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Archéologie & histoire de Montmorency

Voir l'image en grand Carte de l'abbé de la Grive. 1740 © Archives de la cartothèque IGN. Reproduction CG95/DAC/SDAVODu castrum au duché

Sur le coteau sud des buttes qui portent son nom, Montmorency contrôle de grands axes de circulation en usage depuis l'Antiquité et reliant Paris à Rouen, Beauvais ou Amiens.

Au Moyen Âge, son château était tenu par la famille de Montmorency dont la puissance concurrençait celle de l'abbaye de Saint-Denis dans la vallée et une grande partie de la plaine de France. En 1551, la seigneurie fut érigée en duché-pairie pour le connétable Anne de Montmorency (1492-1567). Après l'exécution de Henri II de Montmorency (1595-1632), le duché passa à la maison de Condé. Attribué au fils aîné du prince de Condé, il fut rebaptisé duché d'Enghien en 1689.

Découvertes archéologiques

De nombreuses pièces romaines ont été découvertes à Montmorency, mais la seule mention précise se rapporte à une monnaie de l'empereur Domitien (81-96), trouvée vers 1900 dans un jardin de la rue des Moulins au quartier de Jaigny.

Le château

Montmorency - Mons Maurentiacus, Mons Morentius - apparaît dans les textes en 996 quand Robert le Pieux (996-1031) cède le castrum à Bouchard le Barbu († 1020) pour le dédommager de la perte de sa forteresse de L'Isle-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Le lieudit Château-Gaillard correspond peut-être à cette première fortification.

Le château féodal, construit en pierre au XIIe siècle, s'élevait plus au sud, sur un promontoire dominant le vallon de la fontaine Saint-Valéry. La ville fut plusieurs fois ravagée durant la guerre de Cent ans (1337-1453), en particulier en 1358 au moment de la Jacquerie, et le château détruit par les Anglais. N'en resta que la tour Trompette, haute de cinq étages, où étaient conservées les archives du duché et où les vassaux venaient rendre hommage. Le lycée Turgot, construit dans les années 1950, occupe l'emplacement des jardins aménagés dans l'enceinte au XVIIIe siècle.

La bourgade jouait un rôle prépondérant sur la contrée environnante, comme en témoignent les nombreux chemins ou avenues dits de Montmorency mentionnés dans les documents anciens. En 1411, elle fut enclose de murs dans lesquels s'ouvraient les portes Notre-Dame, de la Geôle, de la Fontaine et de Bague dite Saint-Jacques, ainsi qu'une poterne appelée porte Jonvel ou de Beauvais.

Les établissements religieux

La première église paroissiale dédiée à Notre-Dame s'adossait aux murs de ville, près de la porte de Groslay (rue Notre-Dame, face à la rue Le Laboureur).

La collégiale Saint-Martin, construite vers 1120 par Mathieu Ier, était la chapelle castrale. Rebâtie dans un style flamboyant, elle fut dotée de vitraux remarquables et devint la nécropole des ducs (classée monument historique en 1840). Après 1630, Notre-Dame étant tombée en ruines, l'évêché de Paris en fit l'église paroissiale.

Au XIIIe siècle, les Templiers avaient une maison à Montmorency, entre les rues du Temple et du Docteur-Millet. Leur manoir de Clairvaux, rue de Clairvaux, comportait grange, jardin et colombier ; après la suppression de l'ordre, les Hospitaliers rattachèrent ces biens à la commanderie de Paris.

La famille de Montmorency dota l'hôtel-Dieu, fondé en 1207 : en 1213, Mathieu II lui donna un demi-muid de blé à prendre chaque année sur sa grange d'Écouen ; en 1269, Thibaut lui fit un legs de 100 sols.

En 1601, face à l'hôtel-Dieu dont ils assuraient le service, les Mathurins ou Trinitaires édifièrent un couvent avec cloître et chapelle dédiée à saint Nicolas, entre les rues du Marché, du Cours, du Luminaire et des Basserons.

Au XIIIe siècle, la chapelle Saint-Jacquesdesservait le quartier nord de la ville ; son cimetière a été reconnu place des Cerisiers. Reconstruite au début du XVIIe siècle, elle fut desservie d'abord par les Feuillants puis par les Oratoriens, qui assuraient aussi les offices dans la collégiale. Les bâtiments des premiers s'étendaient à l'angle des rues Jean-Jacques-Rousseau et de Bagues.

Les seconds, établis à Montmorency depuis 1617, n'installèrent leur couvent qu'à partir de 1696. Achevé en 1718, il était situé entre l'église et les rues du Temple, Bridault et de l'Église où se trouvait l'entrée principale. Il était d'une taille considérable avec 75 m de façade et quatre étages. Un pont permettait aux religieux de rejoindre directement Saint-Martin. De l'ensemble, détruit au XIXe siècle, reste le réfectoire transformé en maison.

De Charles Le Brun à Jean-Jacques Rousseau

En 1670, Charles Le Brun (1619-1690), premier peintre du roi, directeur de ses manufactures, fit construire le Petit-Château aux Closeaux. Trois ans plus tard, il acquit le fief de Thionville et réunit les deux propriétés.

