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Archéologie & histoire de Menucourt

Voir l'image en grand Minute de la carte d'État-Major, feuille 17 au 1/10000 - 1818-1824. Institut géographique national, Archives de la cartothèque.Adossé au versant boisé, Menucourt s'étend entre 185 et 90 mètres d'altitude jusqu'au vallon descendant sur Saillancourt (Sagy).
Au XVIIIe siècle, les fermes du Haut-Rucourt (disparue) et du Bas-Rucourt cultivaient terres, vignes et prairies. Aucun cours d'eau n'arrose le territoire mais les habitants disposaient de nombreuses sources.
Le sous-sol, riche en meulière, gypse et marnes, a été exploité pour la construction et la fabrication de plâtre et de tuiles.

Découvertes archéologiques

Des haches polies trouvées dans le parc du château et des silex taillés découverts au sud-ouest de la ferme du Bas-Rucourt indiquent une fréquentation au Néolithique.
Au Bois de la Taillette, des outils en silex et grès de cette époque ont été recueillis avec quelques tessons de céramique commune et sigillée gallo-romaine.
À La Pièce d'Alçon, des vestiges postérieurs à la conquête romaine ont été observés en 2010. Entre le Bois de l'Orient et l'ancien chemin de Pontoise à Meulan (dit aussi des Charbonniers), le lieudit Le Vieux Cimetière rappelle sans doute une ancienne nécropole ; le site est aujourd'hui en grande partie loti (rue des Poiriers-Gris).

La paroisse et la seigneurie

En 1201, parmi diverses donations faites à l'abbaye prémontré de Ressons (Oise) dont dépendait le prieuré voisin de Boisemont, Gautier, archevêque de Rouen, confirma une rente de 13 setiers de méteil à prendre dans le champart de Menucourt (Menucorte). Vers 1210, Jean de Gisors tenait du roi l'église Menilcort et son cimetière.
Placée sous la titulature de saint Léger, elle releva ensuite du monastère bénédictin de Fécamp (Seine-Maritime), abbaye-mère du prieuré d'Évecquemont, commune des Yvelines limitrophe de Menucourt.
En 1899, l'édifice fut reconstruit en pierre et en brique par l'architecte Marcel Lambert (1847-1928), premier grand prix de Rome en 1873.
À partir du XVe siècle, la seigneurie appartint successivement aux familles Jubert et Le Prestre, puis entre 1653 et 1838 à celle des Chassepot de Beaumont.
En 1668, Charlotte de Langrac, veuve de François de Chassepot, conseiller du roi, donna au curé de Menucourt un clos planté d'arbres fruitiers pour qu'il célèbre chaque semaine une messe à la mémoire de son mari dans la chapelle située à l'entrée du château. Celle-ci, voûtée en plâtre, était « peinte à l'entour en façon de lambris, ornée de son autel et de deux crédences à côté, avec son marchepied, le tout de bois de sapin ; dessus l'autel sont deux petits degrés pour y placer les chandeliers, croix et autres ornements, le tout peint en Jésus et Maria, au-dessus duquel autel est la contretable peinte en forme de sculpture, au milieu de laquelle est un grand tableau de sainte Madeleine garnie de son châssis en or bruni, à côté duquel à gauche sont deux tableaux, un de la Nativité, l'autre de l'Annonciation de la Vierge, et à côté droit deux autres, un de la Descente du Saint-Esprit, l'autre de Notre Seigneur crucifié ; le dit autel et crédences sont garnis de ses parements d'autel, de cuir doré le dessus, d'une nappe, pierre, chandeliers, crucifix, canons, missel, et autres ornements qui nous été présentés, calice et tout ce qui sera de besoin pour dire et célébrer la Sainte Messe ».
Le monument funéraire de Charlotte Marie Hénault († 1698), femme de Jean-François Chassepot de Beaumont († 1724), est conservé dans l'église.

Le château moderne

Au XVIIIe siècle, le château (rue Jules-Givonne) comportait trois grands corps de bâtiments en forme de U qui donnaient au nord sur des jardins à la française agrémentés d'un vaste miroir d'eau.
Il en reste deux corps de logis à angle droit : le plus ancien semble « avoir été construit à la fin du Moyen Âge et modifié sous la Renaissance. Il a quatre tourelles dont l'une est un colombier Le second bâtiment remonte à la fin de Louis XIV et a été modifié sous l'Empire ». La Fondation John Bost doit en faire un centre d'accueil pour adultes handicapés vieillissants. Le parc de 58 hectares a été acheté en 2004 par la Communauté d'agglomération qui s'emploie à le remettre en état.
Reliée jadis au château par une allée bordée d'arbres longue de 200 mètres, la grande ferme seigneuriale avec son pigeonnier (à l'ouest de l'impasse Marcel-Proust) s'organisait autour d'une vaste cour fermée. Les bâtiments sont aujourd'hui occupés par l'Association régionale des infirmes moteurs cérébraux (ARIMC).

La Pièce-d'Alçon

En 2010, le service départemental d'archéologie a sondé un terrain promis à la création d'une zone d'aménagement concerté.

Ce diagnostic a révélé un nombre très limité de vestiges très mal conservés. Cinq trous de poteaux, deux fosses et un silo repérés à l'extrême limite du secteur appartiennent sans doute à un site qui se prolonge au-delà. Ils contenaient n tesson de céramique gauloise. et quelques autres pièces difficiles à dater. Une monnaie d'un type rare en Ile-de-France (8 exemplaires sont connus dans la région), postérieure à la conquête romaine, a peut-être été frappée chez les Carnutes établis autour de Chartres. Des fragments de cruches ou d'amphores ont été recueillis dans un fossé très arasé.

En savoir plus

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch. Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 344-345.

Le patrimoine des communes du Val-d'Oise, ouvrage collectif. Flohic Éditions, 1999. 2 volumes illustrés (Le Patrimoine des communes de France).

Briqueteries et tuileries disparues du Val-d'Oise, par Daniel Baduel. Saint-Martin-du-Tertre, Syndicat d'initiative, 2002, 298 pages illustrées.

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel. Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 16 pages illustrées.

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