Chefs d'œuvre de l'art sacré

Alors que le judaïsme proscrit la représentation du Dieu unique et que l’islam interdit toute figuration d’êtres animés, le christianisme est « une religion de l'image ».

Si la tradition orientale leur confère une dimension sacrée – l'icône est une fenêtre ouverte sur l'invisible –, la tradition occidentale privilégie la fonction pastorale et pédagogique des images, qui composent « la Bible des illettrés ».

L'Adoration des bergers. Tableau du maître-autel de l'église Saint-Martin de Cormeilles-en-Vexin. Copie d'époque d'après Carle Van Loo (1705-1765). Classée en 2009.Voir l'image en grand © Conseil départemental du Val-d’Oise / Armelle Maugin. L'Adoration des bergers. Tableau du maître-autel de l'église Saint-Martin de Cormeilles-en-Vexin. Copie d'époque d'après Carle Van Loo (1705-1765). Classée en 2009. © Conseil départemental du Val-d’Oise / Armelle Maugin.




Depuis le vote de la Loi de séparation des Églises et de l’État, les collectivités locales sont propriétaires des églises, synagogues et temples qui existaient sur leur territoire en 1905, leurs desservants en restant les affectataires.

Dans le Val-d’Oise, la Conservation départementale des Antiquités & Objets d’art veille sur quelque 7000 objets, pour la plupart religieux, qui entretiennent un lien organique avec les églises paroissiales où ils sont déposés.

Il suffit d’en pousser la porte (ou d’en demander la clef à la mairie) pour aller admirer ces trésors de l’art sacré, patrimoine de tous les Français. Témoignages de la foi de leurs ancêtres et de l’évolution de leurs pratiques de dévotion, ils sont aussi l'occasion d'un voyage initiatique dans l’histoire de l’art occidental, du Moyen Âge jusqu’à nos jours.