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Le musée archéologique du Val-d'Oise

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Sarcophages et stèles du haut Moyen Âge dans le jardin de ruines du patio


Inauguré en 1983 et agrandi en 1992, le musée archéologique du Val-d’Oise a reçu le label "musée de France" accordé par le ministère de la Culture & de la Communication.

La collection permanente rassemble des vestiges matériels de toutes les époques et de toute nature : de la Préhistoire aux Temps modernes, des fossiles piégés dans les sédiments marins du Secondaire et du Tertiaire aux graines retrouvés dans des fosses dépotoirs, des rebuts ménagers aux vases orfévrés, armes, stèles et autres trésors, ses collections offrent un mode privilégié d'accès à l'histoire.

L'archéologie devient alors un mode privilégié d'approche de l'histoire. Concrète, passionnée et passionnante, elle associe au goût de l'aventure et à la fascination pour les mystères du passé une interrogation sur l'humanité, ses origines, son évolution, son avenir.

Pour rendre ce patrimoine accessible à tous, l'équipe du musée met en œuvre différents moyens : création d'événements, organisation d'expositions temporaires, publications de catalogues, construction de programmes pédagogiques à l'intention des plus jeunes. Car c'est au musée que les enfants découvrent en s'amusant la rigueur de l'analyse et la mise en question des certitudes, indissociables de cette discipline.

Géologie

Campanile maximum du Danien.
Campanile maximum (moule interne) trouvé dans la carrière du Bois des Roches (Vigny). Ce gastéropode vivait dans les eaux chaudes de la mer de corail du Danien (– 65 à – 59 millions d'années). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.Campanile maximum (moule interne) trouvé dans la carrière du Bois des Roches (Vigny). Ce gastéropode vivait dans les eaux chaudes de la mer de corail du Danien (– 65 à – 59 millions d'années). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.

Le Bassin parisien est constitué d'un empilement de couches sédimentaires se relevant vers leur périphérie et offrant des formes de type cuesta (barre rocheuse), comme celle qui sépare les plateaux du Vexin et du pays de Thelle. Largement ouvert sur la Manche, il s'étend sur plus de 500 kilomètres entre le Massif central, les Vosges, les Ardennes, l'Artois et le Massif armoricain, qui appartiennent au vieux socle hercynien.

Sa dynamique géologique générale peut se résumer en grandes phases où alternent dépôts marins et dépôts détritiques produits par l'érosion du substrat terrestre. Ceux-ci sont eux-mêmes en relation avec la présence ou l'absence de la mer dans une région qui, du Secondaire à la fin du Tertiaire, a évolué en fonction des grands mouvements qui animaient la surface du globe et, notamment, des plissements alpins et pyrénéens.

Poisson fossile Cyclopoma (48 cm) du Lutétien.
Poisson cyclopoma (48 cm) trouvé à L'Isle-Adam dans les calcaires du Lutétien (Éocène moyen, – 45 à – 40 millions d'années). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.Poisson cyclopoma (48 cm) trouvé à L'Isle-Adam dans les calcaires du Lutétien (Éocène moyen, – 45 à – 40 millions d'années). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.

Préhistoire ancienne

Bifaces acheuléens (vers – 300 000 ans).
Bifaces acheuléens taillés dans la vallée de l'Oise il y a – 300 000 ans. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / D. Patry.Bifaces acheuléens taillés dans la vallée de l'Oise il y a – 300 000 ans. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / D. Patry.

Les preuves les plus tangibles de la présence de chasseurs-cueilleurs pendant la Préhistoire sont les outils qu'ils ont fabriqués. Leur mode de fabrication nous renseigne, notamment, sur le degré de maîtrise technique qu'ils avaient atteint dans la taille de la pierre.

Bloc de silex moustérien (vers - 100 000 ans)
Remontage d'un bloc de silex à partir des éclats et outils taillés par les chasseurs-cueilleurs moustériens qui fréquentaient la steppe arctique du Petit-Saule (Villiers-Adam), vers – 100 000 ans. Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.Remontage d'un bloc de silex à partir des éclats et outils taillés par les chasseurs-cueilleurs moustériens qui fréquentaient la steppe arctique du Petit-Saule (Villiers-Adam), vers – 100 000 ans. Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.

Préhistoire récente

Le dolmen du Bois-Coutrier à Guiry.
Le dolmen néolithique du Bois-Couturier (Guiry-en-Vexin). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise.Le dolmen néolithique du Bois-Couturier (Guiry-en-Vexin). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise.

Les sites habités par les premières communautés sédentaires se multiplient au Néolithique. Ces paysans-pasteurs se nourrissaient bien, leur santé était relativement bonne et leurs médecins étaient étonnamment experts en chirurgie crânienne.

