Discours de la Présidente

Lancement de la concertation nationale sur la protection de l'enfance

Mercredi 27 mars 2019, à Paris (discours complet)

Je tenais à dire que lorsque le Président Bussereau m’a demandé de m’impliquer dans la démarche qui nous réunit ce matin, j’ai accepté avec conviction. Je co-présiderai, ou co-animerai, le groupe de travail sur l’ambition scolaire pour nos enfants protégés. J’en suis ravie et vous remercie pour votre confiance.

Avant d’être élue Présidente du Conseil départemental du Val d’Oise, j’ai été pendant 6 ans Vice-Présidente à l’Education et à l’Enseignement Supérieur et j’ai longtemps été en charge du domaine scolaire à Franconville, ma commune. Mon intérêt pour les questions liées à la scolarisation est bien sûr très grand.

Nous aurons bien évidemment l’occasion d’aller au fond des choses durant nos travaux mais, en quelques mots, je voudrais rappeler que les Conseils départementaux sont très attachés à l’exercice de cette compétence très sensible dans notre société.

Il y a un an quasiment jour pour jour, le Conseil départemental du Val d’Oise a, par exemple, pris la décision de construire une toute nouvelle Maison de l’Enfance. Cet investissement important, de près de 10 millions d’euros, a vocation à améliorer considérablement la prise en charge d’une partie des enfants qui nous sont confiés.

Bien entendu, cette construction s’accompagne d’une réflexion poussée sur nos modes d’accueil. Je ne doute pas que, localement, nos travaux s’enrichiront des pistes que nous élaborerons ici dans les différents groupes de travail.

Concernant les thèmes que nous devrons approfondir au sein du groupe que je co-animerai, nous aurons bien entendu à en discuter tous ensemble. Nous nous attacherons aux parcours des enfants déjà scolarisés, c’est-à-dire environ 80% d’entre eux. Il y a la question de leur orientation, de leur retard scolaire, de l’écart que nous constatons là aussi entre les sexes, de la nature des diplômes de sortie et de l’insertion professionnelle. Nous nous attacherons aussi aux 20% qui ne sont pas scolarisés, notamment pour les raisons liées à la santé des jeunes.

Sur tous ces sujets, et il y en a sans doute d’autres, nous travaillons déjà beaucoup. Mais il ne fait pas de doute que nous sommes fondés, collectivement, en France, à réinterroger régulièrement nos politiques publiques. C’est pourquoi je suis heureuse d’être parmi vous et que je suis sûre que nous allons faire du bon travail.

Remise du Prix "Made in 95" au Salon Effervescence

Mardi 26 mars 2019, à lAren'Ice (discours complet)

Je constate que le salon Effervescence prend de l’ampleur chaque année et j’en suis très heureuse.

Je veux tout de suite féliciter les organisateurs, tous bénévoles, qui ont permis la tenue de cette 7e édition ; et saluer bien sûr Philippe ECRAN, Vice-président de la CCI du Val d’Oise, Président de l’Association des Entreprises du Sud Val d’Oise, qui est à l’origine et à la manœuvre de ce temps fort incontournable.

Il retenu aujourd’hui, mais nous pensons tous à lui.

Le salon Effervescence est un moment attendu par les professionnels : il permet à tous les acteurs économiques du Val d’Oise, TPE, PME, grandes entreprises et industries, de se rencontrer, d’échanger facilement et de manière conviviale.

C’est là d’ailleurs tout l’atout de ce salon, qui agit comme un facilitateur des relations économiques de proximité.

Car ne nous y trompons pas, à l’heure de la compétition internationale (face également à la nécessité de relancer l’industrie française), penser local s’avère être une stratégie payante pour de nombreuses entreprises et notamment les plus petites.

Le salon Effervescence est également pour moi l’occasion d’apprécier la dynamique entrepreneuriale et industrielle qui anime notre Département, son esprit d’entreprendre comme ses idées créatives, compétitives, ingénieuses et bien sûr : « Made in 95 » !

