dans la boucle de l'Oise, remonterait à la guerre de Cent ans. La tradition veut que, pour secourir leurs soldats assiégés dans Pontoise par les Français, les Anglais aient remplacé le bac par un pont en bois, entre Jouy et Neuville. Il existait en tout cas en 1476 et fut détruit à une date inconnue.

En 1622, Innocent de la Grange († vers 1630), seigneur de Neuville, voulut faire construire à ses frais un pont à seize arches, pour raccourcir le trajet entre Paris et la Normandie en évitant Pontoise. Mais ce projet mettant en péril de nombreux intérêts, les échevins firent arrêter les travaux et le bac fut maintenu. On y accédait par une levée pavée, deux rampes d'arrivée et trois pontons, établis au-dessous et tout près du pont actuel. Le passeur avait une petite maison du côté de Jouy.

Le pont suspendu, à péage et voie unique, bâti en 1839 fut refait à l'identique en 1873. Un siècle plus tard, à quinze mètres en amont de l'ancien, on en lança un autre à tablier suspendu qui fut dynamité en 1940. La passerelle provisoire aménagée en 1952 fut remplacée en 1974.

La seigneurie

1. De Raoul Deliès aux La Grange-Trianon

À la fin du XIe siècle, Neuville appartenait à la famille du vicomte de Pontoise Raoul Deliés (Radulphus Delicatus, le « délicat »), beau-père de Bouchard de Montmorency, et le village relevait comme celui d'Éragny de la baronnie de Conflans.

Dédoublée à la fin du XIVe siècle, la seigneurie était divisée en au moins deux parts. Jeanne de Rhus déclarait avoir, dans un aveu rendu en 1381 au baron Jacques de Montmorency (1370-1414), « maison, cour, colombier, jardin et vigne derrière le jardin avec une autre maison achetée en 1372 à Jean le Preux, puis une autre maison, cour devant les étables, vigne et terre derrière aboutissant à l'Oise ». L'autre fief était tenu par Michel Abados qui y renonça en 1405 au profit du baron.

En 1460, Nicolas Thude, bourgeois de Pontoise, devint le principal seigneur en rassemblant plusieurs fiefs, qui passèrent par alliance à la famille Guibert en 1486 puis en 1580 à celle de La Grange-Trianon.

Dix-sept panneaux de chêne, sculptés de personnages et d'ornements dans le style Renaissance ont été classés monuments historiques en 1944 et sont déposés à la mairie. Ils proviendraient de l'ancien manoir.

2. Des La Grange-Trianon à Florimond Mercy-d'Argenteau

En 1636, Sébastien de La Grange († 1637), abbé de Saint-Acheul près d'Amiens, chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris et aumônier ordinaire du roi, léguait à son frère Charles sa part d'héritage dans la seigneurie de Neuville, à la condition qu'il y fasse bâtir une chapelle avec caveau funéraire et entretienne un chapelain pour dire la messe et instruire les enfants pauvres de Neuville et de Ham. Dédié à la Trinité, le nouvel édifice reçut la sépulture de l'abbé le 12 mai 1637.

En 1642, Charles de La Grange († 1654), maître des comptes à Paris et conseiller au Parlement, ajouta à ses biens la baronnie de Conflans et entreprit d'édifier une demeure prestigieuse à Neuville. Entre cour et jardin, le corps de bâtiment central, couvert d'une terrasse soulignée par des balustrades, reliait les ailes délimitant la cour d'honneur. Au nord-ouest, la ferme s'organisait autour de deux autres cours fermées par des écuries, granges, bergerie, étable, greniers et pressoirs. Ces bâtiments et le pigeonnier sont en voie de réhabilitation, rue Joseph-Cornudet.

Charles de La Grange fut inhumé dans le caveau creusé sous le chœur de la chapelle, où reposaient déjà son frère Louis († 1640), seigneur de Chennevières, et sa deuxième épouse Marie Pâris († 1643). De son premier mariage, il avait eu une fille, Anne (1632-1707), qui épousa contre son gré Louis de Buade (1622-1698), comte de Frontenac et gouverneur de la Nouvelle France. Elle n'hérita de son père que les seigneuries de Neuville et de Ham, le château formant le douaire de la troisième femme de Charles de La Grange, Marie Françoise Chouaisme (vers 1631-1716), veuve de Gilles de Maupeou (1620-1647), seigneur d'Ableiges. L'ensemble passa à leur fille Françoise (vers 1650-1729), marquise de Ménars et belle-sœur de Colbert (1619-1683). En 1752, il fut rétrocédé à Louise Charron de Ménars (vers 1732-1784), marquise de Castellane. Le plan terrier dressé à cette occasion figure la « maison du chapelain », face au « petit potager » (au niveau des n° 51-53 de la rue Joseph-Cornudet).

3. De Florimond Mercy-d'Argenteau à Émile Cornudet des Chaumettes

Le Pavillon d'AmourVoir l'image en grand Le Pavillon d'Amour
En 1775, le comte Florimond Mercy-d'Argenteau (1727-1794), ambassadeur d'Autriche, acheta 390 000 livres la baronnie de Conflans, la terre et le château de Neuville avec plusieurs fiefs dont celui de La Braque à Gency, un hameau de Cergy. À cette époque, de vastes jardins à la française ornaient le parc au sud-est tandis qu'un grand et un petit potagers, organisés en carrés, s'étendaient de part et d'autre de la ferme. Le plan de 1769 révèle une glacière au fond de l'impasse, 73, rue Joseph-Cornudet. Le cèdre de l'Atlas et le Pavillon d'Amour bâti près du bac et « faisant avant-corps dans la rivière » sont les seuls vestiges de ce parc.

