Archéologie & histoire de La Frette-sur-Seine

Plan d'intendance, 1781Voir l'image en grand Plan d'intendance, 1781. ADVO 25Fi 82Le toponyme La Frette - Fracta en 1226 - a plusieurs origines possibles. Il peut désigner une terre rompue et labourée après un défrichement, ou encore un fossé défensif. Le gypse extrait alentour était embarqué au Port-au-Plâtre, au bas de la côte d'Herblay. L'importance du trafic fluvial explique d'ailleurs que l'église Saint-Nicolas, édifiée au XIIe siècle près du chemin de halage, soit dédiée au patron des mariniers.

La Frette a longtemps dépendu de Montigny-lès-Cormeilles et de Cormeilles-en-Parisis avant de devenir une commune à part entière, en 1791. Au XIXe siècle, le village s'est développé au bas du coteau, le long de la Seine. Le seul site archéologique connu a été repéré vers 1830-1840 au lieudit Le Cimetière-aux-Anglais, sur la colline. Les ossements humains et fragments d'armes médiévales pourraient correspondre à une nécropole mérovingienne.

La chapelle Saint-Nicolas était une annexe de l'église paroissiale de Montigny. Sa position, trop proche du fleuve, explique que les paroissiens aient été enterrés dans la Côte-de-Rueil, non loin du cimetière actuel. Vers 1412, les moines de Saint-Martin de Pontoise détenaient à La Frette un domaine comportant « hôtel, colombier, pressoir, court, et deux autres maisons joignant ».

En savoir plus

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 265.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 377-383 (collection Le Patrimoine des communes de France).

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, atelier de restitution du patrimoine ethnologique, 16 pages illustrées.