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Archéologie & histoire de Courdimanche

Minute de la carte d'État-Major, feuille 17 au 1/10000 - 1818-1824. Voir l'image en grand Institut géographique national / Archives de la cartothèque Minute de la carte d'État-Major, feuille 17 au 1/10000 - 1818-1824.

En 1363, Raoul de Presles (1316-1382), juriste à la cour du roi Charles V (1338-1380), émit une hypothèse audacieuse en imaginant un « triangle sacré » formé par les collines de Court demanche, Mons Jovis (Montjavoult dans l'Oise) et Mons Mercurii (Montmartre à Paris). Selon lui, un temple voué à Apollon occupait la première, Jupiter était honoré sur la deuxième, la troisième était dédiée à Mercure, « le feu des sacrifices » étant visible « d'un sanctuaire à l'autre ».

Cette idée lui était sans doute venue quand le roi installa un système de défense avec des réseaux de signaux sur la frontière du Vexin. Cependant à Courdimanche, les archéologues n'ont jamais retrouvé aucune trace de ce prétendu sanctuaire antique.

Topographie

Le site, à 150 mètres d'altitude, domine le plateau du Vexin. La butte sur laquelle est construit le village est constituée de sables de Fontainebleau au-dessus d'une couche de marnes vertes au contact desquelles jaillissent des sources (La Petite Fontaine, les mares Saint-Martin, des Clos, du Parc, de Bicourt, des Prés de Fleury, aux Cannes, etc.). Les carrières et les marnières ont cessé d'être exploitées au début du XXe siècle.

Le vieil itinéraire reliant Pontoise à Meulan empruntait les rues de la Côte-des-Auges et des Écoles. Ouverte vers 1850, la grande route de Paris à Dieppe traversait la Seine à Poissy. Son tracé est repris par la rue Raymond-Berrivin et la départementale 38 vers La Villeneuve-Saint-Martin, la départementale 22 vers Boisemont.

Découvertes archéologiques

Des silex taillés au Paléolithique, puis au Néolithique ont été découverts au Poitronnier et à La Touffe. Plus récemment (2007), quelques tessons de céramique et des outils en silex du Néolithique récent ont été recueillis rue de Fleury.

En 1995, un site gaulois a été fouillé avant l'aménagement du boulevard V88 et de sa voie d'accès V67 : un vase peint en rouge dénotait une occupation du premier âge du Fer. Plusieurs fosses, fossés, silos et deux greniers sur poteaux s'inscrivaient dans le second âge du Fer. À La Touffe, de part et d'autre du boulevard des Chasseurs, deux bâtiments du début de notre ère étaient associés à des fosses et à des enclos fossoyés. Plus au sud, une importante bâtisse remontait au Haut Empire. Vers Boisemont, au Décret, des tessons de céramique commune, d'amphores et de sigillées, ont été attribués à la période gallo-romaine, entre le Ier siècle et le Ve siècle.

À l'extrémité ouest de la rue du Fief-à-Cavan, trois bâtiments associés à des fosses, des fossés et des séchoirs à grains ont été utilisés entre le début du Ier siècle et le IIIe siècle. Une construction en pans de bois et torchis sur solin de pierre, recouverte de tuiles, a été bâtie dans la seconde moitié du Ve siècle. Au siècle suivant, l'habitat consistait en quatre cabanes orientées est-ouest, dont les superficies variaient de 7 à 15 mètres carrés. Des poteaux de bois fichés directement en terre et calés avec des pierres soutenaient leur toit recouvert de chaume. Un fragment de creuset et des scories métalliques attestent le travail du cuivre ou du bronze. Un grenier sur pilotis et une fosse sont susceptibles d'appartenir à la même phase d'occupation.

En 2007, rue de Fleury, un denier d'argent émis à la fin du VIIe ou au début du VIIIe siècle a été découvert. À côté, une fosse longue de 2,60 mètres n'a pu être datée, la céramique allant de l'époque gallo-romaine aux XIIIe-XIVe siècles. Dans une autre fosse, des restes de coquilles d'huîtres perforées prouvent la fabrication de boutons en nacre aux XIXe-XXe siècles. Dans l'ancienne ferme Cavan (rue Charles-Cavan, dite de la Grande Ferme en 1812), les archéologues ont retrouvé quelques éclats de silex, un fragment de hache polie et surtout, deux revolvers fabriqués en 1856 et un thermomètre rangés dans une boîte en fer, près d'une boîte en bois contenant des balles de 11 millimètres.

