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Archéologie & histoire de Franconville

Plan d'intendance, 1785Voir l'image en grand ADVO 51Fi 49 Plan d'intendance, 1785À la fin du XIIIe siècle, Guillaume Bateste rend hommage pour un fief qui comprend un château et le monopole du moulin, du four et du pressoir à vin. En 1770, Cassini III fait construire près de la route de Pontoise un pavillon à la mode italienne, sur un terrain s'élevant jusqu'au sommet de la butte de Cormeilles, point de repère idéal pour dresser la nouvelle carte de France. En 1780, le comte d'Albon transforme les jardins en microcosme des Lumières : « le bas tient, par les monuments qui y sont construits, de la superbe Italie. Dans la montagne, [...] on se croit en Suisse [...], le vaste plateau qui domine les deux vallées [...] nous donne l'idée des déserts [...] ; et les canaux qui sont en face de la maison nous rappellent la Hollande. »

Découvertes archéologiques

À plusieurs reprises, des prospecteurs ont ramassé des outils de pierre taillée duPaléolithique ancien et des haches polies du Néolithique.

La chaussée Jules-César forme la limite avec Le Plessis-Bouchard. Au XIXe siècle, elle a été observée sous la forme de cailloux et de pierres agglutinés par un épais et solide mortier.

Églises et établissements religieux

D'après le pouillé du XIIIe siècle, la cure de l'église Sainte-Madeleine était à la nomination de l'évêque de Paris. On y honorait aussi saint Flaive, également fêté àErmont. L'édifice néo-roman a été bâti entre 1903 et 1911 par Lucien Roy (1850-1941) à l'emplacement du précédent mais selon une orientation différente.

La première pierre de l'église Notre-Dame des Noues a été bénie par le premier évêque de Pontoise en 1967. Son clocher s'élève à 31 mètres au-dessus du quartier de L'Épine-Guyon.

En 1237, Bouchard de Montmorency légua 10 livres à la léproserie Saint-Marc.C'était une des plus importantes de la région puisqu'en 1351 elle accueillait les malades d'Argenteuil, Cormeilles, Montigny, La Frette, Herblay, Houilles, Carrières-Saint-Denis, Bezons, Sartrouville, Pierrelaye, Conflans-Sainte-Honorine et son hameau de Chennevières. Elle s'élevait à l'écart, sur la route royale de Paris à Rouen (l'actuelle départementale RD14). Ses biens furent réunis à ceux de l'hôpital d'Argenteuil sous Louis XIV (1638-1715).

Franconville est l'une des premières paroisses du diocèse de Paris où s'établirent les Dames de la Charité en 1626. Cette congrégation fondée par Vincent de Paul (1581-1660) en 1617 fut reconnue en 1633 et la formation des sœurs, vouées au service des malades et des pauvres, en fut confiée à Louise de Marillac en 1633.

La seigneurie et le château des Bateste

Vers 1150, le prieuré Saint-Martin-des-Champs de Paris percevait un huitième des dîmes de Franconville. Le reste relevait de l'abbaye de Saint-Denis, avec les fiefs d'Albiac et celui de la ville et prévôté. Les seigneurs de Montmorency exerçaient la haute justice sur la moitié de la paroisse, levaient le péage sur la grande route. Philippe Auguste refusa de trancher la querelle qui opposait les deux parties qui se disputaient pour savoir à quelle seigneurie étaient assujettis les habitants des maisons neuves, à qui étaient dues les corvées des paysans et à quel four banal ils devaient cuire leur pain.

Le chevalier Guillaume Bateste, seigneur de Franconville par son mariage avec Marguerite de Montmorency († 1186), fit construire un château entre les rues deCormeilles, du Général-Leclerc, Jean-Le-Blond et le chemin des Rommes. Il comprenait une grosse tour, avec un premier étage partagé entre la salle des banquets, les chambres du châtelain, de la châtelaine et un dortoir ; l'étage supérieur abritait deux autres salles et des niches pour les guetteurs. Les dépendances comportaient une porcherie, un poulailler, des écuries et une chambre pour les serviteurs.

En 1392, Pernelle de Villiers-le-Sec, veuve du maréchal de France Charles de Montmorency (1307-1381), déclara que son douaire était en partie assis sur ce fief. En 1460, Jean II de Montmorency (1402-1477), grand chambellan de France, déclarait avoir donné en fief le travers et la chaussée de Franconville-la-Garenne à Jean le Prévôté.

Le village ne comptait plus que douze feux en 1470. Il se développa au XVIe siècle grâce aux hôtelleries établies sur la grand-route. En 1588, des murs séparaient leurs jardins de la plaine et deux portes donnaient accès au bourg.

En 1711, l'ancien château des Bateste appartenait à un receveur général des Finances ; en 1747, il passa à un colonel d'infanterie qui le revendit en 1784 après l'avoir entièrement reconstruit. Cette propriété fut lotie au début du XXe siècle.

La maison Suger et le parc Cadet de Vaux

En 1739, Michel Velut de la Crosnière (1710-1794), conseiller à la cour des Aides, épousa Françoise Jeanne Le Père qui lui apportait en dot une grande demeure dite aujourd'hui la maison Suger, au 2, rue d'Ermont. En 1965, on a découvert dans l'ancien parc les vestiges d'une glacière. En 1758, la famille Becquet fit bâtir un nouveau château sur un vaste terrain limitrophe. Cette maison de plaisance devint en 1788 la possession d'Antoine Alexis Cadet de Vaux (1742-1828). Il subsiste une partie du parc planté d'essences remarquables et agrémenté d'une pièce d'eau.

Des Cassini au comte d’Albon

Sur l'invitation de Jean-Baptiste Colbert (1619-1683), Cassini Ier (1625-1712) vint en France en 1668 pour participer à la construction de l'Observatoire de Paris. Cassini II (1677-1756), admis comme élève à l'Académie royale des sciences en 1694, succéda à son père et entreprit la mesure d'un réseau de 1000 triangles dont les sommets serviraient de repères pour une carte future. César François Cassini III de Thury (1714-1784) poursuivit ce travail et établit par triangulation géodésique la première carte moderne de la France entière à l'échelle topographique. Elle fut achevée par son fils, Dominique Cassini IV (1748-1845).

Claude Camille François, comte d'Albon et prince d'Yvetot (1752-1789), racheta leur Maison-Rouge où il accumula quantité d'objets rares et une bibliothèque de 30 000 volumes. Il échangea des terres pour agrandir son domaine dans lequel il planta un arbre à la mémoire de Guillaume Tell et érigea une colonne en l'honneur de Mirabeau (1749-1791). Adepte de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778), il créa un village suisse, un chalet de chevriers, un étang et une cabane de pêcheur sur le plateau de la Montagne de Cormeilles. On trouvait encore une caverne, un tombeau, une cascade, un palais de l'Amour, un temple des Muses, un pont au Diable, un bosquet de l'Amitié, etc. Le comte d'Albon mourut ruiné et fou. Mise sous séquestre en 1792, sa propriété fut laissée à l'abandon.

En savoir plus

Franconville-la-Garenne depuis le IXe siècle, par Henri Mataigne, Pontoise, Imprimerie Paris, 1927.

En passant par Franconville-la-Garenne, Franconville-la-Garenne, 1986, 511 pages.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 262.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 279-291 (collection Le Patrimoine des communes de France).

Jardins en Val d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, p. 51-56.

Les arbres remarquables du Val d'Oise, par Benoît Cerf, Annick Couffy, Michel Jourdheuil et Valérie Schlumberger, Paris, Dakota Éditions, 2005, p. 138-141.

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