La loi NOTRe, vous le savez, a supprimé aux Départements leur compétence en matière de développement économique.

Pour autant, la responsabilité des conseils départementaux est primordiale en matière de développement économique : sur les infrastructures structurantes, l’aménagement de la cohérence territoriale, le foncier ou encore la formation et la recherche.

Le Département du Val d’Oise continue donc de jouer un rôle très actif « d’aménageur économique » : les routes, les transports, le déploiement du Très Haut Débit sont des secteurs essentiels qui facilitent l’implantation et le développement des entreprises.

En s’appuyant sur l’action du CEEVO, notre agence de développement et d’attractivité du territoire ; en œuvrant aux côtés de la CCI Val d’Oise et de nombreux réseaux et associations (Val d’Oise Technopole, Mouvement des Entreprises du Val d’Oise, Confédération des Petites et Moyennes Entreprises, Réseau Entreprendre Val d’Oise..), le Département se veut un partenaire essentiel des entreprises dans leur développement.

Je suis convaincue que c’est en travaillant ensemble, collectivités et entreprises, que nous créerons de la valeur.

1ère pierre du nouveau bâtiment de l'ITESCIA

Vendredi 15 mars, à Pontoise (discours complet)

La pose d’une première pierre, fût-elle symbolique, offre toujours la même satisfaction : celle d’un projet qui se concrétise.

Et en tant que présidente du Département, je me réjouis de voir se développer, sur le territoire du Val d’Oise, une offre d’enseignement et de formation d’excellence.

L’ITESCIA, qui forme chaque année 1.400 jeunes dans des métiers porteurs – que sont l’informatique, la gestion et le management – constitue un établissement d’importance pour notre Département.

Pour l'insertion de nos jeunes d’abord, puisque 60% des étudiants de l’ITESCIA, tous en apprentissage, sont des Valdoisiens.

Grâce à la variété des parcours pédagogiques proposés, grâce au lien étroit qu’entretient l’ITESCIA avec le tissu économique du territoire, le taux d’insertion des étudiants sortant avoisine chaque année les 90% (et majoritairement en CDI).

Nous savons tous ici combien le lien avec le milieu de l’entreprise conditionne une insertion professionnelle réussie : et c’est là le meilleur atout de votre école.

Cette proximité avec le marché du travail est une chance pour les étudiants.

Elle l’est aussi bien sûr, pour les entreprises qui y trouvent leurs collaborateurs de demain.

L’ITESCIA est un établissement d’importance pour le Val d’Oise, parce qu’il s’inscrit dans une même dynamique ambitieuse : une dynamique qui vise à saisir toutes les opportunités de la transformation numérique du futur.

Petit-déjeuner sur les évolutions du RER A

Vendredi 15 mars, à l'Hôtel du Département, à Cergy (discours complet)

Ce territoire et avec une partie du Vexin Français sont très dépendants du RER A qui dessert des villes fortement pourvoyeuses d’emplois : Nanterre, La Défense, Paris, Marne-la-Vallée pour ne citer qu’elles.

Ici il n’est nul besoin de vous rappeler le rôle de cette ligne pour le développement et l’attractivité du territoire.

Or, la ponctualité et la robustesse des trains sur la branche Cergy du RER A, sont encore très insuffisantes. Aujourd’hui, alors que le taux de chômage des jeunes est plus élevé à Cergy qu’ailleurs dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, de nombreuses entreprises choisissent eu égard aux problématiques quotidiennes sur le RER A de ne pas s’implanter sur notre territoire. C’est extrêmement dommageable.

Il est donc nécessaire et crucial que la SNCF et la RATP continuent à travailler pour améliorer sensiblement les conditions de transport des usagers de cette branche.

(...)

Alors, avant de conclure, je tiens à préciser, qu’en tant que Présidente du Conseil départemental, mon rôle est de me faire le porte-voix des valdoisiennes et valdoisiens. De celles et de ceux qui chaque jour, éprouvent de réelles difficultés à se déplacer.

