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Archéologie & histoire de Bezons

Plan d'intendance de Bezons, 1783.Voir l'image en grand ADVO 25Fi 14 Plan d'intendance de Bezons, 1783.

L'existence d'un atelier monétaire à Bezons au VIIe siècle, induite par l'inscription Vezonno vico gravée sur une monnaie, est tout sauf certaine. La première mention du nom de Bezuns remonte à 1196, quand l'abbaye de Saint-Denis acquit le port.L'abbaye Saint-Martin de Pontoise possédait un moulin à tan donné vers 1150 par Thibault de Gisors. Le prieuré Saint-Martin-des-Champs de Paris percevait la dîme de la paroisse offerte vers 1185 par Bouchard IV de Montmorency.

Vers 1800, le Vieux Moulin à vent s'élevait rue Henri-Hervé et celui de la Rôtie, rue de Sartrouville, non loin du carrefour avec la rue Robespierre.

L'oratoire du Val-Notre-Dame, édifié au XIXe siècle rue Alphonse-Cornaille, est inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

Découvertes archéologiques

Les toponymes La Pierre-Percée et Les Pierres-Margote rappellent peut-être l'existence de dolmens néolithiques depuis longtemps abattus.

En 2007, près de la Seine, des sondages archéologiques ont été ouverts avant la construction de logements et l'aménagement d'une voirie sur l'ancien site industriel Alcatel. Les vestiges les plus anciens - remblais, sols, fosse, céramique - remontent à la période Bronze final/ Hallstatt. Une fosse a livré deux objets remarquables : un « jeton » d'environ 6 centimètres taillé dans un pot en terre cuite et un petit anneau ouvert en or d'1,5 centimètre de diamètre. Quelques tessons de poteries de la fin du IVe ou du début Ve siècle après J.-C. ont été recueillis dans une autre fosse aux parois durcies sous l'action du feu.

En 1990, des sondages réalisés à La Tête-de-Pont, avant la construction d'un centre commercial et d'un échangeur, ont mis au jour des traces remontant à la fin de l'âge du Fer et à l'Antiquité, ainsi que les vestiges de l'église Saint-Martin. Détruite pendant la seconde guerre mondiale, cette dernière a été rebâtie plus au nord, rue Édouard-Vaillant.

Sous la nef de l'ancienne église, des sarcophages en plâtre ont été attribués au haut Moyen Âge. De nombreuses sépultures avaient déjà été signalées dans les années 1930 le long du Vieux chemin de Saint-Germain à Argenteuil. Au 74, rue Édouard-Vaillant, deux coffrages en pierre contenaient, le premier un squelette associé à un fer de lance, le second un squelette féminin accompagné d'un bracelet et d'une fibule gauloise en bronze. Les sarcophages et les poteries découverts 400 mètres plus à l'est, rue Francis-de-Pressensé (stade Auguste-Delaune), sont mérovingiens.

Autour du fleuve

Au Moyen Âge, le Vieux Chemin de Saint-Germain à Argenteuil et le bac qui traversait la Seine faisaient du village un carrefour vers Paris, Poissy, Saint-Denis et Saint-Germain-en-Laye.

L'abbaye de Saint-Denis, qui tenait déjà le port, acheta en 1214 une île sur la Seine à un seigneur qui le tenait en arrière-fief de Mathieu II de Montmorency (vers 1174-1230). Autorisé par ordonnance royale à la fin du XVe siècle, le bac figure dans les revenus de l'abbaye avant que les Dames de Saint-Cyr ne deviennent seigneurs de la Prévôté de la Rivière de Seine. Le pont envisagé en 1621 ne fut construit qu'en 1811.

Une gravure de l'almanach de 1696 présente une perspective du village. Elle montre le ponceau franchissant le bras mort de la Seine, le clocher caractéristique de l'église, les hauts murs des propriétés bourgeoises, et au loin, la machine de Marly qui approvisionnait Versailles en eau et pour laquelle il fallut installer un pertuis, terreur et tombeau de nombreux mariniers jusqu'en 1839.

Des châteaux

Au XVIIe siècle, la demeure des Bazin qui tenaient la seigneurie depuis deux siècles faisait face à une vaste place qui s'étendait jusqu'au fleuve (à l'angle des rues de Pontoise et Émile-Zola). Au nord, borné par la croix Rouge et la croix Gaillard, son parc atteignait la route de Saint-Germain à Argenteuil (aujourd'hui rue Édouard-Vaillant). Claude Bazin (1617-1684), intendant du Languedoc, fut commissaire instructeur de l'affaire des Poisons (1676).

À l'ouest du village, là où s'élève le lycée Eugène-Ronceray, se trouvaient le château et le parc d'Antoine Joseph Dézallier d'Argenville (1680-1765), avocat au Parlement et secrétaire du roi. Grand amateur de jardins, il rédigea près de 550 articles pour l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Du côté d'Argenteuil, sur le quai de Seine, la ferme seigneuriale se faisait remarquer par l'ampleur de ses proportions et son énorme pigeonnier cylindrique dressé au milieu de la basse-cour.

La "Foire" de Bezons

Saint Fiacre était le second patron de la paroisse. À la fin du XVIIe siècle, sa fête jouissait d'un grand succès auprès des Parisiens qui se rendaient au bal le 30 août, masqués et déguisés. Dancourt (1661-1725) écrivit La Foirede Bezons, pièce en un acte donnée pour la première fois en août 1695 au Théâtre français et en octobre, Évariste Gherardi (vers 1662-1700) fit jouer le Retour de la foire de Bezons par les comédiens de l'Hôtel de Bourgogne. Joseph Parrocel (1646-1704), Jean-Baptiste Pater (1695-1736) et Gabriel de Saint-Aubin (1724-1780) la prirent pour sujet de tableaux.

En savoir plus

Bezons à travers les âges, par Albert Sérouille, avec une préface de Louis-Ferdinand Céline, Paris, Lorisse, 2001, 226 pages (nouvelle édition, Le Livre d'histoire).

Bezons du village à la ville, ouvrage collectif, Saint-Ouen-l'Aumône, Editions du Valhermeil, 1994, 339 pages illustrées.

Carte archéologique de la Gaule : le Val-d‘Oise, 95, ouvrage collectif dirigé par Monique Wabont, Franck Abert et Didier Vermeersch, Paris, Maison des sciences de l'homme, 2006, p. 184-185.

Histoire de la ville et du diocèse de Paris, par l'abbé Jean Lebeuf, Paris, Prault Père, 1755.

« La foire de Bezons », par Jean-Pierre Barlier, Le Vieil Argenteuil, bulletin de la société historique & archéologique d'Argenteuil et du Parisis, 40, 2008-2009, p. 89-104.

Le patrimoine des communes du Val d'Oise, ouvrage collectif, Flohic Éditions, 1999, volume 1, p. 113-121 (collection Le Patrimoine des communes de France).

Jardins en Val-d'Oise, par Annick Couffy, Laurent Lempereur et Geneviève Roche-Bernard, Cergy, Conseil général du Val d'Oise, 1993, p. 17.

L'or blanc : du gypse au plâtre, par Marie-Madeleine Canet et Isabelle Lhomel, Cergy-Pontoise, Conseil général du Val d'Oise, atelier de restitution du patrimoine ethnologique,16 pages illustrées.

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