La seigneurie

Courdimanche dépendait au Moyen Âge du bailliage seigneurial de Meulan, réuni au XVIe siècle au bailliage royal de Mantes.

Au XIIe siècle, le comte de Meulan offrit l'église dédiée à saint Martin à l'abbaye normande du Bec-Hellouin (Eure). À partir de 1160, la seigneurie fut tenue par les barons de Rosny.

En 1486, Philippe Fleuret Du Bois rendait hommage pour « le fief, terre et seigneurie de Courdimanche sis en la prévôté de Pontoise, consistant en un hôtel seigneurial, cour, jardin et colombier à pied joignant [...] d'un bout au chemin royal » plus un autre jardin attenant, des terres, des rentes, des droits de justice et la moitié des champarts. Le gibet s'élevait au sud-ouest du village près du chemin de Meulan.

Au début du XVIe siècle, deux autres familles possédaient des terres dans le terroir : les Rouvroy de Simon, cités de 1520 à 1608, et les de L'Isle, mentionnés à partir de 1482. Seigneur d'Andrésy, de Puiseux, de Boisemont et de Courdimanche, Claude de L'Isle fut grand louvetier de France jusqu'en 1606. Quatre-vingts ans plus tard, le cœur de François de L'Isle fut inhumé au bas des degrés du maître-autel de l'église.

En 1717, Charles François de Gars possédait les deux tiers de la seigneurie et Louis François de Blair, un tiers. Quand son fils Guillaume de Blair, conseiller d'État, intendant de la province d'Alsace, devint seigneur de Courdimanche, les revenus de la seigneurie était estimés à 2000 livres. En 1785, ses héritiers vendirent Boisemont et Courdimanche à Jean Baptiste Claude Dufour de Villeneuve, maître des requêtes et intendant du Berry, pour 372 000 livres.

Le village comptait alors une soixantaine de feux et la seigneurie était divisée entre la Grande Ferme, la Petite Ferme et la ferme de l'Audience. Beaucoup de familles possédaient une vache, des chèvres ou des moutons que le berger commun conduisait sur le parcours de l'Hautil. Le bétail occupait le sous-sol des maisons, les gens vivant à l'entresol. Les céréales étaient cultivées sur 1004 arpents, les bois en couvraient 42 et les prés 4.

La Touffe ou le Bois d'Aton, de la ferme gauloise à la villa gallo-romaine

Vue aérienne Voir l'image en grand SDAVO Vue aérienne prise vers le nord © G. MartinotSur les 18 hectares de la zone d'aménagement concerté, deux diagnostics réalisés par le Service départemental d'archéologie, ont révélé en 2008 et 2009 les vestiges d’une grande ferme de la fin de la période gauloise, remplacée par une vaste villa au début de l’empire romain.

Les vestiges les plus anciens découverts sont des silex du Néolithique et des poteries de l’âge du Bronze.

À l’époque gauloise, plusieurs fossés délimitaient un petit enclos d’habitation accolé à une grande cour destinée aux activités agricoles.

À la fin du Ier siècle de notre ère, les bâtiments élevés sur poteaux de bois ont laissé place à des constructions sur fondations en pierre dont le plan, classique pour la période gallo-romaine, s’étirait en longueur. L’occupation du site semble s’être arrêtée à la fin du IIIe siècle après J.-C.

Au nord, le chemin de Courcelles remonte sans doute à cette époque. Son dernier état, très bien conservé, remonte aux XVIIIe-XIXe siècles et présente une bande de roulement empierrée bordée de fossés.

En savoir plus

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch. Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 220-222.

Raoul de Presles et les origines de Paris, par Colette Beaune.

Le patrimoine des communes du Val-d'Oise, ouvrage collectif. Flohic Éditions, 1999. 2 volumes illustrés (Le Patrimoine des communes de France).

Briqueteries et tuileries disparues du Val-d'Oise, par Daniel Baduel. Saint-Martin-du-Tertre, Syndicat d'initiative, 2002, 298 pages illustrées.

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel. Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, 16 pages illustrées.

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