A ce titre, au-delà des chiffres qui peuvent nous être présentés, le ressenti des valdoisiens usagers de la ligne A du RER, est que la situation ne s’est pas améliorée dans leurs déplacements quotidiens.

Pour reprendre l’expression que j’ai pu utiliser suite à l’affaissement d’une partie du mur de soutènement de l’A15, la « presqu’ilisation » du Val d’Oise et en l’occurrence du territoire Cergypontain n’est pas acceptable.

Alors que le Grand Paris Express a exclu le Val d’Oise de son projet avec une seule gare en Val d’Oise sur les 68 gares, le bon fonctionnement des infrastructures ferroviaires existantes est un des axes majeurs de la politique que nous menons, élus départementaux, au sein de la collectivité.

Intervention lors du petit-déjeuner sur le frelon asiatique : constat scientifique et lutte collective dans le Val d’Oise

Jeudi 14 mars 2019, à l'Hôtel du Département, à Cergy (discours complet)

Je voudrais d’abord vous remercier toutes et tous pour votre présence nombreuse, merci à Daniel DESSE, Vice-Président du Département, délégué à l’Environnement et au développement durable ; merci aux élus communaux, aux agents techniques, aux apiculteurs, ainsi qu’aux représentants du secteur associatif environnemental et sportif.

En septembre 2018, M. Peirs, habitant de Franconville (présent dans la salle), m’a alerté personnellement sur la présence importante et grandissante, dans le Val d’Oise, du « Frelon à pattes jaunes ».

Pour rappel, il s’agit d’une espèce exotique originaire de Chine, introduite accidentellement dans le sud-ouest de la France en 2004, et révélée par les apiculteurs dans notre département depuis 2009.

Les apiculteurs, comme vous le savez, ont été désignés compétents par l’État pour organiser la surveillance de l’insecte, et ici, en Val d’Oise, ils font régulièrement état, tout comme les communes, de leurs craintes :

- craintes par rapport à nos populations d’abeilles qui sont directement impactées,

- craintes sur l’aspect financier de la lutte contre le frelon,

- et craintes par rapport au danger potentiel qu’il représente pour les habitants.

Cette matinée sera donc l’occasion de tous nous éclairer sur la situation réelle en Val d’Oise et sur les dernières données scientifiques dont nous disposons sur cet hyménoptère.

Elle est également l’occasion pour le Département, de rassembler les acteurs de l’action publique, de la biodiversité, et du monde apicole, afin de poursuivre une lutte à la fois collective et raisonnée.

Il est important de rappeler dans un premier temps, que la dangerosité du frelon asiatique pour l’homme n’est pas plus grande que celle des autres hyménoptères (frelon européen, guêpe, abeille), tant que l’on n’adopte pas des comportements brutaux en présence des nids.

Le risque pour l’homme est donc lié principalement à des situations qui surviennent en cas de dérangement ou de destruction accidentelle, voire inappropriée, des nids.

La dangerosité du frelon à pattes jaunes est en fait bien plus inquiétante pour les populations d’abeilles domestiques, dont elles constituent une partie du régime alimentaire. Leurs colonies se réduisent, et avec elles, les activités de butinage et de pollinisation essentielles à l’équilibre de notre écosystème.

Si aucune solution d’éradication n’est envisagée, le Département du Val d’Oise souhaite en revanche sensibiliser le plus grand nombre, afin de limiter les nuisances du frelon asiatique.

L’on constate dans différents endroits, ailleurs en France, que la stabilisation des populations est possible grâce au concours de tous. Avant de procéder à la destruction systématique et parfois inutile des nids, il est fondamental de mieux connaître ces frelons, de les surveiller, et de les signaler le plus précocement possible.

Pour cela la formation est essentielle.

Journée Internationale des Droits de Femmes en Val d'Oises

Vendredi 8 mars 2018, à l'Abbaye de Maubuisson (discours complet)

Vous le savez, je suis très heureuse de vous retrouver en ce soir du 8 mars.

