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Archéologie & histoire de Cormeilles-en-Parisis

Un nom évocateur du « cormier », sorbier cultivé pour ses fruits

Plan d'intendance de Cormeilles-en-ParisisVoir l'image en grand Plan d'intendance de Cormeilles-en-Parisis, 1785Cormeilles est cité en 697, dans une charte royale notifiant la cession de la forêt à l'abbaye d'Argenteuil. En 832, les prébendes des moines de Saint-Denis étaient assurées par les redevances de la villa de Cormilias. Le bourg s'est développé autour de l'église Saint-Martin, édifiée au XIIe siècle au-dessus d'un cimetière. Au Moyen Âge, l'abbaye du Val à Mériel y avait des plâtrières. À la fin du XVIIIe siècle, la paroisse englobait le hameau de La Frette et la pente sud des buttes versFranconville. L'activité dominante était la viticulture. En 1832, Pierre Étienne Lambert (1784-1836) ouvrit une carrière à plâtre. Au XXe siècle, la société Lambert Frères a diversifié ses activités avant d'être reprise par Placoplâtre.

Découvertes archéologiques

Les plus anciens vestiges - au moins cinq habitations circulaires du Néolithique ancien, équipées chacune de deux foyers - ont été découverts en 1890 aux Halluets, près de la gare. Ces niveaux préhistoriques se trouvaient sous une dizaine de sépultures d'adultes et d'enfants qui ont été attribuées à l'époque gallo-romaine en raison du mobilier retrouvé à proximité.

À La Croix-Caillouette, au-dessus de la carrière Lambert, les archéologues ont fouillé dans les années 1960 des portions de fossés protohistoriques et une fosse de l'âge du Fer. Trois autres fosses gauloises ont été dégagées en 2005 dans la zone d'aménagement concerté des Bois-Rochefort, de même qu'un fossé gallo-romain repéré sur plus de 300 mètres.

Au lieudit Les Fesses (impasse de Reims), entre 1975 et 1977, la construction d'un pavillon et d'une crèche a permis d'étudier deux bâtiments antiques abandonnés au IIIe siècle après J.-C. Le musée du Vieux-Cormeilles conserve les marches de plâtre d'un escalier de cette époque.

En 1847, l'élargissement de la rue du Fort a révélé un ensemble de sarcophages en plâtre et de sépultures en pleine terre correspondant à une nécropole mérovingienne. D'après une fouille récente (2002), la nécropole du Martray aurait pu être abandonnée au IXe siècle, au profit d'un cimetière découvert sous l'église dédiée à saint Martin. Édifié au XIIe siècle sur une crypte qui compense la pente du terrain, l'édifice est classé monument historique.

Pendant la guerre de Cent ans, la tour de l'église fut démolie pour éviter que les Anglais ne s'en servent comme refuge. Deux siècles plus tard, en pleine guerre de Religion (1577), Henri III (1551-1589) autorisa la construction d'une enceinte avec tours, fossés, boulevards d'artillerie, ponts-levis, et les portes Froidure et du Martray.

Des hôtels seigneuriaux

Au Moyen Âge, le bourg de Cormeilles appartenait à l'abbaye de Saint-Denis dont l'hôtel seigneurial était rue Gabriel-Péri. Elle avait droit de haute, moyenne et basse justice pour l'ensemble des terres groupées autour de sa prévôté ; l'auditoire et la prison s'élevaient place de l'Église. La châtellenie de Cormeilles regroupait cinq villages : Herblay, Pierrelaye, Montigny, La Frette et Franconville.

La demeure de Guy Patin (1601-1672), doyen de la faculté de médecine de Paris, fut incendiée pendant la Fronde. Le château attesté en 1679 au 30, rue Jean-Jaurès a abrité la maison de convalescence Béthanie avant de devenir le lycée d'enseignement professionnel Le Corbusier en 1974.

Au 9, rue Jean-Jaurès, le marquis Louis Le Peletier de Rosanbo (1690-1770), premier président du Parlement de Paris, avait en 1738 une maison comprenant un hôtel à deux corps de logis, avec chapelle, remise de carrosses, fournil et lavoir.

En 1742, l'abbé de Saint-Denis vendit à Claude Lamoral II (1685-1766), prince de Ligne et du Saint Empire, une propriété « devant la croix boissée du Martray » (place Prosper-Montagné) : « un bouge bas servait anciennement de chapelle » et trois jets d'eau jaillissaient dans les jardins ; au siècle suivant, le compositeur François Adrien Boïeldieu (1775-1834) s'y installa.

En 1750, La Châtaigneraie (1, rue de Franconville) comprenait bâtiment, cours, maison et cour de jardinier, potager en terrasse, parc et vignes. Enfin en 1776, naissait à l'hôtel de la Prévôté (68-74, rue Gabriel-Péri) Robert Aglaé Le Cauchoix (1776-1845), inventeur et fabricant d'instruments optiques.

Sur la butte de Cormeilles

L'étang et la Maison du Pêcheur bâtie sur pilotis dans les jardins du comte d'Albon (voir Franconville) se trouvaient sur la Montagne. Cette dernière a servi de poste d'observation à César François Cassini III de Thury (1714-1784) pour établir par triangulation géodésique la première carte topographique de la France.

Vers 1880, les autorités militaires y ont assis une partie des lignes de défense de la capitale. Du fort de Cormeilles, au nord, à la redoute de Franconville, au sud, six batteries furent installées là où tournaient jadis les moulins à vent.

