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Archéologie & histoire de Herblay

Plan d'intendance, 1781Voir l'image en grand ADVO 25Fi 59 Plan d'intendance, 1781En 754, le roi Pépin (vers 715-768) confirma à l'abbaye de Saint-Denis la possession de Walion (Gaillon) et Acebrelido (Herblay), rattachés au domaine de Taverny. Le nom d'Herblay dériverait de acerabulus, l'érable en bas latin. Au XVIIIe siècle, quelques maisons se groupaient autour de l'église Saint-Martin, érigée au débouché du Val-d'Herblay. Mais dans leur majorité, les villageois habitaient sur le plateau, au Montcel et au faubourg de Chantepuits. Attestées depuis le XIIIe siècle, les vignes occupaient un cinquième du territoire.

Découvertes archéologiques

Les principales découvertes archéologiques ont été faites dans les années 1990 lors des fouilles préalables à l'aménagement de la zone d'aménagement concerté Olympium, aux lieudits Les Côtes-de-Conflans, Les Côtes-de-Gaillon, Les Bournouviers et Les Fontaines-à-Gauche.

Sur le plateau, il s'agit de vestiges d'habitations du Néolithique ancien et moyen, d'une série d'enclos fossoyés et de trous de poteaux attribués à une ferme gauloise, et d'un habitat carolingien caractérisé par un bâtiment à deux nefs. Au lieudit Les Beauregards, une prospection de surface a livré des tessons de céramiques et de tuiles gallo-romains. Plus récemment (2002), un diagnostic préalable à la construction de la 11e avenue a permis de fouiller une grande fosse circulaire de La Tène finale.

Au bord de la Seine, des fosses correspondaient à un habitat du Néolithique final - période surtout représentée dans le Val-d'Oise par des sépultures collectives comme les dolmens d'Argenteuil. À proximité, six ou sept bâtiments de l'âge du Fer, au sol de terre battue, étaient installés sur des terrasses retenues par des murets de pierre sèche puis consolidées, dans un second temps, par de grosses dalles qui les protégeaient mieux des crues du fleuve. Chacun disposait d'un foyer central, et quelques-uns d'un four en torchis. Les tessons de poterie provenaient de vases de grande taille ou de récipients plus petits mais plus soignés, parfois peints et décorés de motifs géométriques. De nombreux outils en os, des bois de cervidés travaillés et une fibule en bronze ont été recueillis.

Un peu plus loin, les archéologues ont reconnu cinq autres bâtiments à nef unique édifiée sur solin de pierre, et une douzaine de fonds de cabane aux murs de torchis sur clayonnage. L'ensemble, qui remonte à la fin de l'Antiquité et à l'époque mérovingienne, a livré une grande quantité d'ossements animaux, des céramiques, des outils en os et en métal.

Dans le square qui jouxte l'église dédiée à saint Martin, une nécropole mérovingienne connue depuis 1867 a fait l'objet de plusieurs campagnes de fouilles au XXe siècle. La dernière, menée en 1970-1971, a mis au jour une soixantaine de sarcophages de plâtre, coulés sur place dans des gabarits en planches dont leurs parois avaient conservé l'empreinte.

L'église Saint-Martin

Dans l'église se voyaient jadis les pierres tombales de Guillaume de Barrois († 1333) et de son fils Étienne († 1351), confesseur du roi Jean II le Bon (1319-1364). Ils avaient souhaité être enterrés à côté des chapelles qu'ils avaient fondées, l'un au nord, près de l'autel de Notre-Dame, l'autre au sud, près de l'autel de Sainte-Catherine.

Parmi les verrières du XVIe siècle, l'une est consacrée à saint Nicolas, patron des mariniers. Le portail était garni de fers à cheval en raison de la dévotion des cavaliers pour le saint patron de la paroisse. L'édifice est inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

Les seigneuries

Au XIIIe siècle, l'abbaye de Saint-Denis constitua une seigneurie dans toute la partie occidentale de la paroisse avec des droits au Val-d'Herblay et dans le bourg établi sur le plateau, vers le Montcel et le quartier de Chantepuits. Ce domaine comprenait des vignes, des terres et des bois, une grange, un four et des moulins, ainsi que des taxes sur la circulation des marchandises et des personnes à Cormeilles, Herblay et Montigny. Enfin, l'abbaye avait droit de haute, moyenne et basse justice sur l'ensemble des terres groupées autour de sa châtellenie de Cormeilles.

L'église et les maisons qui l'entouraient dépendaient d'une seigneurie appartenant au chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui possédait aussi des vignes à Chantepuits et le chemin de Montigny avec le lieudit Le Port-au-Vin. La prison et l'auditoire se trouvaient dans le manoir du fief de Labbeville situé derrière l'église.

