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Archéologie & histoire d’Éragny-sur-Oise

Minute de la carte d'État-MajorVoir l'image en grand Minute de la carte d'État-Major, feuille 26bis au 1/10000 - 1818-1824. Institut géographique national / Archives de la cartothèque de l'IGN.Éragny-sur-Oise, dont Neuville a dépendu jusqu'en 1868, est sur la rive gauche de l'Oise, à une cinquantaine de mètres d'altitude.

Au XVIIIe siècle, le noyau villageois se concentrait sur le coteau, au-dessus des prés inondables, le reste du terroir se partageant entre cultures, vignes et bois. Des carrières de pierre étaient exploitées dans le méandre. Le chemin de Neuville à Paris, dit de l'Ambassadeur ou des Chasse-Marée, formait la limite avec Conflans-Sainte-Honorine.

Découvertes archéologiques

Les seuls vestiges paléontologiques et préhistoriques ont été trouvés dans les carrières exploitées à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle.

En 1890, le préhistorien Émile Rivière (1835-1922) récolta des outils duPaléolithique inférieur et moyen dans la haute terrasse alluviale de l'Oise et, en 1908, le géologue André Laville se pencha sur des restes de marmottes découverts dans les alluvions de la basse terrasse, qui contenaient aussi des ossements d'Elephas primigenius, datés du Pléistocène.

La paroisse

D'après le médiéviste Michel Roblin, Éragny et Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) auraient constitué jadis une seule paroisse dont le chef-lieu aurait été Éragny (Herigniacus ou Erinniacus vers 1100).

Au début du XIIe siècle, pour régler un différend entre les moines de Conflans et ceux de Saint-Martin de Pontoise au sujet de l'église de Taverny, un plaid eut lieu à la fontaine d'Éragny. À la même époque, le vicomte de Pontoise Raoul Deliès (Radulphus Delicatus, le « délicat ») offrit l'église dédiée à saint Germain de Paris au prieuré clunisien de Saint-Martin-des-Champs.

Au XVIIIe siècle, l'abbé Lebeuf la décrivait comme un édifice « fort simple et assez petit avec une tour neuve fort basse [qui] peut avoir deux à trois cents ans. [...] Au côté droit du chœur vers le midi, est la chapelle de Messieurs d'Alesso, seigneurs d'Éragny, avec quelques-unes de leurs sépultures. La chapelle qui est du côté opposé est de saint Jean-Baptiste, elle appartient à Messieurs de Ménard, seigneurs de Neuville. »

Détruite par la chute d'un avion anglais pendant la Seconde Guerre mondiale, l'église a été reconstruite dans les années 1950.

Le château

Jean d'Alesso (1513-1572), premier seigneur connu, était trésorier du connétable Anne de Montmorency (1492-1567) et conseiller du roi Charles IX (1559-1574).

En 1615, l'hôtel seigneurial se composait d'un grand corps de bâtiment, flanqué d'un pavillon couvert d'ardoise, avec une grande cour et un colombier à pied.

En 1690, Louis XIV (1638-1715) nommait le marquis d'Éragny, François d'Alesso († 1691), gouverneur général des îles d'Amérique. La même année, Jacques Bénigne Bossuet (1627-1704), évêque de Meaux et précepteur du dauphin, parrainait son fils avec Marie Anne de Bourbon (1666-1739), princesse douairière de Conti. L'enfant fut baptisé à l'abbaye de Maubuisson, avec la permission spéciale de l'abbesse Louise Hollandine de Bavière (1622-1709).

En 1731, l'hôtel proprement dit comprenait au rez-de-chaussée un vestibule, une salle des gardes, une chapelle, un office et une cuisine ; au premier étage, une salle et sept chambres et, au deuxième étage, deux chambres et un grenier. On entrait directement dans la cour du château par une porte-charretière doublée d'une porte cavalière (6, rue de Saint-Ouen-l'Aumône). À droite se trouvaient un fournil, deux celliers et un corps de bâtiment sur trois niveaux ; à gauche s'étendaient l'écurie, la bergerie et un hangar. Derrière l'hôtel, venait une autre cour avec deux granges et le colombier, puis le parc et les jardins clos de murs.

Bernardin, Désirée, Paul et Virginie

En 1804 à l'âge de 67 ans, le botaniste et romancier Jacques Henri Bernardin de Saint-Pierre (1737-1814) vint habiter l'ancien presbytère du village, avec sa seconde épouse Désirée de Pelleport et Paul et Virginie, ses enfants d'un premier lit.

La Ville d'Éragny a engagé la réhabilitation de cette maison du XVIIIe siècle dans le cadre d'un contrat régional financé par le Département, la Région et la Fondation du patrimoine. Les Amis du village d'Éragny, qui ont pris en charge la restauration de ses vitraux en 2004, y organisent des visites et des concerts. Le jardin est ouvert tous les jours de l'année.

Moulin à vent et tour du télégraphe

Le moulin à vent construit quelques années avant la Révolution fut démoli en 1841.

Avec celles de Cléry et de La Chapelle-en-Vexin, la tour du télégraphe appartenait à une ligne privée qui a relié Paris au Havre jusqu'en 1835.

En savoir plus

« Le crime d'Éragny : c'était un jour de Pâques en 1742 », par G. Escaffre. Vivre en Val-d'Oise, 62, 2000, p. 18-22.

« À la recherche des moulins à vent », par Jacqueline Briand et Françoise Waro. Vivre en Val-d'Oise, 63 et 64, 2000, p. 40-48 et p. 32-37.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch. Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 250-251.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf. Paris, Prault Père, 1755.

Le patrimoine des communes du Val-d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, 2 volumes illustrés (Le Patrimoine des communes de France).

Jardins en Val-d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard. Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 1993, p. 148-149.

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel. Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 16 pages illustrées.

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