En 1791, le comte revendit 300 000 livres ses domaines avec les droits de bac sur la Seine et l'Oise à Pierre Jean Baptiste Picquefeu de Bermon († 1810), négociant armateur au port d'Honfleur et maire d'Éragny de 1796 à 1810. En 1822, le vicomte Émile Cornudet des Chaumettes (1795-1870), sous-préfet, conseiller général et député de la Creuse, en devint propriétaire.

L’érection de la paroisse au XXe siècle

Le premier chapelain, Antoine Longer († 1661), avait été enterré dans le chœur de l'église d'Éragny près du banc du seigneur de Neuville.

Les habitants empruntaient le chemin de la Messe, dit aussi du Moulin (route D48E), pour aller aux offices et au moulin banal proche de la Croixdes Pointes. Là, ils croisaient un vieil itinéraire dit des Chasse-Marée qui prit le nom de chemin de la Princesse quand Mademoiselle de La Roche-sur-Yon, Louise Adélaïde de Bourbon-Conti (1696-1750), le fit prolonger vers son bac de Vauréal et, vers Paris, celui de chemin de l'Ambassadeur après sa remise en état par Mercy-d'Argenteau.

En 1863, grâce à une souscription volontaire de la population, une église paroissiale consacrée à saint Joseph fut construite sur un terrain offert par le comte Cornudet. Un cimetière fut ouvert l'année suivante et Neuville fut érigée en paroisse, avant de devenir commune en 1869.

Les archives privées du château ont été déposées aux archives départementales en 1980.

neuville-sur-oise Voir l'image en grand G. Tosello Un chasseur du paléolithique © Gilles ToselloLes dernières découvertes à Neuville-sur-Oise, "chemin Fin-d’Oise"

En 2008 et 2009, l'Institut national de recherches archéologiques préventives a fouillé des terrains concernés par le projet de mise aux normes de la station d’épuration de Cergy-Pontoise sur la rive gauche de l’Oise, à deux kilomètres de son confluent avec la Seine.

Les hommes sont venus à huit reprises sur une bande de terrain de largeur variable. La zone correspondant aux vestiges préhistoriques est la plus étroite, l’Oise coulant alors plus près du coteau abrupt. Des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique final ou des premiers temps du Mésolithique se sont installés dans une dépression peu marquée ; ils y ont laissé des pierres, des plaquettes ocrées et des nucleus de silex taillé. L’acidité des sables géologiques a entraîné la disparition des ossements animaux. L'étude des vestiges précisera s'ils appartiennent à un campement permanent ou à de simples haltes saisonnières.

Le Néolithique ancien et le Néolithique moyen/final sont représentés par une riche panoplie d'outils de silex, des os de bœufs et des pierres brûlées. À la fin de la Préhistoire, le lit de la rivière s’est décalé vers l’ouest. La céramique provenant de fosses se rattache au Bronze final, à la fin du Hallstatt et à La Tène ancienne. De larges trous (50 à 70 cm de profondeur et de circonférence) avec pierres de calage suggèrent des bâtiments sur poteaux de bois, peut-être contemporains d’une série de fossés. Le site a été réoccupé pendant le haut Moyen Âge, auquel sont rattachés plusieurs fosses et fours culinaires.

Voir l'image en grand Coupes théoriques de fossés antichars d’après le Manuel du gradé d’infanterie de 1938Un ouvrage de la ligne Chauvineau

En avril 2011, une équipe d'archéologues du Conseil général a procédé au diagnostic des terrains destinés à accueillir prochainement le Centre national de conservation des patrimoines. Ce nouvel équipement culturel comprendra les réserves, les ateliers de restauration et les laboratoires du musée du Louvre, d'Orsay et d'autres musées nationaux.


L'endroit recelait plusieurs traces de l'histoire militaire d'un lieu stratégique qui verrouillait le dernier méandre de l'Oise : une tranchée d'infanterie assez atypique, datée de la guerre franco-prussienne de 1870 ou de la première guerre mondiale, et un fossé antichar appartenant à la « ligne Chauvineau ». Cette ligne de défense a été construite entre 1939 et 1940 entre La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne), Senlis (Oise) et Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour contenir une attaque allemande et protéger la capitale. La fouille de ces vestiges militaires renseigne sur un patrimoine discret et souvent méconnu.

En savoir plus

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 259-261 (collection Le Patrimoine des communes de France)

Château de Neuville-sur-Oise : chartrier et papiers de famille, par Yvette Coudène et Geneviève Daufresne.
Conseil général du Val d'Oise, archives départementales, 1994, 125 pages illustrées.

Du bac au pont de Neuville (I, II, III, IV), par Françoise Waro. Vivre en Val-d'Oise, 56, 1999, p. 23-32 ; 57, 1999, p. 32-41 ; 58, 1999, p. 40-47 ; 59, 2000, p. 28-37.

Jardins en Val-d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard. Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 1993, p. 177 (gravure).

Les arbres remarquables du Val-d'Oise , par Benoît Cerf, Annick Couffy, Michel Jourdheuil et Valérie Schlumberger. Paris, Dakota Éditions, 2005, p. 132.

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