Archéologie & histoire d'Attainville

L'église Saint-Martin

Voir l'image en grand SDAVO Une œuvre de Nicolas de Saint-Michel Classée monument historique le 11 décembre 1912. Propriété communale.

Saint-Martin dépendait du prieuré clunisien de Saint-Martin-des-Champs (Paris) depuis le milieu du XIIe siècle. Les Célestins ont remplacé le sanctuaire médiéval par une église Renaissance qui fut dédicacée en 1576. Elle abrite la pierre tombale d'Ydoine d'Attainville, morte en 1285. Son effigie gravée la représente les mains jointes, avec sa coiffe, sa longue robe et son manteau doublé de vair, sous une arcature trilobée accostée par deux anges ; à ses pieds repose un petit chien, symbole d'amour et de fidélité. L'inscription qui court tout autour de la dalle a permis de l'identifier.

Des sépultures du haut Moyen Âge ont été fouillées en 1861 aux abords de l’église Saint-Martin. En 1975, lors de l’aménagement de la place, le mobilier découvert permettait d’envisager une occupation gallo-romaine (IIIe-Ve siècles) qui n’a pas été confirmée par la fouille de 1996.

Vers 1570, les Célestins de Paris, seigneurs d’Attainville depuis 1386, confient à Nicolas de Saint-Michel (vers 1520 - vers 1590), maître maçon établi à Luzarches, la construction d’un nouvel édifice. En 1572, les paroissiens financent la nef. Le chœur est achevé en 1574, date inscrite sur la clef de voûte de la troisième travée.

L’église comprend un vaisseau central qui s’achève par une abside à cinq pans et qu’encadrent deux collatéraux fermés par un mur droit. Les trois travées du chœur et des bas-côtés, séparées par des doubleaux en arc brisé très ouverts, sont voûtés sur des croisées d’ogives dont les arcs retombent sur des piliers flanqués de quatre demi-colonnes. L’ordre architectural adopté est composite : chaque pilier est coiffé d’un entablement dorique supportant une colonnette engagée à chapiteau ionique. Dans la dernière travée du bas-côté sud, le vitrail des Litanies de la Vierge date de 1572. La nef, limitées aux deux travées occidentales, semble avoir été voûtée au début du XIXe siècle dans le style de la Renaissance. Le motif original des chapiteaux du chœur, postes affrontés encadrant une palmette, se retrouvent à l’extérieur, sur la corniche de la nef qui prolonge la frise de postes du chevet. Les contreforts, sommés d’entablements à métopes et triglyphes et de frontons cintrés portant des pots à feu, donnent une grande élégance à l’ensemble.

Un diagnostic archéologique avant le prolongement de l'A16
attainville diagnostic 2015Voir l'image en grand SDAVO Décapage à la pelle mécanique

Un diagnostic archéologique a été réalisé en juin 2015 au lieu-dit Le Trou Floquet sur les communes d'Attainville et Montsoult dans le Val-d'Oise, en prévision du prolongement de l'autoroute A16.

L'exploration des terrains a révélé très peu d'éléments, se résumant à huit vestiges lithiques dans trois horizons distincts du Pléistocène. Tous sont reliés à des occupations paléolithiques mais qu’il n’est pas possible de définir.

Des périodes modernes et contemporaines, deux fossés parcellaires et quatre marnières témoignent la fonction agricole du secteur jusqu'à nos jours.