L’abbaye de Maubuisson est un lieu où résonne le souvenir de nombreuses cisterciennes qui l’ont occupée pendant plus de 5 siècles ; le souvenir également et surtout, de Blanche de Castille, sa fondatrice, Reine et Régente de France, mère de Saint Louis dont on s’accordait à lui reconnaître, entre autres, une force de caractère inébranlable.

Elle était née le 4 mars 1188, il y a donc 831 ans.

Et bien, il y a 831 années, cette Reine était une femme moderne qui ne s’est pas posée de question sur son rôle.

Elle a tout assumé : mère de famille nombreuse (12 enfants), belle instruite et cultivée, protectrice des arts, pleine d’esprit, sage et très pieuse, généreuse, digne.

Elle est une femme d’Etat, tout d’abord aux côtés de son fils Louis IX, je veux dire Saint Louis.


Elle fait face avec courage à ses détracteurs.


Elle ne s’en laisse pas conter par une noblesse récalcitrante de Barons.

Elle impose son autorité intelligemment.

Elle accomplit ses fonctions avec une fermeté admirable, supportant tout : les injures, les calomnies, les attaques inouïes contre sa vie privée et sa conduite du gouvernement du Royaume.

Dans le même temps, elle initie son fils aîné au métier de Roi, choisissant pour lui les meilleurs précepteurs et lui inculquant les préceptes de foi et de moralité qui en feront Saint Louis !

L’Histoire dit qu’elle avait, le croirez-vous, un « courage d’homme».

Tout en étant énergique et habile, soutenant et conseillant son époux, elle adore ses enfants (il lui en reste 5 seulement) et s’en occupant très bien avec amour.

Elle les nourrit au sein, les câline, leur prodigue des caresses et parle beaucoup avec eux.

Une mère moderne et aimante mais aussi occupée par la tenue du Royaume.

Cela ne vous rappelle rien ? Moi oui.

Une femme sommes toutes, comme vous Mesdames, se partageant entre la maison, la famille, et le travail, faisant face au quotidien avec courage et esprit, aux difficultés de la vie, repoussant les barrières réputées inviolables et forçant des portes, mais aussi, très souvent tournée vers les autres.

Signature de la convention partenariat "Canal solidaire"

Mercredi 28 février, à Arras (discours complet)

« Le chemin est long du projet à la chose » disait Molière. Et il est vrai qu’après plus de trois décennies de débats et tergiversations, après la « pause » sur les grands projets décrétée à l’automne 2017 par le Premier Ministre, la concrétisation du Canal Seine-Nord Europe est particulièrement attendue.

Aussi suis-je très heureuse d’être ici aujourd’hui, dans les Hauts-de-France, pour la signature d’un acte à la fois concret et fortement impactant pour nos territoires.

Le Canal Seine-Nord Europe, c’est un projet colossal, le plus grand projet fluvial européen. Cette voie d'eau de 107 kilomètres se veut le chaînon manquant, mais vital, entre d'un côté les bassins de la Seine et des Hauts-de-France (qui représentent 60% du trafic fluvial en France) et les 20.000 km du réseau grand gabarit d'Europe du Nord (comprenant la Belgique, l’Allemagne, et les Pays-Bas).

Le Canal Seine-Nord Europe, c’est une opportunité unique de développement, un fil de vie économique qui, en se conjuguant avec l’Axe Paris Seine-Normandie, irriguera les territoires du Grand Paris jusqu’au bassin de l’Escaut, leur offrant de nombreuses potentialités d’attractivité.

En Val d’Oise, le canal valorisera les plateformes existantes, telles que Bruyères-sur-Oise et Saint-Ouen-l’Aumône ; comme il valorisera le futur Port Seine-Métropole, situé sur les communes voisines d’Achères, Conflans-Sainte-Honorine et Saint-Germain-en-Laye.

La réalisation du projet MAGEO, indissociable de la réalisation du Canal Seine Nord, entre Creil et Compiègne, aura également un fort impact sur le Val d’Oise étant réalisé à son débouché.

