La ZAC du Chemin herbu - Persan

Voir l'image en grand SDAVOLe diagnostic archéologique au lieu-dit « le Chemin Herbu » à Persan a été réalisé au printemps 2018 par le Service départemental d'archéologie du Val d'Oise (SDAVO). Ces sondages sont menés préalablement à la création de la future Zone d’Aménagement Concerté conduite par la Société d’Economie Mixte Départementale pour l’Aménagement du Val-d’Oise (SEMAVO).

Cette opération prescrite par l'Etat (Service régional de l'archéologie) a été motivée par la présence d'un habitat et de nécropoles du Second âge du Fer (480-52 av. J.-C.) à une centaine de mètres. Egalement, la confluence de la rivière Esches avec l’Oise sur cette zone plaide en faveur d’un espace favorable aux implantations humaines depuis la Préhistoire.

Une première phase de diagnostic à l’automne 2016 par le SDAVO avait confirmé une stratigraphie complexe et très bien conservée sur ce secteur, associée à de nombreuses occupations diachroniques concernant le Paléolithique moyen, le Mésolithique, le Néolithique, le Second âge du Fer et l’Antiquité.

L’emprise de cette seconde phase sur 79 220  est circonscrite par deux routes départementales. Dix tranchées ont été creusées, correspondant à 10 % de la surface totale.

Les problématiques portaient sur l’extension ou non des occupations datées du Néolithique et du Second âge du Fer fouillées en 1993 au lieu-dit « Le Val-Centre » (Persan). Par ailleurs, l’étude des cartes anciennes en amont de l’opération suggérait la présence d’un réseau viaire moderne parcourant l’emprise.

Les principaux résultats concernent la découverte, exceptionnelle pour le nord de l’Île-de-France, d’un probable habitat daté de l’âge du Bronze ancien (2 200-1 550 av. J.-C.). Essentiellement illustré par des fosses et quelques trous de poteaux et malgré la rareté du matériel archéologique, il pourrait s'agir d’un établissement étendu sur 4,5 hectares.

Une fosse en Y néolithique, dont la fonction demeure énigmatiqueVoir l'image en grand SDAVO Une fosse en Y néolithique, dont la fonction demeure énigmatiqueD’autre part, la présence de structures datées du Néolithique final est fortement envisagée. La découverte de fosses caractéristiques, dites Schliztgruben ou à profil en « Y et U », vient conforter cette possibilité.

Enfin, quelques vestiges d’époques moderne ou contemporaine complètent les données, en particulier la mise au jour d’un ancien chemin bordé de fossés. Il pourrait correspondre au tracé primitif du Chemin de Chambly à Champagne.

  Un sondage en puits à l'aide d'une pelle à bras rallongéVoir l'image en grand SDAVO Un sondage en puits à l'aide d'une pelle à bras rallongé
Un mode d'intervention spécifique : le sondage profond.

Un sondage profond a été effectué à l'occasion de cette opération archéologique. Cette méthode, rarement utilisée, offre l’avantage d’atteindre rapidement des profondeurs importantes et permet ainsi de détecter d’éventuels indices préhistoriques.

C’était le cas ici, avec des vestiges du Paléolithique moyen (-300 000/-40 000 ans) mis au jour à 7 m de profondeur.