Archéologie & histoire de Magny-en-Vexin

Magny-en-VexinVoir l'image en grand Situation sur le cadastre actuel
Rue Robert Baron

Dans les années 1970, le Centre de recherches archéologiques du Vexin Français a observé au sud de la ville de nombreux vestiges appartenant à une grande villa ou à un village gallo-romain.

En 2009, l'institut national de recherches archéologiques préventives a ouvert une fouille préventive au numéro 7, rue Robert-Baron, où un hypocauste avait été en partie étudié quarante ans auparavant.

Un fossé antérieur à ce bâtiment, d'orientation nord-sud, contenait des charbons de bois, des pierres brûlées, des fragments de meule et des céramiques qui ont permis de le dater de La Tène finale (120 à 50 av. J.-C.).

Deux phases gallo-romaines ont été reconnues. Une architecture à ossature de poteaux et sol de tuiles plates, aménagée à fin du Ier siècle de notre ère, a précédé un bâtiment maçonné qui a été détruit à la fin du IVe, ou dans le courant du Ve siècle. Les sols et les murs ont été récupérés, un remblai couvrant l'ensemble avec des gravats, des tuiles, du mortier et des fragments d'enduits peints.

Un cimetière médiéval sous le collège Claude Monet

Voir l'image en grand SDAVO Sarcophage mérovingien contenant la sépulture d’un enfantUne nécropole mérovingienne du VIe s. a été découverte à l'occasion des opérations d'archéologie préventive menées préalablement à la restructuration du collège Claude Monet en 1972 et en 1997.

Une centaine de tombes, pour moitié d’hommes, sont orientées est-ouest avec tête à l’ouest. Les corps, enveloppés d’un linceul, sont inhumés en pleine terre, dans des coffres de bois ou des sarcophages de pierre. Pour fabriquer ces derniers, les Mérovingiens récupèrent parfois des éléments d’architecture gallo-romains. La plupart des sépultures renferment des offrandes funéraires – vases de céramique ou de verre.

Voir l'image en grand L. Baude, C. Brossais © Conseil départemental du Val d’Oise Fibules provenant d’une sépulture féminine

Un secteur du cimetière semble réservé à l’aristocratie franque : cinq femmes sont enterrées avec leurs riches parures, bagues et fibules en or, argent et grenats, bracelets et colliers de perles d’ambre ou de pâte de verre. Huit hommes sont accompagnés de leurs armes : longue épée dans son fourreau, lances, flèches et bouclier.

En savoir plus

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 75-77 (collection Le Patrimoine des communes de France).

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 265.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.