Le Département du Val d’Oise est très investi, et ce depuis plusieurs années, dans le transport et le tourisme fluvial : il sera donc particulièrement attentif aux impacts hydrauliques qui pourraient être induits sur le territoire.

Parmi les retombées vertueuses du Canal Seine-Nord Europe, l’emploi figure comme essentiel. L’on parle de 45.000 emplois d’ici à 2050, sans compter les emplois créés durant les travaux.

Inauguration du Hub numérique Nikola Tesla

Mardi 20 février 2019, à Ecouen (discours complet)

A l’époque où naissait Nikola Tesla, l’électricité parvenait péniblement dans les foyers, et les télécommunications n’en étaient qu’à leurs balbutiements.

L’on s’interrogeait sur les possibilités de transporter l’énergie électrique sur de longues distances, afin de généraliser l’éclairage public et toucher l’ensemble des populations.

Plus de 150 ans plus tard, le réseau électrique s’est bien sûr profondément ramifié à l’échelle de la planète, les nouvelles technologies ont envahi nos vies, et des centaines de millions de kilomètres de fibres optiques à travers le monde, ont permis l’avènement de l’internet moderne.

Ce monde « connecté » par l’énergie, ces révolutions technologiques qui ont profondément transformé nos moyens de communication, Nikola Tesla, les avait, le premier, imaginés.

Nikola Tesla était un génie, on lui doit au moins 300 brevets et des contributions majeures au développement de l’électricité à usage industriel et domestique.

Mais Nikola Tesla était avant tout un visionnaire qui croyait en la science comme un moyen de faire grandir l’humanité.

Il y a plus d’un siècle déjà, Tesla n’envisageait pas seulement la possibilité d’un monde relié, mais aussi celle d’un monde dans lequel le partage de l’information serait la condition d’une société plus humaniste.

Aussi, mesdames, messieurs, le hub numérique Nikola Tesla témoigne, par le nom qu’il porte, de toute son ambition ; et permettez-moi de vous dire la fierté que je ressens de l’inaugurer aujourd’hui.

La technologie numérique, comme tout progrès, constitue une chance pour notre société à condition que chacun puisse en profiter.

Au même titre que l’électricité, le téléphone, ou les chemins de fer en leur temps, l’accès au très haut débit est un facteur déterminant de désenclavement des territoires, un facteur essentiel d’équité sociale et territoriale.

C’est pourquoi le Département s’est engagé dans une politique volontariste en matière de couverture numérique.

Pierre Edouard Eon l’a rappelé à l’instant : d’ici 2020, la fibre optique sera entièrement déployée sur le territoire valdoisien, et tous les foyers, toutes les entreprises, pourront ainsi bénéficier des avantages du Très Haut Débit.

Inauguration de la Scène Adamoise

Samedi 9 février 2019, à L'Isle-Adam (discours complet)

Je suis très heureuse d’inaugurer ce matin un lieu qui compte ici, à l’Isle-Adam ; un lieu qui était particulièrement attendu puisqu’il offre à tous les Adamois et aux associations de la ville, un accès privilégier à la culture, à la scène et au spectacle.

Un lieu de culture, c’est d’abord un lieu de rencontres.

La Scène adamoise témoignera ainsi des dynamiques sociale, culturelle et associative de la commune qui sont autant de repères familiers, chers à nos concitoyens.

Enfin, parce qu’elle s’inscrit dans la mise en valeur du Parc Manchez ; parce qu’elle est moderne et polyvalente, la Scène adamoise se hisse à la hauteur de votre ambition monsieur le Maire : celle d’offrir aux Adamois des équipements collectifs de qualité, dans un cadre à la fois cohérent et harmonieux. Et pour cela, je tiens à vous en féliciter.

Au Conseil départemental du Val d’Oise, nous œuvrons chaque jour pour conforter les collectivités dans leur rôle de proximité.

Nous faisons confiance en leur capacité à prendre en compte les besoins des habitants pour améliorer leur cadre de vie et l’adapter aux temps qui changent.

Nous avons d’ailleurs fait le choix symbolique de renforcer notre soutien aux projets d’investissements communaux, en y consacrant en 2018, 27 millions d’euros.

