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Archéologie & histoire de Montmagny

Voir l'image en grand Plan d'intendance 1782, ADVO 25Fi84

Un village de la Butte Pinson

Le territoire de Montmagny, Mons Magniacus au XIIe siècle, est limité au nord-est par la route départementale RD1, chaussée antique qui reliait Paris à Beauvais, et au sud par la route de Saint-Leu, vieux chemin de Saint-Denis à Auvers. La ville s'étend entre la butte de Montmorency et la butte Pinson, colline qui la sépare de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis).

L'ensoleillement des coteaux et la proximité de Paris y ont favorisé la culture de la vigne qui, en 1782, occupait près de la moitié des terres. À l'ouest du château, s'étirait le quartier des Carnaux, le long de l'actuelle rue Carnot, tandis qu'à l'est se regroupait l'habitat des Faucilles, au carrefour des rues de Richebourg et des Roses. L'ancien bois de Richebourg est devenu la forêt régionale de la Butte-Pinson.

Découvertes archéologiques

Les plus anciens vestiges sont des haches, un bracelet de bronze et un petit vase datés de l'âge du Bronze et découverts dans une carrière de gypse proche du Barrage.

Au XIXe siècle, une villa gallo-romaine, malheureusement non localisée, aurait livré de nombreux objets, parmi lesquels une hache en fer en forme de croissant.

La paroisse

La première mention du village remonte à 1090 quand Hervé de Montmorency accorda à l'abbaye Saint-Florent de Saumur (Maine-et-Loire) la dîme des alleux ou terres libres de Montmagny. En 1184, ses descendants donnèrent des vignes aux chanoines de la collégiale de Montmorency pour qu'ils édifient une église paroissiale à la place de l'ancienne chapelle. Son curé était nommé par le prieur de Deuil, lui-même dépendant de Saint-Florent.

Cette église, dédiée à saint Thomas de Cantorbéry (vers 1118-1170), fut reconstruite au XVIIIe siècle grâce à un don de Louis IV Henri de Bourbon, prince de Condé (1692-1740), dont le blason orne le portail latéral.

La chapelle Sainte-Thérèse-de-Lisieux (242, rue d'Épinay), bâtie par Auguste et Gustave Perret en 1926-1927, est classée monument historique depuis 1997.

La seigneurie

En 1369, l'aveu rendu aux Montmorency pour le bois Richebourg, qui couvrait la butte et tout le vallon « au bas de la montagne », mentionnait un manoir avec dépendances.

Les premiers seigneurs de Montmagny à proprement parler n'apparurent qu'au XVIe siècle. Il appartenaient à une famille de magistrats tourangeaux : Jacques Huault (1441-1495) épousa la petite-fille de Jean de Villiers-Adam et se fit appeler « seigneur de Montmagny » mais ce n'est qu'en 1546 que son petit-fils Louis Huault († 1576) prêta hommage aux Montmorency.

Le représentant le plus célèbre du lignage est Charles Huault de Montmagny (vers 1583-vers 1653), chevalier de l'ordre de Malte, premier gouverneur et lieutenant général de la Nouvelle-France de 1636 à 1648. Les pierres tombales d'Adrien Huault (1620-1699) et de son fils Michel Louis († 1676) sont exposées dans la nef de l'église avec celle d'un couple de vignerons.

Le château occupait l'angle des rues Pelletier et de la Jonction. Au XVIIIe siècle, il passa entre les mains de plusieurs grands bourgeois. Le corps de logis principal, auquel on accédait par un perron, était flanqué à l'est d'une petite aile et, à l'ouest, d'une autre plus importante à laquelle s'adossaient des dépendances. Il comportait des bureaux et des pièces de réceptions, douze chambres réparties sur trois étages avec cinq garde-robes et cabinets, une chapelle avec sacristie, des écuries, une forge, une foulerie, une loge pour le concierge, une basse-cour, une resserre, la maison du jardinier et le pavillon du potager, etc. Ses jardins à la française étaient baignés par le ru des Haras. Déclaré bien national à la Révolution, il abrita un hôpital entre juin 1794 et juillet 1795 puis fut démoli. Une de ses grilles se trouve aujourd'hui au centre hospitalier de Carnelle à Saint-Martin-du-Tertre.

Sur les hauteurs

Après la réussite de la première expérience de transmission par télégraphe optique entre Belleville et ce village, conduite par les frères Chappe en juillet 1793, la Convention décida la construction d'une ligne Paris-Lille. La tour de Montmagny était le premier relais après Montmartre.

La redoute construite après la défaite de Sedan (1870) pour assurer la défense de Paris s'élève au nord de la même butte Pinson.

En savoir plus

Montmagny en 1900 : monographie de l'instituteur Georges Grosse, éditée par René Cochelin et Marie-France Lecuir, Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, 1997, 64 pages illustrées.

Montmagny au fil des rues : annuaire thématique et patrimonial des rues de Montmagny, Saint-Ouen-l'Aumône, Éditions du Valhermeil, 2007.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 349-350.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

La châtellenie de Montmorency des origines à 1328, aspects féodaux, sociaux et économiques, par Brigitte Bedos, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin, 1980, 405 pages.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 259-261 (collection Le Patrimoine des communes de France)

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, atelier de restitution du patrimoine ethnologique,16 pages illustrées.

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