Ils ensevelissaient leurs morts dans des sépultures collectives du type "allée couverte". Ces dolmens consistent parfois en une architecture montée en pierres sèches, parfois en grandes pierres (mégalithes) dressées les unes à côté des autres pour former la paroi et soutenir les tables de la couverture. La plupart comprend une antichambre, séparée de la chambre par une dalle percée d'un « trou d'homme ». Les défunts y ont été ensevelis avec des haches polies, entières ou intentionnellement brisées, des lames, des grattoirs, des racloirs et des pointes de flèche en silex, des poinçons en os, des outils en bois de cerf et des poteries, des perles et des coquilles perforées.

Crâne trépané trouvé dans le dolmen du Tumulus (Us)
Crâne trépané trouvé dans le dolmen du Tumulus (Us). Les archéologues qui ont fouillé cette sépulture collective avant de la "remonter" dans les jardins du musée Tavet-Delacour de Pontoise y ont trouvé des centaines de squelettes. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H. Crâne trépané trouvé dans le dolmen du Tumulus (Us). Les archéologues qui ont fouillé cette sépulture collective avant de la "remonter" dans les jardins du musée Tavet-Delacour de Pontoise y ont trouvé des centaines de squelettes. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.

Âges des métaux

Bracelet de bronze, IVe/IIIe s. av. J.-C.
Bracelet en bronze trouvé dans une tombe à char de Bouqueval, milieu du IVe siècle / milieu du IIIe siècle avant J.-C. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Danielle Lelay. Bracelet en bronze trouvé dans une tombe à char de Bouqueval, milieu du IVe siècle / milieu du IIIe siècle avant J.-C. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Danielle Lelay.
Coupes étrusques, Le Plessis-Gassot, IVe-IIIes .
"Kylix" et "ciotola" étrusques trouvées au Bois-Bouchard (Le Plessis-Gassot), fin du IVe siècle / début du IIIe siècle avant J.-C. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Danielle Lelay. "Kylix" et "ciotola" étrusques trouvées au Bois-Bouchard (Le Plessis-Gassot), fin du IVe siècle / début du IIIe siècle avant J.-C. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Danielle Lelay.

Si les sites de l'âge du Bronze et du premier âge du Fer (2 200/500 avant J.-C.) sont rares dans le Val-d'Oise, le second âge du Fer (500/50 avant J.-C.) y est mieux représenté.

Le mobilier déposé dans les tombes à char et autres sépultures de guerriers celtes est, en effet, d'une facture souvent exceptionnelle.D'autre part, les très nombreuses fermes gauloises fouillées par les archéologues révèlent, bien avant la Guerre des Gaules (58-51 avant J.-C.), une région intensément mise en valeur, prospère et très peuplée.

Céramiques gauloises, Herblay.
Céramiques de la Tène finale provenant de la ferme gauloise des Fontaines (Herblay). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.Céramiques de la Tène finale provenant de la ferme gauloise des Fontaines (Herblay). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.
Monnaies gauloises, Herblay.
Monnaies gauloises trouvées à la ferme des Fontaines (Herblay). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.Monnaies gauloises trouvées à la ferme des Fontaines (Herblay). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.

Les Gallo-romains

Batterie de cuisine militaire, Ier-IIe s.
Batterie de cuisine militaire en cuivre trouvée à Flélu (Labbeville), Ier-IIe siècles. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Catherine Brossais, Jean-Yves Lacôte.Batterie de cuisine militaire en cuivre trouvée à Flélu (Labbeville), Ier-IIe siècles. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Catherine Brossais, Jean-Yves Lacôte.

Après une déprise d'une cinquantaine d'années, sans doute imputable à la guerre et à ses conséquences, les archéologues observent une réoccupation de la plupart des fermes.

L'Empire naissant a calqué son administration sur le territoire des peuples gaulois, en créant les "cités" parisis, véliocasse et bellovaque. Sans doute sous le règne de Claude (41/54), il a aligné au cordeau de grandes routes pouyr relier leurs chefs-lieux respectifs — Lutèce, Rouen et Beauvais.

Des agglomérations plus ou moins importantes, comme la "ville nouvelle" de Beaumont-sur-Oise, s'égrenaient le long des itinéraires de grand parcours. D'autres, qui en étaient pourtant éloignées, se sont beaucoup développées : Épiais-Rhus, bourgade gauloise d'une quinzaine d'hectares, a fini par en couvrir une quarantaine et s'est équipée de thermes publics et d'un forum.

La Dame des Terres-Noires, Ier-IIe s.
La Dame des Terres-Noires", peinture murale à Épiais-Rhus, Ier-IIe siècles. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Le Barbenchon.La Dame des Terres-Noires", peinture murale à Épiais-Rhus, Ier-IIe siècles. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Le Barbenchon.