Les Bois-Rochefort

Le projet de construction de la zone d'aménagement concerté (ZAC) Les Bois Rochefort au sud de la commune de Cormeilles-en-Parisis par l’Agence Foncière et Technique de la Région Parisienne (AFTRP) a été précédé d’un vaste programme de diagnostics archéologiques depuis 2004.

De 2004 à 2011, l'Institut national de recherches archéologiques préventives est intervenu à sept reprises aux Bois-Rochefort dans le cadre du développement de la ZAC des Bois-Rochefort. Voici un inventaire des différentes découvertes :

Les Bois-RochefortVoir l'image en grand SDAVO Les Bois-Rochefort

1. Quelques silex taillés et des poteries se rattachent à la culture de Villeneuve-Saint-Germain, au Néolithique ancien.

11a. Une fosse et deux fours remontent à la culture de Cerny, au Néolithique moyen.

2. Une couche sableuse de quelques centimètres d'épaisseur renfermait des tessons de céramique de la fin du IIIe siècle ou de la première moitié du IIe siècle avant J.-C. (période de La Tène). On note aussi une monnaie gauloise attribuée aux Sénons.

3. Un enclos fossoyé carré (78 mètres de côté) renfermait des bâtiments à ossature de bois de La Tène finale (120 à 50 avant J.-C.). Le fossé contenait une jatte fabriquée aux derniers temps de l'indépendance gauloise, des céramiques plus fines. et des ossements animaux (porc, capriné, cheval, cerf avec des morceaux non consommés d'un bœuf ). Des fragments de tôle, des scories et des culots proviennent de l'atelier d'un forgeron.

4/5/6/11b. Des trous de poteau, un fragment de bracelet ou de torque en bronze et une fosse datée par des céramiques contenue complètent les vestiges attribuables à la période gauloise.

7/8/9. Un fossé gallo-romain, aux parois évasées et à fond plat, a été suivi sur plus de 300 mètres. Son comblement comportait de la céramique des IIIe et IVe siècles et des monnaies, dont un dupondius — petite monnaie romaine de bronze ou de laiton — frappé sous Trajan (Rome, 98-117) et une imitation d'antoninianus au type Consecratio de l'empereur Claude II (270-280).

10. Un espace funéraire (50 x 20 mètres) a été utilisé entre le milieu du Ier siècle et le IVe siècle après J.-C.

11c. Des fossés contenaient de la céramique des Ier-IIIe siècle de notre ère, un fragment de meule à grain, des ossements de bœufs et de capriné, ainsi que le squelette partiel d'un chien.

  • Les Bois-Rochefort
  • Au Néolithique
  • Un riche habitat gaulois
  • Une nouvelle fouille aux Bois-Rochefort : menée début 2015 par l'Institut national de recherches archéologiques préventives, en collaboration avec le SDAVO, une fouille archéologique a permis de mettre au jour une découverte exceptionnelle : plus d'infos avec la Gazette du Val-d'Oise et Actu95.
Un riche habitat gaulois

En 2011, une fouille a été réalisé par la société EVEHA. Une première zone de 2000 m² a livré un ensemble funéraire comprenant une trentaine de sépultures individuelles datées de l'Antiquité. Certaines de ces tombes contenaient du mobilier funéraire, dont une peut être interprétée comme celle d'un dignitaire romain. Une seconde zone de plus de 4 hectares comprenait un enclos gaulois, englobant sept bâtiments sur poteaux. Plusieurs zones de rejets ont été identifiées, jalonnant le comblement du fossé. Parmi les monnaies, on remarque la présence d'un statère déposé lors de la fondation d'un bâtiment d'habitation. Cet établissement rural se distingue également par la production de pièces de dinanderie. Ces éléments montrent que ce lieu était probablement un établissement aristocratique.

Des sépultures néolithiques

Une sépulture du Néolithique moyenVoir l'image en grand SDAVO Une sépulture du Néolithique moyenEntre décembre 2014 et février 2015, une fouille a été réalisée préalablement à un aménagement urbain aux Bois Rochefort. L'Institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) et le Service départemental d'archéologie ont mis au jour sept sépultures datées du Néolithique moyen (5000 ans av. J.-C.). Elles semblent intégrées à une zone d'habitat marquée par des traces de combustion et de niveaux de sol, datées de la même époque. La rareté de ce type de vestiges dans le Val d'Oise confère à cette découverte un caractère exceptionnel pour ce territoire. Ces tombes recèlent donc les plus vieux « valdoisiens » que l'on ait pu dater. Des analyses approfondies sont en cours pour en savoir plus sur le mode d'inhumation, les maladies éventuelles, les objets qui accompagnaient les défunts.

En savoir plus

Histoire de Cormeilles-en-Parisis, par E. Delorme, Paris, Imprimerie P. Dupont, 1906, 272 pages.

Histoire de Cormeilles-en-Parisis, par René Berthieu, Gérard Ducœur et al., Paris, Agence régionale d'édition pour les municipalités, 1982, 271 pages illustrées (Histoire de notre ville).

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 216-217.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

La châtellenie de Montmorency des origines à 1328, aspects féodaux, sociaux et économiques, par Brigitte Bedos, Pontoise, Société historique et archéologique de Pontoise et du Vexin, 1980, 405 pages.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 149-169 (collection Le Patrimoine des communes de France).

Jardins en Val-d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val-d'Oise, 1993, p. 51-56.

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, atelier de restitution du patrimoine ethnologique, 16 pages illustrées.

Les arbres remarquables du Val-d'Oise, par Benoît Cerf, Annick Couffy, Michel Jourdheuil et Valérie Schlumberger, Paris, Dakota Éditions, 2005, p. 552.

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