Le Guide des Aides a également été optimisé afin de toujours mieux contribuer à la réalisation des nombreux projets menés par les communes et les groupements de communes du Val d'Oise.

3ème congrès du COMET (Cosmetic measurement & testing)

Mercredi 6 février 2019 à 9h au Campus Saint-Christophe, à Cergy (discours complet)

Je suis très heureuse de vous accueillir une nouvelle fois en Val d’Oise pour la troisième édition du congrès COMET.

Il est un temps d’échange et d’émulation scientifique exceptionnel puisqu’il s’agit du seul colloque international dédié aux tests et mesures des produits cosmétiques[1].

Il est un évènement ou se rencontrent chercheurs, entreprises, spécialistes et équipementiers du monde entier ; un évènement où convergent les idées, les savoirs et les techniques de pointe.

Aussi suis-je très fière d’ouvrir le COMET à vos côtés, très fière également de la dynamique qu’il impulse sur notre territoire.

L’implantation de la filière cosmétique en Val d’Oise – qui représente 5.500 emplois – est révélatrice de notre stratégie départementale en matière de développement économique, à savoir :

- soutien à l’économie productive et à l’industrie;

- soutien à l’entreprenariat innovant;

- enfin renforcement de l’attractivité de notre territoire au national et à l’international.

Des entreprises comme Alès (à Bezons), Sisley et Clarins (ici à Cergy-Pontoise), Givaudan (à Argenteuil) ou encore le groupe japonais Daito Kasei (à Taverny), trouvent, dans notre département, un écosystème favorable à leur développement.

Elles y trouvent d’abord une offre de formation de haut niveau dans les domaines appliqués de la cosmétique, au sein de l’Université de Cergy-Pontoise, de l’Ecole de Biologie industrielle, de l’ESSEC (qui a créé son Centre d’Excellence Luxe, Art et Culture), ou encore de l’Institut Supérieur International du Parfum, de la Cosmétique et de l’Aromatique alimentaire, antenne de l’Université Paris-Seine.


[1] Les problématiques et innovations privilégiées cette année concernent la caractérisation des particules fines et leurs interactions avec la peau et le cheveu.

Voeux de Val d'Oise Technopole

Lundi 28 janvier 2019 à l'Hôtel Olivarius, à Cergy (discours complet)

J’ai beaucoup de plaisir à être parmi vous ce soir pour les traditionnels vœux de Val d’Oise Technopole.

Ils sont une occasion de redire les atouts économiques de notre département, mais également de mettre en lumière les talents qui participent à son développement.

Notre Département est un territoire compétitif, engagé dans les grands enjeux de demain ;

un territoire où s’initient chaque jour des actions durables, à la fois pour ses habitants et pour les nombreuses entreprises et industries qui ont choisi de s’y installer.

Et cela, nous le devons notamment à votre association, qui accompagne depuis plus de trente ans des entrepreneurs audacieux, méritants, et déterminés.

Des entrepreneurs qui, par leur parcours remarquable et leur savoir-faire, par leur énergie aussi (c’est indispensable !), constituent la force vive de notre territoire.

Je suis heureuse de pouvoir leur dire ce soir tout le soutien du Département du Val d’Oise dans leurs ambitions et dans leurs entreprises.

Entreprendre c’est une aventure.

Une aventure qui pousse d’ailleurs de plus en plus de Français à franchir le pas.

Un Français sur quatre dit avoir envie d’entreprendre ; et chez les jeunes, cette envie est encore plus forte, puisque les 18-34 ans sont 46% à l’exprimer[1].

Le Val d’Oise étant l’un des départements les plus jeunes de France, je vous laisse imaginer son potentiel !

En 25 ans, l’entrepreneuriat s’est démocratisé, et le regard des Français à son égard a, lui aussi, changé. Sans doute est-ce à mettre au crédit de l’innovation qui, au cœur de l’action d’entreprendre, fait de l’entrepreneur celui qui invente, celui qui créé le monde et les modes de vie de demain.