Les villas, grands domaines agricoles aux luxueuses maisons de maîtres, ont fait leur apparition à côté des maisons traditionnelles aux murs de torchis sur armature de bois.

Mercure enfant à la tortue, 1ère moitié du IIe s.
Mercure enfant à la tortue. Groupe sculpté en calcaire provenant des Vaux-de-La-Celle (Genainville), première moitié du IIe siècle. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Philippe Lhomel.Mercure enfant à la tortue. Groupe sculpté en calcaire provenant des Vaux-de-La-Celle (Genainville), première moitié du IIe siècle. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Philippe Lhomel.

La reconstruction monumentale du sanctuaire gaulois des Vaux-de-La-Celle s'est faite sous le règne d'Antonin le Pieux (138-161). Le temple fut rebâti sur un plan celtique à deux fana ou sanctuaires, mais "à la romaine", avec des murs de moellons chaînés de briques.

Érigées au centre de l'aire sacrée et entourées d'une galerie où circulaient les fidèles, ses deux cellae étaient dédiées au couple formé par Mercure, dieu protecteur des commerçants et des voyageurs, et Rosmerta, bienfaisante déesse celtique de la fertilité. Une frise de tritons marins en ornait les façades, de magnifiques enduits peints revêtaient ses murs intérieurs et, dans le nymphée et les bassins, des Cyclopes musculeux, des naïades paisibles et des enfants joueurs composaient un décor spectaculaire. L'ensemble, conforme aux canons de la beauté classique, respire la prospérité et l'optimisme des contemporains de la Pax Romana.

Le haut Moyen Âge

Fer de lance d'un guerrier franc, Ve s.
Fer de lance trouvé dans une tombe de guerrier franc à La Nourotte (Guiry-en-Vexin). Ve siècle. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.Fer de lance trouvé dans une tombe de guerrier franc à La Nourotte (Guiry-en-Vexin). Ve siècle. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.

La tradition relate que Denis, évangélisateur des Parisis, et son disciple Nicaise, envoyé à Rouen pour en être le premier évêque, furent décapités entre 250 et 270. Au même moment débutait une grave crise politique et sociale. Mais, avant l'époque mérovingienne, les preuves archéologiques d'une conversion des populations à la nouvelle religion sont ténues.

L'Empire se défendit d'abord contre les Francs et les Alamans qui l'attaquaient sur le Rhin, avec des heurs et des malheurs divers, puis il installa les premiers en Gaule Belgique en intégrant leurs guerriers à ses armées.

Plaque-boucle, Santeuil, VIe s.
Plaque-boucle de ceinture s'achevant par une tête de rapace, trouvée dans une tombe de la nécropole des Épagnes (Santeuil). Argent, cuivre, or, étain, grenat et pâte de verre, début du VIe siècle. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.Plaque-boucle de ceinture s'achevant par une tête de rapace, trouvée dans une tombe de la nécropole des Épagnes (Santeuil). Argent, cuivre, or, étain, grenat et pâte de verre, début du VIe siècle. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.

Au Ve siècle, les Francs Saliens s'emparèrent de Tournai et se taillèrent un royaume entre la mer du Nord, l'Escaut et le Cambrésis. Clovis (466-511), qui en hérita vers 480, l'étendit par conquête jusqu'à la Seine, avant de se convertir au christianisme.

La lente christianisation des campagnes devint vraiment perceptible à partir du VIIe siècle, à travers les symboles chrétiens (croix, poissons) gravés sur les stèles, les sarcophages et le mobilier.

Les principaux témoins de la nouvelle civilisation née de la fusion des traditions gallo-romaines et franques proviennent des nécropoles. 

Sarcophage en plâtre orné d'une croix pattée
Sarcophage en plâtre orné d'une croix pattée provenant d'Amenucourt. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.Sarcophage en plâtre orné d'une croix pattée provenant d'Amenucourt. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.

 Les inhumations se faisaient soit dans des fosses en pleine terre, soit des sarcophages moulés en plâtre ou taillés dans la pierre. Les défunts étaient ensevelis avec des verreries et des poteries, des parures, des accessoires de vêtements, parfois des armes.

Par ses atouts politiques, stratégiques et fonciers, le territoire proche de Paris constituait le cœur du royaume mérovingien. Après la déposition de Childéric III (714-755) et le sacre de Pépin le Bref (715-768), les premiers Carolingiens continuèrent à privilégier la Francia pour asseoir leur légitimité.