Entre 1702 et 1709, le financier Pierre Crozat (1661-1740) édifia dans la seconde une magnifique demeure dite le Grand-Château, puis il compléta l'aménagement du parc par une grandiose orangerie de plan semi-circulaire sur les plans de Gilles-Marie Oppenord (1672-1742) - inscrite au titre des monuments historiques en 1977 (23-27, rue du Temple).

À son arrivée dans la ville en 1756, Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) avait été logé par Madame d'Épinay (1726-1783) au lieudit l'Ermitage, à la lisière de la forêt, sur le flanc du coteau qui domine Groslay. Après leur rupture, il s'installa dans la petite maison du Mont-Louis dont le plancher menaçait ruine. Pendant les travaux, le maréchal de Luxembourg (1702-1764), qui occupait avec sa femme Le Grand-Château, lui proposa un des quatre appartements d'un « édifice isolé qui était au milieu du parc, et qu'on appelait le petit château. »

« Le parc ou jardin [...] est inégal, montueux, mêlé de collines et d'enfoncements, dont l'habile artiste a tiré parti pour varier les bosquets, les ornements, les eaux, les points de vue, et multiplier pour ainsi dire, à force d'art et de génie, un espace en lui-même assez resserré. Ce parc est couronné dans le haut par la terrasse et le château; dans le bas il forme une gorge qui s'ouvre et s'élargit vers la vallée, et dont l'angle est rempli par une grande pièce d'eau. Entre l'orangerie qui occupe cet élargissement, et cette pièce d'eau entourée de coteaux bien décorés de bosquets et d'arbres, est le petit château dont j'ai parlé. [...] Comme il est dans un fond entre le bassin de l'orangerie et la grande pièce d'eau, par conséquent sujet à l'humidité, on l'a percé dans son milieu d'un péristyle à jour, entre deux étages de colonnes, par lequel l'air jouant dans tout l'édifice le maintient sec, malgré sa situation. Quand on regarde ce bâtiment de la hauteur opposée qui lui fait perspective, il paraît absolument environné d'eau, et l'on croit voir une île enchantée, ou la plus jolie des trois îles Borromées, appelée Isola bella, dans le lac Majeur. »
Les Confessions (partie II, livre X).

Le Petit-Château fut démoli en 1791, le Grand-Château en 1816 et le grand parc, ce « paradis terrestre », fut loti. À la place de l'Ermitage, s'élève le logis du directeur d'une maison de repos : elle occupe un château de style Restauration appelé un temps le Pausilippe ; la chapelle néogothique a été bâtie en 1864. La maison du Mont-Louis, acquise par la municipalité en 1946 et classée monument historique en 1984, abrite le musée Jean-Jacques Rousseau.

Les moulins à vent

Deux moulins à vent sont attestés à partir du XVe siècle. En 1519, Guillaume de Montmorency concédait à Guillaume Thibault, marchand demeurant à Mouy en Beauvaisis, un arpent de terre « au champ de Jaigny près le marché de Montmorency, à la charge d'y construire un moulin à vent ». En 1552, le connétable achetait « une pièce de terre de deux arpents et demi au lieudit Clairvaux, sur laquelle est situé le moulin à vent naguère fait de neuf ». L'un et l'autre restèrent en fonction au moins jusqu'à la Révolution.

Sous le lycée Turgot

L'emprise du château du Moyen Âge est visible dans le parcellaire du cadastre Voir l'image en grand ADVO 3P 986 L'emprise du château du Moyen Âge est visible dans le parcellaire du cadastre levé au XIXe siècle L’Institut national de recherches archéologiques préventives a procédé en 2007 à des sondages avant les travaux de rénovation du Lycée Turgot, installé dans un ancien parc.

Deux fossés, un mur de bâtiment et un four sont datés de la période comprise entre la fin du Moyen Âge et le début de l’époque moderne. Ils sont à mettre en relation avec l’ancien château seigneurial. Ruiné au milieu du XIVe siècle, il fut partiellement reconstruit au XVIe siècle. Au XVIIIe siècle, des jardins et un parc s’étendaient à son emplacement.

Ces quelques découvertes fournissent des informations nouvelles sur une construction dont n’existe aucun plan mais dont des vestiges sont régulièrement mis au jour.

En savoir plus

"Montmorency, son parc et ses trois châteaux" , par Michel Rival, Vivre en Val d'Oise, 15, 1992, p. 32-45.

"Les chapelles de Montmorency (Val-d'Oise)" , par François Chairon, Vivre en Val d'Oise, 27, 1994, p. 19-23.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 350-351.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

La châtellenie de Montmorency des origines à 1328, aspects féodaux, sociaux et économiques, par Brigitte Bedos, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin, 1980, 405 pages.

Les Templiers en Val-d'Oise, par François Chairon, Gérard Ducœur, Vivre en Val d'Oise, 34, 1995, p. 16-25.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 2, p. 688-707 (collection Le Patrimoine des communes de France).

Jardins en Val-d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 1993, p. 142-145.

Les arbres remarquables du Val d'Oise, par Benoît Cerf, Annick Couffy, Michel Jourdheuil et Valérie Schlumberger, Paris, Dakota Éditions, 2005, p. 6-7, 16-19, 150.

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