« Inventer le monde de demain », c’est cela qui a motivé le Département à faire de l’ACCET un opérateur majeur de l’accompagnement des jeunes entreprises innovantes sur son territoire.


[1] Chiffres Opinion Way, janvier 2018

Signature du protocole de CDVO-DRAC

Vendredi 25 janvier 2019 à l'Hôtel du Département, à Cergy (discours complet)

Je suis très heureuse de vous accueillir à l’Hôtel du Département.

Le protocole que nous signons aujourd’hui illustre de manière très concrète le partenariat exemplaire, et jusque-là unique en Ile-de-France, qui lie l’Etat – à travers la Direction Régionale des Affaires Culturelles (la DRAC) – et le Département du Val d’Oise, en matière de responsabilité culturelle.

Ce partenariat est exemplaire parce qu’il est ancien et particulièrement fécond.

Depuis 2012 nous avons signé deux protocoles d’accords successifs visant à la promotion du spectacle vivant et de l’éducation artistique et culturelle.

Ils ont permis notamment :

> La consolidation de la diffusion chorégraphique à travers le réseau Escales Danse ;

> Le développement, auprès des communes, d’une action en faveur des résidences musicales ;

> La création des « résidences théâtre », en lien avec le Festival théâtral du Val d'Oise ;

> Ou encore la mise en œuvre du Contrat Local d’Education Artistique (CLEA) sur l’Est du Val d’Oise, avec la Communauté d’agglomération de Roissy-Pays de France.

Le partenariat qui lie depuis 7 ans la DRAC Ile-de-France avec le Département du Val d’Oise, a ceci de remarquable qu’il a permis de porter une politique volontariste d’irrigation des territoires.

Inauguration de la médiathèque l'Eclipse

Samedi 12 janvier 2019, à Cormeilles-en-Parisis (discours complet)

Ouvrir un lieu dédié au livre et à la lecture publique représente toujours un symbole fort pour une commune.

D’abord parce qu’il témoigne de la priorité que nous devons, élus locaux, à la culture pour tous. La lecture, c’est la forge de la connaissance et de l’imagination : offrir son accès dès les premiers âges de la vie, entretenir ce précieux patrimoine, c’est je crois l’une des plus nobles actions que nous pouvons mener dans nos territoires, au service de nos concitoyens.

Inaugurer un lieu comme l’Eclipse, c’est ensuite un symbole fort car les bibliothèques d’aujourd’hui, en particulier les médiathèques, ne sont plus seulement des « lieux de livre : ce sont aussi des lieux de vivre » comme le dit très joliment Erik ORSENNA.

Autrement dit, les bibliothèques sont des lieux de vie culturels où la cohésion sociale est bien réelle, où les visiteurs viennent y découvrir, apprendre, échanger, mais aussi surfer sur internet, écouter de la musique…

Ce sont des lieux où s’impulsent chaque jour des projets innovants et fédérateurs ; et – j’insiste sur ce point – des projets cohérents avec la spécificité du territoire dans lequel ils émergent.

C’est pour cette raison que le Département du Val d’Oise soutient directement, grâce au dispositif d’Aide aux communes, les collectivités qui investissent.

Et c’est dans ce cadre que le Département a soutenu la Communauté d’agglomération Val Parisis en finançant, à hauteur de 40.600 € l'aménagement de cette médiathèque.

Cette opération a été programmée dans le cadre d’une politique de lecture publique affirmée par Val Parisis qui compte déjà un réseau de 9 médiathèques.

Elle s’inscrit également au cœur du réseau départemental qui mène une action ambitieuse de développement de la lecture publique sur l’ensemble du territoire.

Trophées de l'Innovation Touristique

Vendredi 11 janvier 2019, au Château de Maffliers (discours complet)

Je suis très heureuse d’être parmi vous pour cette nouvelle édition des Trophées de l’innovation touristique. Merci madame VERFAILLIE de nous accueillir chez vous, au Novotel du château de Maffliers.