Charlemagne (vers 742 ou 748-814) en confia l'administration à l'un de ses missi dominici (littéralement, "envoyés du seigneur"). À sa mort, le domaine royal occidental revint à Charles II le Chauve (823-877), qui nomma le comte de Paris duc des Francs pour avoir arrêté les Vikings, en 885. En 911, le traité de Saint-Clair-sur-Epte mit fin à leurs incursions et à leurs pillages en leur concédant la Normandie.

Céramiques carolingiennes, Herblay.
Céramiques carolingiennes du site de Gaillon le Haut (Herblay). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.Céramiques carolingiennes du site de Gaillon le Haut (Herblay). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.

Les fouilles récentes de sites d'habitats confirment qu'il n'y a pas eu d'anéantissement brutal mais une mutation assez brusque des modes d'occupation de l'espace et des techniques de construction antiques, les bâtisseurs du haut Moyen Âge renouant avec la tradition gauloise des maisons à poteaux de bois sur solins de pierre, murs de clayonnage et de torchis, toitures de chaume.

Toutefois, ce n'est qu'à l'époque carolingienne que les principaux caractères du paysage rural médiéval se sont fixés, avec l'abandon de sites occupés depuis l'âge du fer et l'apparition de villages blottis autour de leur église.

Le Moyen Âge

 

Le castrum de Beaumont-sur-Oise au Xe s.
Le prieuré des moines de Saint-Léonor de Beaumont-sur-Oise fut bâti sur l'éperon rocheux au Xe siècle, près du donjon de bois qui s'élevait sur la motte castrale. Le grand donjon de pierre fut sans doute l'ouvre du comte Mathieu I (1090-1151), qui rattacha le prieuré à l'ordre de Cluny. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.Le prieuré des moines de Saint-Léonor de Beaumont-sur-Oise fut bâti sur l'éperon rocheux au Xe siècle, près du donjon de bois qui s'élevait sur la motte castrale. Le grand donjon de pierre fut sans doute l'ouvre du comte Mathieu I (1090-1151), qui rattacha le prieuré à l'ordre de Cluny. Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Studio H.

La lente poussée démographique amorcée au Xe siècle atteignit le maximum de sa courbe pendant le règne de saint Louis (1214-1270). En deux siècles, le progrès des outillages et les défrichements ont permis de tripler le rendement agricole de la plaine de France et du Vexin, de la Beauce et de la Brie, pour nourrir les campagnes les plus peuplées d'Europe et les villes en plein essor.

Mais les famines et les disettes firent leur retour à partir de 1317. Les débuts de la guerre de Cent ans furent pour la France une longue suite de défaites. Entre 1347 et 1357, la Peste Noire élimina 30 % de la population. Au printemps 1358, Étienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, déclencha une émeute dans la capitale et la Grande Jacquerie éclata dans le Beauvaisis, le Parisis, la Normandie.

Céramiques du XIVe s. trouvées à Maubuisson.
Ensemble de céramiques à glaçure jaune et ocre et décor de marguerites, pastilles et bandes verticales retouchées à la molette trouvées dans un dépotoir du XIVe siècle à l'abbaye de Maubuisson (Saint-Ouen-l'Aumône). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.Ensemble de céramiques à glaçure jaune et ocre et décor de marguerites, pastilles et bandes verticales retouchées à la molette trouvées dans un dépotoir du XIVe siècle à l'abbaye de Maubuisson (Saint-Ouen-l'Aumône). Photo Musée archéologique du Val-d'Oise / Jean-Yves Lacôte.

Après une accalmie certaine sous le règne de Charles V le Sage (1338-1380), la guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons aboutit au traité de Troyes (1420), qui déshéritait le dauphin au profit du roi Henry V d'Angleterre (1387-1422).

Neuf ans plus tard, l'épopée de Jeanne d'Arc (1412-1431) culminait avec le sacre de Charles VII (1403-1461) à Reims. Le martyre de la Pucelle, en 1431, ne permit pas aux Anglais de rétablir la situation, même si la reconquête se fit très lentement. Elle s'appuyait sur une réorganisation des troupes en "lances" et sur les progrès de l'artillerie française, qui permirent la victoire de Castillon-la-Bataille en 1453.

Informations pratiques


Musée archéologique du Val-d'Oise
4, place du Château —  95450 Guiry-en-Vexin
01 34 67 45 07
Ouverture les lundis, mercredis, jeudis et vendredis, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h 30
Les samedis, dimanches et jours fériés de 10 h à 12 h et de 14 h à 19 h jusqu'à la mi-octobre, de 13 h 30 à 18 h 30 de la mi-octobre à la mi-mars
Fermeture
Les mardis, le 25 décembre et le 1er janvier
Le musée archéologique du Val-d'Oise est classé musée de France.
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