Les photographies aériennes

Voir l'image en grand P. Kervella / SDAVO Photographie d’un enclos gaulois à trois fossés, datant de l’âge du Fer (Val-d'Oise, 2011)Depuis 1934, plusieurs missions aériennes ont permis de constituer des couvertures photographiques du Val-d’Oise, qui sont conservées à l’Institut géographique national.

Réalisés à partir d’avions équipés pour la prise de vue à axe vertical, les clichés servent à établir les cartes topographiques ou à élaborer des projets d’aménagement. Ils permettent de retracer l’évolution récente du territoire départemental et, pour les archéologues, d’identifier des sites à travers des traces ou des micro-reliefs perceptibles dans les zones non construites.

Les 1296 clichés que comprend la cartothèque du Service départemental d’archéologie sont exploités grâce au système d’information géographique du Conseil départemental du Val-d’Oise.

Une méthode utile en milieu rural

Voir l'image en grand P. Kervella / SDAVO Une villa gallo-romaine et ses dépendances (Val-d'Oise, 2011)La prospection par avion permet de découvrir des sites archéologiques dans le Val-d’Oise. Des traces de différentes natures sont visibles depuis les airs : certaines sont persistantes (reliefs du sol, ruines…) alors que d'autres ne sont observables que pendant une brève période de l'année. De tels sites sont souvent repérés grâce aux contrastes de couleur des cultures à l’occasion du solstice d'été.

D'autres vestiges (notamment les murs de fondations de bâtiments) peuvent être décelés grâce aux anomalies générées par leur présence dans la croissance des végétaux. Par exemple, ceux poussant au-dessus d'un mur sont moins alimentés en eau et atteignent une taille moindre que ceux situés en pleine terre.

La technique photographique

Google earth Lors du survol, le logiciel enregistre la localisation de chaque photographie.La brièveté de la visibilité des indices, le caractère aléatoire et les limites imposées par les conditions météorologiques nécessitent une réactivité importante pour la programmation des vols. L'utilisation d'avions légers est adaptée à ces contraintes. La prospection aérienne permet en outre de couvrir rapidement une surface importante. Les vols sont réalisés à une hauteur de 300 à 400 mètres, un compromis entre la surface observable (qui augmente avec l'altitude) et le niveau de détails visibles.

La trajectoire de l'avion, planifiée pour survoler essentiellement les zones cultivées, est établie afin de réaliser des photographies des sites sous différents angles. La position de l'avion est suivie par GPS, permettant de localiser précisément les indices archéologiques. Les prises de vues sont en général réalisées aux longueurs d'ondes visibles et en infrarouge proche. Des observations en ultraviolet et en infrarouge thermique ont aussi donné des résultats en mesurant les anomalies de température du sol.