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Archéologie & histoire de Louvres

Un curieux bâtiment artisanal
Louvres diagnostic 2012Voir l'image en grand SDAVO sondages à Louvres en vue aérienne

Un diagnostic archéologique a été réalisé par le Service départemental au lieu-dit « Le Poirier à Malice » sur la commune de Louvres en mai 2012. Il a porté sur une surface de près de 9 ha et a révélé diverses traces d’occupation.

Deux silos confirment la fréquentation du secteur à l'époque gauloise, fréquentation déjà largement pressentie avec les travaux d'aménagement de la Francilienne dans les années 1990. Ce diagnostic a surtout révélé l'existence d'un site romain du Ier siècle de notre ère caractérisé par une mare et un bâtiment très arasé à vocation artisanale sans doute. Le mobilier associé à ces infrastructures est assez riche et varié. Dans le comblement de la mare, les vestiges retrouvés sont typiques d'objets abandonnés ou jetés car usagés (tessons de poterie, fibule etc.). Dans le bâtiment, c'est surtout la récurrence de clous de chaussure qui interroge. Peut-être faut-il y voir un lien avec la pratique d'une activité spécialisée (cordonnerie) ? Les vestiges de la période antique viennent ainsi utilement documenter un aspect encore mal appréhendé de la vie quotidienne durant l'Antiquité, au travers notamment des indices d'activités artisanales qui transparaissent.

Le Roncé

En 2008, un diagnostic par l’Institut national de recherches archéologiques préventives avait révélé la présence d’un modeste établissement rural gallo-romain au nord de la commune. Le fossé ouest bordant la voie antique qui reliait Paris à Senlis (route départementale 317) avait été aussi repéré.

Louvres le RoncéVoir l'image en grand Mortier gaulois en grès

En 2010, le service départemental d’archéologie du Val-d’Oise est intervenu au nord de cette ferme, avant l’aménagement de la zone d’activités économiques du Roncé. Datée par la céramique de La Tène finale (comprise entre 120 et 50 avant J.-C.), une fosse gauloise contenait des fragments de meules et de mortier taillés dans du grès provenant du banc de Fosses.

L’ancien chemin de Beaumont, qui formait jadis limite entre Louvres et Marly-la-Ville, a été sondé mais les archéologues n'y ont reconnu que des états contemporains. Trois marnières et un fossé témoignent de l’exploitation de la parcelle aux périodes moderne et contemporaine.

Le rapport d'étude peut être consulté au centre de documentation du service départemental d'archéologie.

De l'habitat mérovingien à la ferme des Quinze-Vingts
 Louvres Ferme BaronVoir l'image en grand INRAP Fosses et foyers du haut Moyen Âge © INRAP F. Gentili

Au printemps 2008, l'Institut national de recherches archéologiques préventives a fouillé la parcelle du 1 rue d'Orville, derrière l’ancienne ferme de l'hôpital parisien des Quinze-Vingts. Les vestiges s'échelonnent de l’Antiquité aux Temps modernes. Un des habitats découverts est contemporain des tombes aristocratiques mérovingiennes reconnues dans les années 1980 devant la Tour Saint-Rieul par le Groupe de recherches archéologiques et historiques de Louvres.

Des bâtiments à ossature de bois avec fosses et foyers, des "fonds de cabanes" et des "trous de poteaux" remontent aux périodes mérovingienne et carolingienne. Réunis au sein d’un vaste complexe, dix fours domestiques avaient été creusés en sape ou dotés d’une voûte construite. Des fossés délimitent plusieurs espaces. Un édifice de grande taille (17 x 7 mètres) construit sur un solin de gros blocs de grès associé à une rangée de trous de poteaux de fort gabarit présente un caractère exceptionnel.

Au XIIIe siècle, des silos à grains ont été creusés le long d’un bâtiment excavé (XIIIe siècle). Un dépotoir du XVe siècle a été fouillé à proximité. Enfin, le bâti d’un pigeonnier du XVIIe siècle a pu être étudié.

Le rapport d'étude peut être consulté au centre de documentation du service départemental d'archéologie du Val-d'Oise.

Des vestiges de l'enceinte du XVIe siècle ?

L’Institut national de recherches archéologiques préventives a procédé en 2008 à des sondages à l’angle des rues Robert-Demoy et du Docteur-Paul-Bruel. Cette intervention était motivée par un projet d'aménagement dans l’ancien parc du château.

La chaussée a été établie sur un remblai constitué de matériaux de démolition, entre la fin du XVIe siècle et la première moitié du XVIIe siècle. Le mur qui la délimite à l'est, vers l'intérieur de l'îlot Bruel, est antérieur à cette époque. Il pourrait s'agir d'un vestige de l'ancienne enceinte du village de Louvres, dont l'édification fut autorisée par François Ier en 1545 mais dont la construction n'avait encore jamais été confirmée.

Louvres ferme BaronVoir l'image en grand Localisation des sondages sur le cadastre de 1823. Archives départementales du Val-d'Oise, 3P 840
Les Frais Lieux
Louvres diagnostic 2014Voir l'image en grand SDAVO Fouille de fosses antiques

Le diagnostic archéologique réalisé en 2014 par le Service départemental d’archéologie a permis de mettre en évidence un territoire occupé de la Préhistoire à nos jours de manière discontinue.

Au Paléolithique, l'occupation humaine n'a laissé que quelques silex taillés retrouvés en bas de pente. Au Néolithique une dizaine de fosses, dont la fonction reste inconnue, sont creusées.

C'est à partir de la fin de la période gauloise que le site se densifie et par l'activité agricole. La fin de l'âge du Fer est marquée par l'implantation d'un enclos de grande dimension, occupé par de petits bâtiments et de zones de stockage alimentaire. Cet établissement rural perdure jusqu'à l'époque romaine. À partir du Ier siècle ap. J.-C. l'implantation humaine va s'élargir et occuper une zone beaucoup plus vaste. Toujours centré sur l'agriculture, l'établissement est caractérisé par des délimitations parcellaires et quelques structures d'habitat ou de stockage. Cet organisation semble en activité jusqu'au début du Ve siècle ap. J.-C. A la période moderne, le site est occupé par de grandes fosses destinées à l'extraction de matière première.

Enfin ces travaux de sondage ont permis de mettre au jour le témoin d'une partie plus récente de notre histoire. Près de 600 m d'une tranchée défensive datée de la Première Guerre mondiale a pu être observée. Celle-ci apporte des indices sur les moyens mis en œuvres pour la protection de la Capitale mais témoigne également du quotidien des soldats.

En savoir plus

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 75-77 (collection Le Patrimoine des communes de France).

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 265.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

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