Le tourisme, c’est un enjeu majeur à l’échelle de la planète ; à l’échelle de notre pays, dont la croissance est record ; et il l’est également, et de manière très concrète, à l’échelle de notre territoire. En 2017, le Val d’Oise a accueilli 2,5 millions de visiteurs, ce qui représente plus de 22.000 emplois et 820 millions d’euros de retombées économiques.

Le tourisme est un facteur d’attractivité à part entière, et si l’on en croit les prévisions pour 2030, qui voient doubler le nombre de touristes à travers le monde (passant de 1 à 2 milliards), si l’on prend en compte un secteur de plus en plus concurrentiel, alors on mesure l’impérieuse nécessité de porter un projet touristique adapté au monde de demain.

Le Département du Val d’Oise a fait le choix, avec Val d'Oise Tourisme, d’impulser et de porter une stratégie touristique ambitieuse.

Je dis ambitieuse d’abord parce que le tourisme, comme le développement économique d’ailleurs, n’appartient pas aux compétences obligatoires du Département. Il s’agit d’une démarche hautement volontariste, une politique publique choisie, et pleinement assumée.

La stratégie touristique que nous avons renouvelée fin 2017 est ambitieuse également car elle repose sur un diagnostic issu d’une large concertation auprès des acteurs de terrain publics et privés.

Je ne crois pas que l’attractivité touristique d’un lieu, même remarquable, soit une qualité innée.

Cérémonie des vœux 2019

Mercredi 16 janvier 2019 au Dôme de l’ESSEC à Cergy (discours complet)

" La période de vœux se tient, pour notre pays, dans un contexte très particulier.

Ce qui est convenu d’appeler la « crise des gilets jaunes », revêt un tel caractère inédit et systémique, elle interroge si profondément notre démocratie, notre République, notre rapport au Politique, que je voudrais l’évoquer en quelques mots.

Si cette crise est inédite, il me semble juste de reconnaître qu’elle couvait depuis un certain temps.

Notre pays est confronté depuis longtemps à une redoutable équation : fiscalité très élevée, mais déficit et dette écrasants, redistribution qui n’atteint pas ses objectifs et conditions d’exercice des missions de service public dégradées. Cela forme un grand paradoxe. Cela rend extrêmement difficile l’élaboration des réponses à apporter aux brûlantes injonctions, elles aussi paradoxales, émises par les gilets jaunes.

Pour résoudre les fractures sociales et territoriales qui, c’est vrai, continuent à se creuser, les véritables solutions sont complexes. Elles nécessiteraient un vrai courage politique et, en tout état de cause, elles demanderont du temps pour produire leurs effets. Pour essayer de résumer simplement mon point de vue, la redistribution de pouvoir d’achat doit se faire d’abord et surtout, par l’activité économique et la croissance. L’Etat, quant à lui, doit se réformer pour assurer positivement ses missions régaliennes et réguler sagement le reste.

Il ne faut pas croire que certains partis extrémistes aient en quelque façon la réponse miracle aux problèmes des Français. Les « solutions », entre guillemets, qu’ils lancent plus ou moins bruyamment sur la table, ne sont en rien, elles non plus, ni simples ni immédiatement efficaces. Qui peut croire qu’une VIème République ou un Frexit résoudraient, comme par magie, les angoisses de nos compatriotes quant à l’évolution réelle ou ressentie de leur pouvoir d’achat ?

Néanmoins, il ne faut pas sous-estimer, dans notre pays, au sein d’une partie des gilets jaunes, les aspirations, disons le mot, révolutionnaires. Aspirations qui rejoignent ainsi, certains des fantasmes à peine voilés de ces composantes extrémistes de notre vie politique, dont je parlais à l’instant. Aspirations qui alimentent, n’en doutons pas, la violence ambiante, et qui s’exprime particulièrement à l’égard des élus, des forces de sécurité, et même des journalistes. Je voudrais qu’on leur manifeste notre soutien républicain par nos applaudissements.

C’est donc une année pleine de défis, quasiment existentiels, qui s’ouvre."