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Archéologie & histoire du Plessis-Gassot

Quarante ans de découvertes aux confins du Mesnil-Aubry et du Plessis-Gassot.

le plessis gassot 2007Voir l'image en grand SDAVO Le Mesnil-Aubry / Le Plessis-Gassot, Le Bois-Bouchard III

Depuis le début des années 1960, la société Routière de l'est parisien (REP) gère le centre de stockage des déchets de Bouqueval / Le Plessis-Gassot. La première carrière de sablon a ouvert en 1966. Depuis, plus de 250 hectares ont été touchés par les extensions successives.

Dans les années 1970, une cave et un bâtiment antiques ont été repérés par sondages aux Thuileaux , ainsi qu'une fosse de La Tène III au Bois-Bouchard I, dans la commune du Plessis-Gassot. En 1992, des vestiges du Hallstatt final et de l'époque carolingienne ont été mis au jour au cours du décapage de 8 hectares à La Goupillère.

Depuis 1998, dans le cadre de l'archéologie préventive, 75 hectares ont été systématiquement explorés de part et d'autre de la limite entre Le Plessis-Gassot et Le Mesnil-Aubry. Ces opérations ont révélé une nécropole et quatre établissements gaulois, ainsi que des vestiges antiques et du haut Moyen Âge.

le plessis gassot cabochonVoir l'image en grand Cabochon celteLa fouille conduite au Bois-Bouchard en 1998-1999 a concerné une nécropole associée à un vaste établissement rural. À l'intérieur d'un premier quadrilatère irrégulier de 3 360 mètres carrés, s'élevaient des petites structures portées par cinq poteaux, un grand bâtiment soutenu par neuf poteaux et un autre bâtiment ou enclos circulaire de 12 mètres de diamètre. Un deuxième enclos quadrilatéral, plus grand (6375 mètres carrés), se développait au sud-ouest.

La céramique indique que cet ensemble, occupé pendant la deuxième moitié du IVe siècle et la première moitié du IIIe siècle avant notre ère, est contemporain de la nécropole qui s'est développée à une vingtaine de mètres à l'est. Elle rassemblait dix-sept inhumations qui s'organisaient autour d'une tombe remarquable : une chambre funéraire en bois avait été aménagée dans une grande fosse rectangulaire et signalée, à l'extérieur, par une construction d'adobe ou de pisé.

le plessis gassot épéeVoir l'image en grand SDAVO Radiographie et dessin de la garde d'une des épées, dessin IRRAPElle abritait un homme couché sur la caisse de son char, avec son épée dans son fourreau de fer, son bouclier et sa lance, ainsi qu'un brassard de bronze. Les roues du char se dressaient à la verticale à la tête de la plate-forme et un vase à piédestal peint en rouge était déposé sur le côté droit. Du harnachement de la monture subsistaient deux mors en fer et six passants de joug en bronze. Une incinération en urne a été plus tard enfouie dans les remblais de démolition de cette sépulture.

Le site fouillé par l'Institut national de recherches archéologiques préventives aux Rouilleaux en 2002 a été occupé de La Tène moyenne à La Tène finale.


Des constructions légères et des silos ont été observés autour d'un premier enclos trapézoïdal de dimensions modestes (moins de 0,5 hectare). Un bâtiment plus récent, daté de La Tène finale, semblait associé à un four domestique formé de deux petites fosses circulaires reliées par un cordon aux parois rubéfiées.

Après une période d'abandon, les lieux ont été réinvestis vers 100 de notre ère sous la forme d'un nouvel enclos fossoyé abritant deux zones d'habitat. Au nord, quatre bâtiments fondés sur de larges assises voisinaient avec un puits. Au sud, les aménagements, plus légers, étaient attestés par des solins, des sablières et des trous de poteau. Certains remontaient à la seconde moitié du IIe siècle.

En 2007, le service départemental d'archéologie s'est vu confier le diagnostic du terrain. Les vestiges mis au jour s'échelonnent de la Préhistoire à l'époque moderne (6) mais la majorité se rattache à l'antiquité gauloise et gallo-romaine.

L'établissement gaulois consistait en deux enclos accolés. Le plus petit (1600 mètres carrés), à usage d'habitat, était associé à des fosses, des silos enterrés, des foyers et des trous de poteau ; le second, en forme de grossier trapèze grossier (5500 mètres carrés), était vierge de toute trace et il était sans doute destiné aux activités agricoles et pastorales. Le site semble avoir été occupé entre le milieu du IIe siècle avant notre ère et la conquête.

À une centaine de mètres au nord-ouest, des vestiges du Ier siècle après J.-C.ont été observés (fosses, trous de poteau, solins de pierres) mais la forte érosion des sols n'a pas permis d'en déterminer la fonction ni de restituer le plan des bâtiments. Des fosses du haut Moyen Âge (Xe siècle) ont également été repérées.

Bouc et brebisVoir l'image en grand SDAVO Bouc et brebis gestante découverts dans une fosse d'époque gauloiseLe service départemental d'archéologie a fouillé en 2010 deux établissements gaulois de La Tène moyenne (280-130 avant J.-C.) repérés en 2008 (7). Mis en place vers - 300, un premier enclos trapézoïdal de quelque 2300 mètres carrés a été remplacé 120 ans plus tard par un établissement entouré d'un double fossé (6500 mètres carrés). Le rapport de fouille est en cours de rédaction.

Le bâtiment gallo-romain précoce observé près de l'avenue de Beaumont était trop arasé pour justifier une fouille.

Un silo du Moyen Âge contenant un important lot de céramiques fabriquées vers 1100 peut être rapproché de deux fosses découvertes à quelques centaines de mètres au sud. L'ensemble correspondrait à une petite unité d'habitation saisonnière en lien avec des activités forestières.

En savoir plus

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 75-77 (collection Le Patrimoine des communes de France).

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 265.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

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