En 1403, Agnès La Saunière, veuve de Jean de Théméricourt, tenait en fief des Montmorency plus d'une vingtaine de maisons située entre la rue de Paris, la place du Montcel, la rue du Vivier et la rue de Pontoise, avec d'autres maisons dans larue de Chantepuits, une au Val-d'Herblay et deux au Puits-l'Évêque derrière l'église, ainsi que des terres qui s'étendaient sur Montigny-lès-Cormeilles. L'entrée de l'hôtel seigneurial (50, rue de Paris) remonte à la fin du XVIe siècle, période où fut élevée une enceinte autour du noyau villageois situé sur le plateau.

Le Blanc Mur ou Mur du Roy fut construit au début du XVIIe siècle le long de la Seine, pour protéger les cultures des grands gibiers fuyant les chasses royales du parc de Saint-Germain-en-Laye.

Moulins et carrières

Au XIIIe siècle, l'abbaye de Saint-Denis possédait à Herblay des moulins à vent. Lacarte de Cassini (vers 1750) en représente trois dont un dit de Pierre, en ruines. En 1773, trois moulins à bateau furent établis de part et d'autre de l'île du Motteau, sur le petit bras du fleuve.

Dans les carrières de la Butte de la Tuile et du Tartrogon, le gypse était exploité à ciel ouvert ou par cavage et puits, et le plâtre était jadis voituré par eau à Compiègne ou à Rouen. Vers 1740, la pierre des carrières de Gaillon, dite pierre de Conflans, a été utilisée pour construire la Fontaine des Quatre-Saisons (57-59, rue de Grenelle à Paris), pour le portail de Saint-Louis de Versailles ou pour les piédestaux des statues de la cour du château de Versailles.

Collections publiques

Musée archéologique départemental, Guiry-en-Vexin.

Au parc des Alouettes

Les sites archéologiques de la ZAC Olympium.Voir l'image en grand Les sites archéologiques de la ZAC Olympium.Les sondages ouverts en 2008 par l'Institut national de recherches archéologiques préventives à l'emplacement du futur parking (1) ont confirmé l'occupation du site dès l'époque carolingienne.

Une grande fosse ovale contenait des ossements animaux et des céramiques carolingiennes. Une sépulture, hélas érodée et perturbée en cours de fouille par une intervention clandestine, occupait la partie supérieure de son comblement. Le squelette incomplet, allongé en position dorsale, est celui d’un adulte.

Ces découvertes ne sont pas très éloignées de l’habitat du haut Moyen Âge fouillé dans les années 1990 sur la zone d'aménagement concerté (ZAC) Olympium, aux lieudits Les Côtes-de-Conflans (2), Gaillon-le-Bas (3) et Gaillon-le-Haut (4). Deux autres fosses n’ont pu être datées en l’absence de mobilier probant.

Au lieudit Les Bournouviers – Chemin de Conflans (5), qui va faire l’objet d’un lotissement pavillonnaire, les archéologues n’ont repéré aucun vestige.

50 rue de Paris

Plan cadastral, 1820Voir l'image en grand ADVO 3P 768 Plan cadastral, 1820En 2009, l'Institut national de recherches archéologiques préventives a réalisé une opération dans le parc de la clinique médicale du Château.

La porte d'entrée de l'ancien hôtel seigneurial d'Herblay remonte à la fin du XVIe siècle. En ruines vers 1750, la demeure fut réparée après la Révolution puis en partie démolie vers 1900 pour faire place à un nouveau bâtiment. La clinique occupe les lieux depuis 1951.

Avant l'aménagement de nouvelles constructions, quatre tranchées ont été ouvertes en 2009 dans le parc. Les contraintes liées à l'activité de l'établissement n'ont pas permis de mener à fond le diagnostic et le substrat géologique n'a pas été atteint. Une voûte de cave a été repérée. Posée sur une argile verte très compacte et bâtie en blocs de grès non taillés liés au mortier hydraulique, une structure maçonnée peut être un bassin d'époque contemporaine. Aucun mobilier archéologique n'a été recueilli.

En savoir plus

Herblay, par Gilbert Forget (Bibliothèque municipale).

Le Passé à la loupe : enquête sur 50 siècles d'habitat à Herblay, catalogue d'exposition édité par le musée archéologique du Val d'Oise et le service régional de l'archéologie d'Ile-de-France, 1994, 180 pages illustrées.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 304-308.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 384-403 (collection Le Patrimoine des communes de France).

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, atelier de restitution du patrimoine ethnologique,16 pages illustrées.

Ressources associées

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